COTE Marseille Provence n°118 avril 2009
COTE Marseille Provence n°118 avril 2009
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°118 de avril 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 23,6 Mo

  • Dans ce numéro : histoires d'eau dans la salle de bains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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URBAN JEAN-LOUIS LOSI Par Sylviane Casorla PROVENCE Pierre Tal-Coat, la quête de l’essentiel Pierre Tal-Coat, seeking the essence Ce n’est pas une rétrospective, il s’agit plutôt d’un parcours organisé par le musée Estrine qui, de Provence jusqu’en Normandie, nous entraîne sur les pas de Tal-Coat. De son vrai nom Pierre Jacob, Tal-Coat (1905-1985) est un Breton dans l’âme. Né dans le Finistère, il porte en lui l’envoûtement de traditions maintenues vivaces par un environnement où persistent légendes et rites celtiques. Cet ancrage fonde son rapport au monde qu’il va découvrir tout au long de son existence, au gré de ses cheminements, de ses rencontres. Il a vingt ans lorsqu’il s’installe à Paris et pratique divers métiers sans cesser de peindre et de dessiner. C’est en 1927, qu’il devient « Tal-Coat » (front de bois en breton), lorsque deux galeristes, Auguste Fabre et Henri Bénézit, enthousiasmés par son travail, lui proposent une première exposition. De 1926 à 1939 sa peinture s’inscrit dans une veine expressionniste avec, notamment, une série de portraits d’une ardente expressivité. Démobilisé en 1940, il se retrouve à Aix-en-Provence et découvre, ébloui mais déstabilisé, l’écrasante lumière du paysage provençal, « trop stable » à ses yeux de Breton. Dans cette étrange bâtisse qu’est Château Noir, hautlieu de la peinture cézanienne, il installe son atelier et dès ce moment s’impose à lui presque naturellement une nouvelle vision de la vie. Cette évolution se traduit par l’exaltation de la couleur et l’abandon presque complet de la figure jusque-là dominante, en faveur du paysage et de la nature morte. En jeu, le rapport du dessin et de la couleur. Impressions, sensations, mouvements captés dans l’urgence sont retranscrits dans des toiles traversées de signes, de vibrations. 1960, nouveau lieu de résidence, à Dormont cette fois, près de Giverny. Là, il approfondit encore, sa relation au paysage, à la nature, recherches qu’il poursuivra jusqu’à sa mort en 1985. Ses dernières peintures, placées sous le signe de l’épure et de l’intériorité, irradient : « ici, nulle somme visible… simplement le voile déchiré de l’instant. » Exposition jusqu’au 14 juin au Musée Estrine. 13210 Saint-Rémy de Provence. FOCUS les rendez-vous du mois/what to do this month Sans titre. 1984, huile sur toile, 46 x 55 cm, Collection particulière. Vols d'oiseaux passant par un reflet. 1965, huile sur toile, 122 x 196 cm, Collection particulière. It's not a retrospective that the Musée Estrine has organised but a trail that takes us from Provence to Normandy in the footsteps of Tal-Coat. Tal-Coat (1905-1985), real name Pierre Jacob, was Breton through and through. Born in Finistère, a region where Celtic rites and legends are stillalive and well, he had the enchantment of old traditions in his bones. These roots forged his relationship to the world he discovered through his lifelong wanderings and encounters. He was twenty when he settled in Paris, taking a variety of jobs while keepingup his drawing and painting. In 1927 gallery owners Auguste Fabre and Henri Bénézit, enthusiastic about his work, gave him his first exhibition. That was when he became Tal-Coat ("wooden brow" in Breton). From 1926 to 1939 his works were expressionist in style ; outstanding from this period is a series of scorchingly expressive portraits. Demobilised in 1940, he found himself in Aix-en-Provence along with many other artists and writers. He was dazzled and unsettled by the bright light of the Provençal landscape, "too constant" to his Breton eye, used to the ever-changing nuances of northern skies. He setup his studio in the called Château Noir, that strange building beloved of Paul Cézanne, and from that moment he acquired, almost naturally, unavoidably, a new vision of life. The change was reflected in his exaltation of colour and his almost complete switch from figure painting to landscapes and still lifes. The relationship between line and colour was a key theme, although he said "the question is not colour, but the relationships between colours". (1). Impressions, feelings, movements captured on-the-spot are retranscribed on canvases shot through with signs and vibrations. In 1960 he moved again, this time to Dormont in Normandy. There he explored even more deeply his relationship with landscape and nature, in a quest he pursued until his death in 1985. His last paintings are uncluttered, introspective, radiant : "here there is no visible total (…) simply the ripped veil of the instant". avril 2009 www.cotemagazine.com URBAN FOCUS 81



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