COTE For Paris Visitors n°23 septembre 2011
COTE For Paris Visitors n°23 septembre 2011
  • Prix facial : 6 €

  • Parution : n°23 de septembre 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (238 x 298) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : Only Watch, la vente aux enchères caritative.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 68 - 69  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
68 69
FRENCH TOUCH HORLOGERIE 68 septembre 2011 www.cotemagazine.com Pequignet LA RENAISSANCE DE L’HORLOGERIE FRANÇAISE -/FRENCH WATCHMAKING'S REBIRTH La Rue Royale, élue « Montre de l’année » FACE À LA SUPRÉMATIE DU SWISS MADE, PEQUIGNET A DÉVELOPPÉ UN CALIBRE ENTIÈREMENT CONÇU, CONTRÔLÉ ET ASSEMBLÉ DANS SES LABORATOIRES DU JURA. ÉTAT DES LIEUX D’UNE MAI- SON FAMILIALE, INDÉPENDANTE ET ARTISANALE. -/IN THE FACE OF SWISS SUPREMACY, PEQUIGNET HAS DEVELOPED A CALIBRE DESIGNED, TESTED AND ASSEMBLED ENTIRELY IN ITS JURA LABORATO- RIES. CLOSE-UP OF AN INDEPENDENT FAMILY FIRM OF ARTISANS. Par Julie de los Rios D.R.
F ondée sur le versant français du Jura horloger en 1973 par Émile Pequignet, puis cédée à Didier Leibundgut en 2004, la manufacture française, longtemps connue pour ses élégantes montres féminines à bracelet interchangeable, a récemment pris son envol en développant son propre mouvement, le Calibre Royal. Un essor confirmé en juin dernier : Pequignet Manufacture a reçu le prix de la « Montre de l’année » décerné par le célèbre magazine horloger néerlandais 00/24, pour son modèle Rue Royale. Une récompense amplement méritée. La montre est équipée du Calibre Royal, qui incarne à lui seul la renaissance de la haute horlogerie française. Présenté au Salon mondial de l’horlogerie de Bâle, ce mouvement intègre toutes les complications. « Le Calibre Royal est totalement innovant : 279 plans industriels, 318composants, dont 316 signés Pequignet Manufacture, plus de 20000 cotes, 150outillages ou matrices de fabrication… Il a fallu rénover les ateliers de l’entreprise du sol au plafond, installer les plus hautes technologies dans les laboratoires ainsi que dans les ateliers, embaucher du nouveau personnel, assurer la gestion de la fabrication des composants… C’est un travail de titan, réalisé par une petite entreprise familiale, indépendante et artisanale, cependant constituée d’une équipe animée par la passion et la compétence » explique le président, Didier Leibundgut. Et cet homme sait de quoi il parle. « Mon grand-père, Charles Leibundgut, a fondé en 1920 à Morteau une manufacture d’horlogerie familiale du nom de Rectius Hora. Mon père assurait la direction de la société quand elle a été balayée en 1975 par la grande vague du quartz. Ma famille a été ruinée et la maison de mon enfance vendue… Mais j’ai gardé au plus profond de moi-même des souvenirs d’une enfance heureuse, dans un pays horloger de Cocagne… » Aujourd’hui, cette consécration sonne comme la réalisation d’un rêve d’enfant mais aussi un retour aux sources. UN « JARDIN À LA FRANÇAISE » « L’horlogerie de luxe est née en France et l’a quittée en 1685, suite à un acte d’ostracisme religieux idiot décidé par Louis XIV. Mais l’âme de l’horlogerie est toujours française, trois siècles plus tard, commente Didier Leibundgut. Pour preuve, la qualité des 10lycées horlogers français et les 17000horlogers de l’Hexagone qui passent la frontière tous les jours… Si l’âme est restée française, il n’y avait plus d’incarnation ! » Rendre à la France ce qui lui appartient : un défi relevé haut la main par la petite entreprise symbolisée… par une fleur de lys ! Avec un désir d’indépendance, une passion laissée en héritage et un amour du terroir, Pequignet a réussi à redonner à l’horlogerie française ses lettres de noblesse. « Je crois aux valeurs des traditions, des héritages, des savoir-faire, des raisons d’être. Je crois aussi à la valeur de l’entrepreneuriat familial, indépendant et à taille humaine. Et puis, c’est vrai, j’aime la Franche-Comté et j’aime mon pays. » Dans les locaux de la vallée règne l’esprit de famille. « Chaque employé de l’entreprise participe au projet à son niveau. Mes deux enfants sont intervenus sur les marchés, ce qui m’a permis d’avoir davantage de temps pour mener à bien ce projet stratégique. Le directeur industriel, Philippe Blanchot, a fait preuve de tous les talents, de toutes les intelligences et d’une loyauté sans faille. Quant aux deux ingénieurs et maîtres horlogers, Huy van Tran et Ludovic Perez, ils sont réellement exceptionnels. » Mais la manufacture, devenue garante de la French touch dans le domaine horloger, va-t-elle s’arrêter dans un si bel élan ? Absolument pas ! Face au succès du Calibre Royal, déjà surnommé par les Japonais « le Jardin à la française », Didier Leibundgut compte bien développer d’autres mouvements. D.R. Didier Leibundgut, à la tête de Pequignet Manufacture depuis 2004. -/Founded on the French slopes of the Jura watchmaking region in 1973 by Emile Pequignet then bought by Didier Leibundgut in 2004, the French manufacture long known for its elegant women's watches with interchangeable straps has recentlyupped the ante by developing its own movement, the Calibre Royal. This new lease of life was underlined in June when Pequignet Manufacture won the Watch of the Year prize, awarded by the well-known Dutch timewear magazine 00/24, for its Rue Royale model. A well-deserved accolade since this watch is powered by the Calibre Royal, which alone embodies the rebirth of French fine watchmaking. This movement unveiled at Baselworld incorporates every complication. "The Calibre Royal is a genuine innovation : 279 technical drawings, 318 components, 316 of which are from Pequignet Manufacture, more than 20,000 measurements and 150 tools or matrices for production. We had to renovate our workshops from top to bottom, install the most advanced technology in the laboratories