COTE For Paris Visitors n°30 oct/nov 2012
COTE For Paris Visitors n°30 oct/nov 2012
  • Prix facial : 6 €

  • Parution : n°30 de oct/nov 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 19,3 Mo

  • Dans ce numéro : escapade autour du Palais Royal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DÉCRYPTAGE Par Faustine Sappa 60 | OCTOBRE_NOVEMBRE 2012 - www.cotemagazine.com Y Generation Y : misunderstood GÉNÉRATION L’I N C O M P R I S E [Analysis] Olly - Fotolia.com
Julia Tissier et Myriam Levain n’ont pas encore tout à fait la trentaine. Elles sont journalistes et font partie de ce que les sociologues américains appellent « la génération Y ». Dans leur ouvrage, elles ont donc décidé de prendre la parole et de la donner également à tous les, afin de démonter les idées reçues, surtout véhiculées par la génération précédente, celle de leurs parents – lesX. « Il fallait bien que quelqu’un se charge de clouer le bec aigri à tous ceux qui reprochent aux jeunes d’être des boulets, individualistes, désabusés, indécis, insolents et dépendants des autres ! » Prétentieuses ? Loin de là. Plutôt optimistes même ! Avec, avant tout, l’envie de faire en sorte que tout le monde se comprenne. « Quelques mois après la sortie du livre, nous avons des demandes d’interview ou d’intervention, ce qui prouve qu’il existe un réel intérêt pour cette génération », indique Myriam Levain. Les jeunes femmes sont en effet devenues expertes en la matière. « Nous nous sommes rencontrées à la rédaction du magazine Be, qui s’adresse précisément aux 18-30 ans », souligne Julia Tissier. Journalistes « société », elles effectuaient un travail de veille constant sur ce sujet. « On entendait beaucoup de choses négatives qui ne correspondaient pas à ce que l’on vivait. L’enjeu de notre livre est de donner une vision plus juste de la jeunesse, même si nous avons pleinement conscience qu’il existe plusieurs jeunesses. » Et « pourquoi » ? Si la génération précédente est surnommée la générationX, le X symbolisant l’anonymat, le « no future », la génération sacrifiée, suite à la parution du roman éponyme de Douglas Coupland, il était logique que la génération suivante adopte la lettre suivante : le Y. Si on les appelle aussi les digital natives, les GenY, les Yers, ce Y a bien d’autres significations. En anglais, il se prononce « why ». Or, la question « pourquoi » est souvent celle qui revient dans la bouche des jeunes d’aujourd’hui. « Il existe une autre explication, mais que je ne trouve personnellement pas très pertinente, estime Julia Tissier. Le Y symboliserait le fil des écouteurs qui semblent être greffés en permanence à nos oreilles ! » Une génération branchée, férue de nouvelles technologies et baignant dans le Web avec lequel elle entretient une relation nettement plus intuitive que ses aînés. Nés une souris à la main Les Y savent utiliser les réseaux sociaux, tels Facebook ou Twitter, là où les X n’y voient qu’une perte de temps. Ces jeunes ne sont plus les enfants de la télé, mais bien ceux d’Internet. Un outil dont ils usent et parfois abusent, créant de nouvelles relations entre eux et leurs futurs employeurs par exemple. En caricaturant, on pourrait dire qu’aujourd’hui, ils sont d’abord « amis » sur Facebook avec les patrons des entreprises qu’ils convoitent. « Nous sommes une génération un chouïa désenchantée, qui n’a pas été bercée par de douces illusions, précise Julia Tissier. On n’a pas découvert à 25 ans que cela allait être difficile. La plupart du temps surdiplômés, nous sommes tous passés ou presque par des stages non ou peu rémunérés. Entre la fin des études et le premier CDI, dont l’âge moyen d’obtention est aujourd’hui de 28 ans, on vit, sans surprise, une longue période de précarité qui n’existait pas auparavant. » De grands enfants D’ailleurs, pour eux, le sacro-saint CDI n’est plus ce qu’il était. « On sait que, contrairement à nos parents, nous exercerons plusieurs métiers dans notre vie. » Plusieurs boulots qui transforment en atout cette polyvalence forcée. « Nous nous sommes adaptés à cette nouvelle donne, sur fond de crise économique et sociale. » Dans La Génération Y par elle-même*, deux jeunes journalistes ont décidé de combattre les clichés qui collent à la peau des 18-30 ans. Mise au point. -/In La Generation Y par ellemême* (Generation Y in its own words), two young journalists challenge the common clichés about today’s 18-30-year-olds. Y GEN -/Journalists Julia Tissier and Myriam Levain, not yet 30, belong to what American sociologists call Generation Y. In their book they set out to speak for all their peers and dismantle the stereotypes they’re weary of hearing. « Someone had to take it on themselves to silence all those accusations that the young are millstones, individualists, disenchanted, undecided, insolent and dependent on others ! » They’re optimistic : they just want everyone to understand each other. « A few months after the book came out we were asked to speak and give interviews, which shows that people are interested, « says Myriam Levain. In fact the pair have become experts on the subject. As society journalists at Be, a magazine for the 18-30 age group, they were monitoring the subject closely. « We heard so many negative things that didn’t match our experience. Our book is meant to give a fairer view of young people, although we’re wellaware that there are different kinds of young people. » Why Y ? Generation X got its name from Douglas Coupland’s eponymous novel. The X symbolised anonymity, ‘no future’, the sacrificed generation. Logically, the next generation adopted the next letter of the alphabet. But the Y of GenY has many other meanings, and Y is also Why. The « Why » generation has a lot of questions to ask. « There’s another explanation I find particularly relevant, » says Julia Tissier. « The Y could represent the forked earpiece leads we always seem to have hanging round our faces ! » A plugged-in generation, devoted to new technologies, immersed in the Web, with which it has a much more intuitive relationship than its elders. The digital natives. Born with a mouse in one hand Ys are adept at Facebook and Twitter while the Xs think social networking is a waste of time. Rather than TV, the Ys grewup with the Internet. It’s a tool they use and sometimes abuse, creating new relations with their future employers, for example. You could say, www.cotemagazine.com - OCTOBRE_NOVEMBRE 2012 | 61



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