COTE For Paris Visitors n°17 septembre 2010
COTE For Paris Visitors n°17 septembre 2010
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°17 de septembre 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 102

  • Taille du fichier PDF : 13,6 Mo

  • Dans ce numéro : Galliano le magnifique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MODE PORTRAIT 62 collections légèrement décadentes, subtilement révolutionnaires. En 1995, il le nomme à la direction artistique de Givenchy. C’est la première fois qu’un Anglais prend la tête d’une maison de couture française depuis l’Ancien Régime. Autre coup de théâtre : en 1996, il est promu directeur créatif des collections de Dior. Il livre sa vision du New Look pour la première fois, le 21 janvier 1997, lors du cinquantième anniversaire de la maison. En 1999, il se retrouve à la tête de l’ensemble des collections : ligne féminine, maroquinerie, chaussures, lingerie incluse et s’occupe également de l’image de la marque. « Galliano a réinventé Dior, transformant la maison en une marque globale pointue, et en la plus intrépide machine de création de la mode internationale », notera le Time Magazine en 2004. Le chiffre d’affaires de la maison a d’ailleurs plus que triplé depuis l’arrivée du « corsaire anglais ». Un succès fulgurant qui s’explique par son talent mais aussi par son ouverture d’esprit. LʼInde, Matrix et le Crazy Horse… Né d’un père italien et d’une mère espagnole à Gibraltar, John Galliano a grandi à Londres avec ses deux sœurs Immaculate et Maria Rosa. Ce mélange de cultures fait partie intégrante de sa créativité et de son attitude. Il suffit de le regarder avec ses dreadlocks de rasta et sa fine moustache de séducteur italien, ses pantalons de corsaire et ses gilets de dandy portés à même la peau. Ses inspirations sont historiques, ethniques, multiculturelles. « La curiosité est la chose la plus importante » a-t-il déclaré après un défilé… Une soif de l’autre évidente dans ses collections pour Dior. Dès sa deuxième collaboration, le créateur fait défiler une Mata Hari sur le podium dans une ambiance Belle Epoque, Art Nouveau. Depuis, on a vu naître de son imaginaire de nombreuses héroïnes des temps modernes, inspirées de celles du passé ou de lointaines contrées. Des tableaux aux influences variées : Orient- Express, Tudor, Médicis et Pocahantas en 1998, Matrix en 1999, Freud et Fellini en 2000, Wonder Woman ou Barbie au Tibet en 2001, l’art russe et Marlene Dietrich au Mexique en 2002, la Chine, l’Inde et le Crazy Horse en 2003, l’Egypte en 2004, Edie Sedgwick et l’Impératrice Joséphine en 2005, Botticelli et Leonard de Vinci en 2006. Pour célébrer les 60 ans de Dior et sa première décennie dans la maison, John Galliano nous invite en 2007 au « Bal des Artistes » où les âmes de Cocteau ou Boldini se confrontent à l’univers de la corrida et aux top models. Ses dernières collections sont un retour à l’ultra glamour. On se souvient des août-septembre 2010 www.cotemagazine.com La collection de prêt-à-porter automne-hiver 2010/11 confronte lingerie délicate et rigueur du cuir. appointed him artistic director of Givenchy. It was the first time an Englishman had been appointed at the helm of a French couture house since before the French revolution. The next breakthrough came in 1996 when he was made creative director for the Dior collections. He delivered his New Look for the first time on 21 January 1997, Dior's 50th anniversary. In 1999 he found himself at the helm of all the collections including women's fashion, leather goods, footwear and lingerie, and also in charge of brand image. "Galliano has reinvented Dior, transforming it from a dowdy duty-free label into a must-have global brand – and the most intrepid creative machine in international fashion," wrote Time Magazine in 2004. The firm's sales have tripled since the English buccaneer took over. A dazzling success due both to his talent and to his open-mindedness. India, the Matrix and the Crazy Horse Born in Gibraltar of an Italian father and a Spanish mother, John Galliano grewup in London with his two sisters Immaculate and Maria Rosa. The cultural mix is an integral part of his creativity and attitude. You have only to look at him today, with Rasta style dreadlocks and Italian seducer's thin moustache, his pirate breeches, bare chest and dandy's waistcoats. His inspirations are historical, ethnic and multicultural. "Curiosity is the most important thing" he once said after a show. That curiosity is obvious in his collections for Dior. To start his second collaboration, the designer sent a Mata Hari down the catwalk in a Belle Epoque, Art Nouveau setting. Since then we've seen his imagination bring forth many modern-day heroines inspired by the past or by distant lands. Tableaux with varied influences : Orient-Express, Tudor, the Medicis, Pocahontas in 1998, The Matrix in 1999, Freud and Fellini in 2000, Wonder Woman and Barbie in Tibet in 2001, Russian art and Marlene Dietrich in Mexico in 2002, China, India and the Crazy Horse in 2003, Egypt in 2004, Edie Sedgwick and The Empress Josephine in 2005, Botticelli and Leonard de Vinci in 2006. In 2007, celebrating Dior's sixtieth anniversary and his first decade with the brand, John Galliano put on an Artists'Ball where the spirits of Cocteau and Boldini met the worlds of the toreador