and workshops, take on new staff, manage the component production and so on. A Herculean task accomplished by a small, independent, family firmof artisans, fortunately with a staff driven by passion and skill," explains chairman Didier Leibundgut. The man knows what he's talking about. "My grandfather, Charles Leibundgut, founded a family watchmaking firmcalled Rectius Hora in Morteau in 1920. In 1975, when my father was running it, it went under because of the big quartz vogue. My family was ruined and my childhood home sold. But deep down inside I conserved memories of a happy childhood in an ideal watchmaking world." So Pequignet's new-found recognition has everything of a childhood dream come true but also a return to roots. A "FRENCH GARDEN" "Luxury watchmaking was born in France but left it in 1685 because of a stupid act of religious ostracism perpetrated by Louis XIV. But three centuries later watchmaking's soul is still French," insists Didier Leibundgut. "That's proved by the quality of France's 10 horology schools and of its 17,000watchmakers who cross the border every day. But although its soul is still French, it wasn't reincarnating ! " To restore to France what was its by right, a challenge brilliantly pulled off by a small firmwhose symbol is... a fleur-de-lys ! "I believein tradition, heritage, knowhow, raisons d’être. I also believein independent family enterprise on a human scale. And yes, I love the Franche-Comté region and I love my country." There's a palpable feeling of solidarity in the valley premises. "Every employee plays a part in the project at their own level. My two children took on the markets, which left me more time to see this strategic project through. Our industrial manager, Philippe Blanchot, has proved himself immensely talented and intelligent plus unwaveringly loyal. As for our two engineers and master watchmakers, Huy van Tran and Ludovic Perez, they are truly exceptional." So is the manufacture, now guarantor of the French Touch in watchmaking, going to rest on its laurels ? No way ! Given the success of the Calibre Royal, which the Japanese have nicknamed"the French garden", Didier Leibundgut most certainly intends to develop other movements. septembre 2011 www.cotemagazine.com FRENCH TOUCH WATCHMAKING 69



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 1COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 2-3COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 4-5COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 6-7COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 8-9COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 10-11COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 12-13COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 14-15COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 16-17COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 18-19COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 20-21COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 22-23COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 24-25COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 26-27COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 28-29COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 30-31COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 32-33COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 34-35COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 36-37COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 38-39COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 40-41COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 42-43COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 44-45COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 46-47COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 48-49COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 50-51COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 52-53COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 54-55COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 56-57COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 58-59COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 60-61COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 62-63COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 64-65COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 66-67COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 68-69COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 70-71COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 72-73COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 74-75COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 76-77COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 78-79COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 80-81COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 82-83COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 84-85COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 86-87COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 88-89COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 90-91COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 92-93COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 94-95COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 96-97COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 98-99COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 100-101COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 102-103COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 104-105COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 106-107COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 108-109COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 110-111COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 112-113COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 114-115COTE For Paris Visitors numéro 23 septembre 2011 Page 116