COTE Marseille Provence n°119 mai/jun 2009
COTE Marseille Provence n°119 mai/jun 2009
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°119 de mai/jun 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 25,8 Mo

  • Dans ce numéro : génération 30 à 39.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÉCONOMIE 66 PORTRAIT Par Olivier-Jourdan Roulot Spécialiste du lighting design, il braque son projecteur sur le travail des architectes, pour mettre en valeur les espaces et les bâtiments. Ce jeune chef d’entreprise marseillais a fait le choix du sur-mesure et d’une offre pointue. Un pari gagnant. -/Jean Fleury, lighting design specialist, uses his skills to enhance the work of architects and to show off spaces and buildings to best advantage. The young Marseille company director opted for customised service and a highly specialised offering. A winning bet. I « l a créé un drôle d’animal : LM5P, c’est son nom. Derrière ce sigle mystérieux, lisez Le mouton à 5 pattes. Une extravagance que cette singulière créature, ni canard boiteux ni mouton suiveur, doit à son fondateur. Diplômé d’école de commerce (Montpellier), Jean Fleury s’est lancé dans l’aventure entrepreneuriale après avoir pas mal voyagé, travaillé dans la téléphonie mobile, les jeux vidéo et le design. « J’ai réfléchi à mon histoire avant de la commencer », commente-t-il. Son histoire, ce trentenaire qui partage des origines marseillaises et bourguignonnes la vit désormais sous les sunlights et les lux. « En clair, je suis éclairagiste », décrypte-t-il. Une activité qui n’a rien de simple, en dépit des apparences. Car si la lumière est une évidence pour la plupart d’entre nous - une pression sur un bouton et là voilà qui descend, comme une divine apparition -, l’activité se révèle d’une réelle complexité. Quand il s’agit par exemple d’équiper une salle technique pour IBM, d’installer des lèches murs pour un gymnase ou une série de plaques en inox dessinant une constellation zodiacale pour un centre commercial. Quelquesuns des derniers chantiers réalisés par Jean Fleury. Parmi ceux qui le préoccupent actuellement, on relève la livraison d’un tube lumineux d’une trentaine de mètres pour le château de la Buzine ou encore l’équipement de plateaux de bureaux sur le site des anciens abattoirs de Saint Louis. Récemment, sa société a remporté le marché des bureaux du futur Mucem de Ricciotti. « Quand les installateurs nous voient arriver, ils savent que ça va être compliqué et nous en veulent un peu », s’amuse-t-il, décontracté, en baskets, jean et haut de jogging. Avant de lancer un chantier, de savants calculs sont nécessaires. « Il s’agit d’apporter la lumière où on en a vraiment besoin », théorise-t-il. « L’œil est sensible aux variations et aux contrastes ». Définitivement dépassés, du coup, ces plateaux éclairés par des pavés crachant uniformément et de façon monocorde la même lumière. Tout ceci nécessite l’œil d’un pro. « Au-dessus d’une table de réunion », détaille-t-il, « il faut 5 ou 6 lux. Ce n’est pas nécessaire d’avoir la même puissance sur la photocopieuse installée dans un coin ». Parfois, le cahier des charges a des allures de casse-tête. Ainsi, quand il s’agit de concevoir l’éclairage d’un étal pour le poisson, qu’il faut rendre brillant et lumineux, tout en évitant que la glace fonde. Dans ce métier pointu, Jean Fleury revendique un regard décalé, impertinent et pointu, aux côtés des cabinets d’architecte et des bureaux d’étude avec lesquels il travaille majoritairement. En véritable force de proposition. « C’est un secteur dans lequel il y avait des généralistes et quelques spécialistes, mais qui manquait de conseil », reprend-il. « Il y avait un créneau à prendre ». Un pari que les faits confirment. La croissance et la demande sont au rendez-vous : après deux années d’exercice, le fameux Mouton à 5 pattes enregistre 1 million d’euros de chiffre d’affaires. Une fière allure, pour un drôle d’animal. mai-juin 2009 www.cotemagazine.com JEAN FLEURY EN PLEINE LUMIÈRE/IN THE LIMELIGHT C’est un secteur dans lequel il y avait des généralistes et quelques spécialistes, mais qui manquait de conseil. It's a sector where there were all-rounders, a few specialists and not enough consulting. There was a niche just waiting to be filled. He's created a strange beast. It's called LM5P – short for Le mouton à 5 pattes (the five-legged sheep), a name he dreamedup himself. A