COTE For Paris Visitors n°27 avr/mai 2012
COTE For Paris Visitors n°27 avr/mai 2012
  • Prix facial : 6 €

  • Parution : n°27 de avr/mai 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 13,7 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Juliette Binoche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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WHAT'S ON URBAN 90 URBAN Par Mireille Sartore Philippe Katerine, Square Robert Schumann, aquarelle sur papier, 2012. Inclassables et – heureusement – incontrôlables, Philippe Katerine et Joel-Peter Witkin, s’expriment dans deux expositions capitales. -/Unclassifiable and – luckily – uncontrollable, Philippe Katerine and Joel-Peter Witkin will blow a few minds with these two exhibitions. C’est parce que « Philippe Katerine n’a pas fini d’être libre » qu’Elsa Janssen, directrice de la Galerie des Galeries, l’a retenu pour étrenner son nouveau cycle « Carte Blanche ». Plutôt que chef d’orchestre dirigeant des artistes de son goût, le chanteur à « humour stratosphérique » a plutôt choisi de faire cavalier seul. Un risque ? Surtout un rêve concrétisé pour ce fervent supporter des arts, abordés régulièrement dans son parcours – la vidéo avec Pierrick Sorin, la danse avec Mathilde Monnier, les arts graphiques avec Mrzyk & Moriceau. Et puis, le dessin. Le dessin comme matière première, comme sujet sensible, comme support défoulatoire. « Katerine a dessiné nuit et jour, durant six mois », nous confie Elsa Janssen pour aboutir à sa première exposition « Comme un ananas, j’ai passé ma vie à moitié en tranche, à moitié entier » à voir jusqu’au 2 juin 2012. L’imprévisible bonhomme qui avait déjà procédé à une « délirante introspection » dans un journal graphique – Doublez votre mémoire paru en 2007 – prolonge son observation du monde dans un « parcours initiatique, où le visiteur traverse plusieurs salles comme autant d’univers mental, sensoriel et musical. » Au bout du compte, c’est « un portrait de l’artiste qui apparaît, miroir de chacun d’entre nous. » Une bonne surprise car le trait de Katerine s’est affirmé avec le temps, tout comme s’illustre sa verve poétique, son côté « décalé-sans-brutalité » et sa nostalgie de bon goût. Eros, Thanatos et le Sacré Dans un autre genre, mais tout aussi « dingue » que Katerine, Joel-Peter Witkin poursuit sa quête, quotidienne et obsessionnelle, d’une beauté différente, grandiloquente, paroxystique. Artiste total lui aussi, le photographe américain mène une réflexion sur la représentation du corps théâtralisée, où se côtoient Eros, Thanatos et le Sacré. Jusqu’au 1 er juillet, Witkin est l’invité de la BnF et de la galerie Baudoin Lebon qui le représente sur le territoire français. Parallèlement aux œuvres récentes présentées jusqu’au 19 mai dans la galerie, le site de la BnF-Richelieu propose un dialogue entre quatre-vingt-une photos de Witkin et quarante-cinq gravures précieuses choisies par l’artiste lui-même dans le département des Estampes et de la Photographie du musée. avril-mai 2012 www.cotemagazine.com JOEL-PETER WITKIN/COURTESY GALERIE BAUDOIN-LEBON PARIS Joel-Peter Witkin, Autoportrait, évocation du portrait en vanité, Nouveau-Mexique. Doux dingues… -/Crazy CULTURE la sélection de COTE/COTE’s selection MICHEL URTADO/BNF DÉPARTEMENT DES ESTAMPES ET DE LA PHOTOGRAPHIE Joel-Peter Witkin, Portrait de Nan, 1984. -/"Philippe Katerine is not yet done with being free" says Elsa Janssen, Director of the Galeries Lafayette cultural centre Galerie des Galeries. That's why she chose him to start the new series of Carte Blanche shows at the Galerie. Rather than introduce a selection of artists of his choice, the idiosyncratic singer is going it alone. Not an impossible challenge, more a dream come true for this fervent supporter of the arts who's often worked with others in different fields (video with Pierrick Sorin, dance with Mathilde Monnier, visual arts with Mrzyk & Moriceau). And he does draw, treating drawing as raw material, subject and as a means to let it all out. Elsa Janssen told us "Katerine drew day and night for six months" to prepare for his first exhibition. "Like a pineapple, I spend my life half whole, half in slices," says this unpredictable personage, who had already indulged in "delirious introspection" in a graphic diary published in 2007. In this show he continues his observation of the world in a "journey of initiation where the visitor walks through several galleries, each one a different mental, sensory and musical world." At the end of the line "a portrait of the artist emerges, mirroring each one of us". Eros, Thanatos and the Sacred Another total artist, quite different in style but equally crazy : American photographer Joel-Peter Witkin pursues his daily, obsessive quest for a different kind of beauty, grandiloquent and paroxysmal. Witkin (born 1939) reflects here on the dramatised representation of the body, allying Eros, Thanatos and the Sacred. Witkin is guest artist at Bibliothèque National de France (BnF) and the Baudoin-Lebon gallery, his agent in France. The gallery is showing recent works until 19 May, while until 1 July the BnF-Richelieu site offers a dialogue between 81 photographs by Witkin and 45 precious engravings by Dürer, Goya, Ensor, Picasso, Rops etc., chosen by the artist himself from the museum's photography and engravings collection. Galerie des Galeries, 1 er étage des Galeries Lafayette Haussmann, Paris 9 e Du mardi au samedi, de 11 heures à 19 heures. Galerie Baudoin Lebon, 8 rue Charles-François Dupuis, Paris 3 e BnF-Richelieu, 5 rue Vivienne, Paris 2 e
