COTE Marseille Provence n°117 mars 2009
COTE Marseille Provence n°117 mars 2009
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°117 de mars 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 20,8 Mo

  • Dans ce numéro : gastronomie, les coquillages.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTRAIT OPTIMISTE 30
Elle aime les sensations fortes, veut que la vie trépide, le cœur en surrégime, battant la chamade à cent à l’heure. « J’aime quand c’est fort, quand ça fait mal, quand on se sent vivant », lance-t-elle au journaliste, bravache, comme un manifeste. Elle est la fille spirituelle des Rita Mitsouko et des Négresses vertes. Une cousine d’Arthur H (dont elle a assuré la première partie) ou de Tom Waits. On connaît pires parentés. Elle est parfaitement parisienne, vraie créature des boulevards, avec cette gouaille et ce look, mélange de populo et de sophistication, qui la rendent déjà indispensable à peine apparue sur le devant de la scène. Mais si c’est à Paname qu’elle a fait ses classes, la jolie môme a de solides attaches marseillaises, du côté de Cassis, où elle a passé toutes ses vacances, et de Martigues, où vit son grand-père. Derrière ses petites robes rétro, sa voix rauque, sa frange mutine, ses fleurs dans les cheveux, son petit minois effronté, son i-pod branché sur amplis (qui lui sert de groupe à lui seul), elle déroule un joyeux cabaret, plein de peps et de tonus. Avec des morceaux de bravoure qui témoignent d’un sacré sens de l’observation et d’une plume déjà bien aiguisée. Elle chante les vicissitudes de la vie à deux, l’amour vache ou l’histoire d’un homme maquillé « pour ressembler à une fille » et se faisant appeler mademoiselle. Elle réclame de l’amour « à en crever » et entreprend, témoignant d’un optimisme à toute épreuve, une méritoire et militante opération de réhabilitation du slow - le vrai, celui sur lequel on s’avançait autrefois, tremblant comme une feuille ou conquérant comme un matador. « On prétend volontiers que l’amour est un sentiment naïf, mais moi je pense qu’il n’y a que ça de vrai, se justifie-t-elle. Piaf ne chantait que ça. Mais pas que l’amour bête. Elle cherchait là où c’est compliqué. Moi, ce sont les paradoxes des rapports humains qui m’intéressent ». Si elle rêve de scène et de spectacles depuis son adolescence, elle ne se voyait pas en chanteuse sur l’affiche. La chanson est arrivée dans sa vie par effraction, elle qui se destinait au théâtre. Elle en parle comme d’un « accident heureux », étonnée du succès grandissant qu’elle rencontre : « moi qui n’ai pris ni cours de chant ni cours d’accordéon, je ne pensais pas que ça pouvait devenir mon métier. » Elle défend une chanson populaire, pointue mais pas élitiste, grand public mais pas petit bras. Entre branchitude et variété, elle a choisi de ne pas choisir, repoussant les termes d’un débat qui lui semblait mal posé. « Ça m’embêterait qu’on dise que je fais de la musique pour bobos », commente-t-elle du haut de ses 24 ans. « Mon désir, c’est être entendue par les autres. Et plus il est entendu, plus mon travail existe ». ZAZA FOURNIER UN AMOUR DE MÔME La pétillante Zaza revient avec son accordéon et sa musique de bastringues à Marseille, la ville de ses attaches familiales, à l’affiche du festival Avec le temps (1). Un ouragan de fraîcheur et de couleurs.-/Bubbly Zaza will be back in Marseille with her accordion and dance band music, for the Avec le temps festival. A whirlwind of colour and fresh energy. Par Olivier-Jourdan Roulot – Photo Faustine Cornette de Saint-Cyr THE KID WITH THE ACCORDION She likes strong sensations and life's vibrancy. « I like it when it's strong, when it hurts, when I feel l'm alive, » she told COTE. She's the spiritual daughter of Rita Mitsouko and the Négresses Vertes, musical cousin to Arthur H (she's been his support act) and Tom Waits. Sound family ties. She's perfectly Parisian, a creature of the boulevards, with that typical cheeky-humorous look that blends the plebeian with the sophisticated. It makes an instant impression when she walks onto the stage. But while she learned her trade on the pavements of Paris, this cocky kid also has Marseille connections − in Cassis where she spent all her holidays and in Martigues where her grandfather lives. In her little retro dress, with her impudent little face, hoarse voice and rebellious fringe, flowers in her hair and i-pod plugged into the amplifier (it's all she needs by way of a backing group) she rolls out a joyous, lively cabaret full of pep and sparkle. She sings of theups and downs of coupledom, tough love, or the story of a man who wears makeup "to look like a girl" and makes everyone call him Mademoiselle. She demands "to be loved to death" and − proof of her unfailing optimism − sets out with brave determination to rehabilitate the slow number. The real slow number, the one we danced to long ago, trembling like a leaf or swaggering like a matador. « People like to say love is a naïve sentiment, but I think it's the only thing that's true, » she says. « Piaf never sang of anything else. But not mindless love. She looked for the complicated side. What interests me is the paradoxes in human relationships. » Singing entered her life by the back door, at a time she was aiming for a theatrical career. She speaks of it as a "happy accident" and is astonished at her growing success : « Me ! Who never took any singing or accordion lessons and never imagined music could be my trade. » She champions popular song that is perceptive but not elitist. She sings for a wide audience but isn't afraid to take risks. She's chosen not to choose between new trends and classic French variety − because she thinks the terms of that debate are ill-placed. « I wouldn't like people to say that my music's for bobos, » says the voice of 24-year-old experience. « I want to be heard. The more people hear it, the more my work exists. » sand inside them. » (1). En plus de Zaza Fournier, on pourra écouter à l’Espace Julien (du 13 au 25 mars) La grande Sophie, Jean-Louis Murat, l’impeccable David Lafore, Pigalle, Abd Al Malik ou encore Thomas Fersen. mars 2009 www.cotemagazine.com PORTRAIT OPTIMIST 31



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