graduate of the Montpellier school of commerce, Jean Fleury setup in business after a good deal of travelling, working in mobile phones, video games and design. "I thought a lot about my business before I started," he says. Now, the business of this thirtysomething with roots half in Marseille and half in Burgundy is measured in lux, amps and angles. « In short l'm a lighting designer," he says. It's not such a simple job. Although light seems an obvious thing to most of us – press the switch and there it is − using it skilfully is quite a complicated business. Take for example two recent jobs he did : equipping a control room for IBM and installing a set of steel plates representing a constellation of the » zodiac for a shopping mall. Projects currently in hand include a thirty-metre tube light for the Château de la Buzine and the lighting for open-plan office space on the site of the former Saint Louis abattoir. His firmrecently won a contract for the offices in Rudi Ricciotti's future MUCEM. "When the contractors see us coming they know it's going to get complicated, and they rather resent it, » he says wryly. Before a job is taken on some serious calculations have to be made. "It's a matter of putting the light exactly where it's needed," he explains, "The eye is sensitive to variations and contrasts." And this requires the eye of a professional. "Above a conference table you need 5 or 6 lux. You don't need that much above a photocopier in a corner. » Sometimes the specifications look like a high-powered maths puzzle. For example, designing the lighting for a supermarket fish counter you want to showup the shiny brightness of the fish without generating enough heat to melt the ice. Jean Fleury − relaxed, in sneakers, jeans and jogging top − takes an offbeat, astutely impertinent view of his highly specialised job. Working mainly for architecture firms and design consultants, he has tremendous sales drive. « It's a sector where there were all-rounders, a few specialists and not enough consulting. There was a niche just waiting to be filled." A wager that proved correct : the demand was there and the business has grown. After two years in business, the famous fivelegged sheep is bringing home 1 million euros in annual sales. JM SORDELLO ET JF ROMERO PHOTOGRAPHES ASSOCIÉS
Florence Verra OBJECTIF CENTRE Si sa délégation a été soulagée de la responsabilité de la zone franche, l’adjointe au commerce, l’artisanat et aux relations avec les entreprises d’Avignon n’a pas eu le temps de s’ennuyer depuis son entrée en politique. Un choix que l’ancienne avocate, 39 ans, ne regrette pas même si, pour l’avenir, elle refuse de tirer des plans sur la comète. D’autant qu’elle a conservé un pied dans le monde économique, après la cession d’Urbaco, l’entreprise familiale : à la tête d’une société de services, elle est également membre du bureau de la chambre de commerce, en charge de l’international. Le mois dernier, elle a installé « le manager de commerce urbain » et finalise actuellement un plan d’actions, qui sera présenté cet été. Un chantier qui a nécessité plusieurs mois de préparation en amont avec les partenaires, pour relever le challenge de la redynamisation du centre-ville d’Avignon. CENTRAL CONCERNS Although she's no longer responsible for the free zone, Florence Verra, deputy mayor for commerce, the self-employed sector and relations with Avignon businesses, has had no time to get bored since she went into politics. It's a choice this 39-year-old former lawyer doesn't regret, though she's making no predictions for the future. Especially as she has kept one foot in the business world. The family firmUrbaco has been sold, but she is still director of a service company and on the executive committee of the Chamber of Commerce, in charge of international affairs. Last month she appointed the urban commerce manager and she's now finalising an action plan to be presented this summer. To takeup the challenge of rejuvenating the Avignon city centre. Djamel Agaoua (1) Florence Verra. (2) Christophe Lorenzi. (3) Djamel Agaoua. L’ÉTHIQUE EN PLUS Il a passé les quinze dernières années de sa vie à 100 à l’heure, au cœur du monde des affaires : huit ans à racheter des banques, marier des assurances ou restructurer des sociétés de télécoms pour le compte de cabinets internationaux de fusion-acquisition, puis sept années consacrées à sa propre boîte