and the top model. In his latest collections he's returned to the ultra-glamorous look. Last winter Hollywood vamps in mermaid gowns strutted the runway wearing trench coats over flimsy, fleshbaring silks. This autumn, delicate lingerie and indiscreet stockings contrast with the hardness of a leather coat or a pair of jodhpurs. And what about summer 2011 ? We'll find out at the October fashion week in Paris The agitator gets back to Dior's basics Two fashion shows will remain in the annals of haute couture as symbols of Galliano's taste for provocation. The first, in 2000, disgusted the brand's faithful following with a collection called Clochards (tramps), with which he meant to pay tribute to the ingenuity of the poor in their manner of dressing. The worn-out jeans on the catwalk suggested a high-luxury ghetto. Neither the fashionistas nor the destitute were impressed. Associations working for the homeless got together to protest. In 2006, for his own label Galliano surprised the fashion world again bringing young and old, midgets and giants onto the catwalks as if to say that fashion is for everyone. Everyone's beautiful, said this collection inspired by a trip to Argentina. The message was spelled out on the chairs around the runway. Maybe it's the effect of the recession, but John Galliano seems to have toned down to a more classic look these last few years. Something of a return to Dior's essential nature and its beloved 1950s New Look. The latest collections reveal his genius as much as ever, but they are simpler and more sober. Less spectacular, he's gone back to basics. Skirt suits, delicate lingerie, undies as outer-wear, elegant sheaths, lace and laced corsets : these collections focus on the features that made Dior's fame.
La Haute Couture de saison nous invite une rêverie puisée dans la nature. Tel un bouquet éclatant de fleurs automnales… vamps hollywoodiennes en robes sirènes qui ont défilé l’hiver dernier, de leurs déshabillés de soie réchauffés par des trenchs élégants. A la rentrée, la lingerie délicate et les bas impudiques rencontrent la rigueur d’un manteau de cuir ou d’un jodhpur cavalier. Que nous réserve-t-il pour l’été 2 011 ? Réponse en octobre lors de la Fashion Week de Paris. Provocʼ puis retour aux fondamentaux de Dior Deux défilés resteront dans les annales de la mode et témoignent son goût pour la provocation. Le premier, en l’an 2000, avait révolté les fidèles clientes de la marque. Baptisée Clochards, cette collection entendait rendre hommage aux déshérités et à leur ingéniosité dans leur façon de se vêtir. Sur le podium, les jeans élimés évoquaient un ghetto ultra-luxueux. Une démarche qui n’a convaincu ni les adeptes ni les plus démunis. Des associations de soutien aux SDF s’étaient même réunies pour protester. En 2006, le couturier surprend encore en faisant défiler pour sa L’hypercréatif -/hyper-creative Au-delà de son imagination débordante, John Galliano est surtout un entrepreneur hyperactif. Pour Dior et sa griffe, il imagine chaque année pas moins de dix-sept collections : Couture et Prêt-à-porter, Croisière, ligne Hommes, plus les accessoires, la joaillerie, les montres, les chaussures, les sacs et sa ligne Galliano (bis). Son secret ? L’ancien noctambule a laissé derrière lui les nuits d’excès pour adopter un rythme de vie plus sain. A 50 ans, il pratique le sport de manière compulsive et suit un entraînement quotidien digne d’un sportif de haut niveau, entre musculation, tennis et boxe française. Dans sa vie privée comme dans son travail, l’enfant terrible est devenu un adulte accompli. Aucun doute : John Galliano évolue et n’a pas fini de nous surprendre. griffe éponyme des nains et des géants, des jeunes et des vieux comme un manifeste revendiquant une mode pour tous. Tout le monde est beau, tel était le titre de cette collection inspirée d’un voyage en Argentine. Un credo que l’on pouvait lire sur les chaises encadrant le podium. Est-ce un effet de la crise ? John Galliano semble s’être assagi ces dernières années pour laisser place à une mode plus classique, signant comme un retour à l’ADN de Dior et au New Look, cher à la maison. Les dernières collections révèlent évidemment son génie, mais avec plus de simplicité, de sobriété. Moins spectaculaire, le créateur mise sur l’essentiel. Tailleurs jupes, lingerie délicate, dessous-dessus, fourreaux élégants, dentelles et corsets lacés, les collections sont centrées sur ce qui a fait la renommée de la maison de couture. Apart from his unbounded imagination, John Galliano is above alla hyperactive entrepreneur. Between Dior and his own label he dreamsup no fewer than seventeen collections a year : Couture and ready-to-wear, Croisière, menswear lines, accessories, jewellery, timewear, footwear, bags and the same again for the Galliano label. His secret ? The former reveller has left behind his late-nite partying lifestyle for a healthier pace. Now fifty, he's a compulsive sports practitioner with a daily training schedule worthy of a top-class sportsman, including body-building, tennis and French boxing. In his private life and at work the enfant terrible has grownup, but he's not done growing. Without a doubt, John Galliano will surprise us yet. août-septembre 2010 www.cotemagazine.com FASHION PORTRAIT 63



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