THEATRE NATIONAL DE NICE URBAN PARIS Par Olivier Marro Daniel Benoin, signe l’adaptation de Whatever Works. Adaptation, le mot est faible quand il s’agit de transposer à la scène l’univers du célèbre réalisateur juif new-yorkais. Un exercice toujours périlleux dont Daniel Benoin s’est fait le chantre inspiré depuis Festen jusqu’à Faces de Cassavetes. « C’est un juste retour des choses. Avant-guerre c’est le théâtre qui offrait la plupart des sujets au cinéma ». Mais cette fois, pour celui qui navigue entre ces deux disciplines et se vit d’abord refuser l’adaptation de Coups de feu sur Broadway, ce fut une triple gageure : « Il a fallu déplacer à Paris l’environnement si cher à l’auteur de Manhattan. Ensuite, considérant l’importance de la rhétorique chez Woody Allen, la réécriture des dialogues fut un véritable travail d’orfèvre. Enfin, parce que pour la première fois je m’attaquais à une comédie. Avec le drame, on peut prendre des libertés, mais dans la comédie, le texte est tellement induit par les situations qu’il est difficile de s’écarter du canevas ». Un intellectuel, une ravissante idiote, une mère libérée Après six versions écrites, un écueil restait encore à contourner : « Comment éviter le naturalisme boulevardier ? » D’autant qu’avec Whatever Works sorti en 2009, Woody Allen renoue avec la comédie existentielle de sa période « Manhattan ». Une peinture de mœurs ou le cocasse le dispute à l’ulcère. Il convoque à nouveau son alter ego misanthrope, misogyne, hypocondriaque. Un anti-héros interprété à l’écran par Larry David et, pour cette production du TNN, par Michel Boujenah. « J’avais fait remonter Michel sur les planches en 2009, après 20 ans d’absence. Il s’est imposé d’emblée pour jouer Maurice (Boris dans le film NDLR), cet intellectuel sexagénaire qui a tout raté, le prix Nobel, son mariage, son suicide, mais va redécouvrir en même temps que l’amour – via une jeune provinciale naïve – une nouvelle stratégie de vie ». Après tout, si ça marche… marque en effet la fin d’un idéalisme stérile, pour faire l’éloge revivifiant du provisoire et du hasard, une sorte de résilience, de retour à l’optimisme ! Et si l’on a pu qualifier l’œuvre du réalisateur de « feel good movie », l’adaptation théâtrale n’engendre pas la mélancolie avec un Michel Boujenah transfiguré aux côtés de Cristiana Reali et de Nora Arnezeder (Mélodie), celle par qui tout arrive. avril-mai 2012 www.cotemagazine.com A. HANEL « Après tout, si ça marche… » Whatever Worksonstage CULTURE la sélection de COTE/COTE’s selection Nora Arnezeder (Mélodie) et Michel Boujenah (Maurice) plongés dans l’univers de Woody Allen. Adapter pour les planches un film de Woody Allen, le pari était osé ! Daniel Benoin, directeur du Théâtre National de Nice, l’a fait. Une performance à découvrir au Théâtre Marigny. -/Adapting a Woody Allen film for the stage is quite a challenge, but Daniel Benoin, Director of the Théâtre National de Nice, has done it. Après tout, si ça marche runs from 17 April to end June at the Théâtre Marigny. -/ « Adaptation » is an understatement when it comes to transposing Woody Allen’s cinematic world to the stage. But Daniel Benoin is already a dab hand at adaptation, from Vinterberg’s Festen to Cassavetes Faces. « It’s poetic justice. Before the war, cinema got most of its subjects from the theatre. » This time round it’s a triple challenge. « It meant transposing Allen’s whole Manhattan world to Paris. And given the importance of rhetoric in his films, writing the dialogues was a huge challenge. It’s also the first time I’ve tried my hand at comedy. You can take liberties with drama but with comedy the text is so tied to the situations you can’t stray too far. After going through six drafts there was stilla stumbling block : how to avoid light-comedy naturalism ? Especially since with Whatever Works, which came out in 2009, Woody Allen goes back to the existential comedy of his Manhattan period. A comedy of manners, comical and the wry. It’s also a return to Allen’s misanthropic, misogynistic, hypochondriac alter ego, played in the film by Larry David and for this stage production by Michel Boujenah. « I brought Michel back to the stage in 2009, after a 20-year absence. He was the obvious choice to play Maurice, the 60-year-old intellectual who’s failed in everything – the Noble prize, marriage and suicide – but who rediscovers love and a new life strategy when he meets an innocent young girl from the provinces. » Whatever Works is a feel-good movie celebrating change and resilience. And Après tout, si ça marche is certainly no downer, with a transfigured Michel Boujenah alongside Cristiana Reali and Nora Arnezeder as Mélodie, the girl whose arrival changes everything. Du 17 avril au 23 juin. Théâtre Marigny, Carré Marigny, Paris 8 e www.theatremarigny.fr WHAT'S ON URBAN 91



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