d’informatique. Ce centralien éprouve désormais le besoin de marquer une pause. Après avoir cédé l’ensemble des parts de sa société, il vient de quitter à 39 ans le poste de directeur financier qu’il occupait depuis. « Aujourd’hui, j’ai d’abord envie de pouponner dans le sud de la France », confie ce jeune papa, depuis sa maison de la Corniche, à Marseille, face à la mer. L’envie également de s’investir dans des projets qui ont du sens. Il le fait en parrainant Claire Nouvian, qu’il aide à financer son ONG pour la défense des océans et la sauvegarde des requins, et en parrainant un jeune entrepreneur de la banlieue parisienne qui veut permettre aux handicapés de vivre leurs rêves en assistant aux grands évènements sportifs et culturels internationaux. TÊTES D’AFFICHE/TOPPING THE BILL ETHICS AS WELL He's spent the past fifteen years of his life in the business world. After his degree from prestigious engineering school Ecole Centrale he spenteight years buying banks, merging insurance companies and downsizing telecom companies for international merger and acquisition firms. There followed seven years running his own IT company. After selling all his shares in the company he worked as chief financial officer, a post he's just quit at the age of 39. « What I most want now is to spend time with my children, here in the South of France, » the young father told us at his house on the Corniche in Marseille, overlooking the sea. And to invest in meaningful projects. He's sponsoring Claire Nouvian, helping her to finance her NGO to defend the oceans and protect sharks. He's also sponsoring a young entrepreneur from a housing estate outside Paris who wants to help disabled people realise their dreams of going to major international sports and culture events. Christophe Lorenzi Par Olivier-Jourdan Roulot Photos Christophe Billet NOUVELLE GARDE/NEW GUARD Politique ou entreprise, sphère privée ou publique, ils ont la trentaine, la tête dans le guidon, les mains dans le cambouis et le pied posé à fond sur l’accélérateur. Plus tout à fait des débutants, pas encore des seniors, ils ne font aucun complexe et foncent droit devant eux. Le pouvoir, ils le vivent et le pratiquent au quotidien. -/In politics or business, private sphere or public, they are all thirtysomething. No longer absolute beginners, not wrinklies yet, they've got over their hang-ups and are forging straight ahead. Power is something they live and practice daily. OBJECTIF CENTRE LA VEUVE ET L’ORPHELIN S’il fallait représenter son parcours par une ligne, elle serait faite de cassures brutales. La violence de la politique, il connaît mieux que personne. « Je sais comment ça marche », souffle-t-il, la peau tannée, au sujet de « ce truc à broyer les mecs qui réfléchissent ». Il est l’homme des réseaux. Ceux qu’il tisse pour le compte de Patrick Mennucci, dont il est le fidèle lieutenant. Il voit en son leader le seul responsable à avoir les épaules suffisamment larges à gauche pour s’asseoir un jour dans le fauteuil de maire de Marseille. « Le jour où il sera maire, j’arrête », lance-t-il dans un grand éclat de rire, en forme de boutade. D’ici là, à 37 ans, il se verrait bien passer une seconde écharpe d’élu, avec un mandat de conseiller régional - un terrain qu’il se prépare à investir l’année prochaine. Depuis qu’il est 1er adjoint à la mairie des 1er et 7ème arrondissements de Marseille, il assure s’éclater. Avoir retrouvé cette dimension militante qui lui manquait, lui qui confie « aimer défendre la veuve et l’orphelin ». WIDOWS AND ORPHANS He knows better than anyone how violent politics can be. « I know how it works," says the sun-tanned 37-year-old. He says it's designed to "crush anyone who does any thinking ». He's a networker. The network he's developing is for Patrick Mennucci, whose faithful lieutenant he is. He considers Mennucci the only leftwing Marseille politician with the necessary stature to be Mayor one day. « The day he's elected mayor, l'll stop," he says with a big laugh. In the meantime he'd like to be elected to another post, this time on the Regional Council, so he's preparing for next year's election campaign. He says that since he's been first deputy mayor for the 1st and 7th districts of Marseille, he's recovered the activist side of him that he was missing. mai-juin 2009 www.cotemagazine.com ÉCONOMY 67



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