COTE La Revue d'Azur n°208 octobre 2012
COTE La Revue d'Azur n°208 octobre 2012
  • Prix facial : 10 €

  • Parution : n°208 de octobre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (295 x 400) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 15,7 Mo

  • Dans ce numéro : exclusivement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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© COURTESY OF VICKY DAVID GALLERY NEW YORK

Galerie d’art | Art gallery New York

David Farhi
-/ A Niçois in New York
Par Caroline Stefani

[Un Niçois à New York]

[29 décember 1986] Born in New York. [Summer 1989] Keith Haring made a portrait of him. [Summer 1998] Went to Venice with Arman and Corice and Philippe Arman ; made a private visit to the Murano factories. [September 2008] Began moving from gemstonesto artworks. [15 September 2011] Opened the Vicky David Gallery in Chelsea.

[29 décembre 1986] Naissance à New York. [Été 1989] Keith Haring réalise son portrait. [Été 1998] Il part à Venise avec Arman, Corice Arman et Philippe Arman et font la visite privée des usines Murano. [2008] Il commence à échanger des pierres contre des œuvres d’art. [15 septembre 2011] Ouverture de la galerie Vicky David à Chelsea. Enfance dans les ateliers d’artistes
Je suis né à New York, mais j’ai grandi à Tourrettes-sur-Loup, entouré par les amis artistes de mes parents, Jean-Claude Farhi et Jacqueline Torres. On recevait chez nous Bernar Venet, Arman, César… Et de nombreux collectionneurs et curateurs de musées. Je passais mon temps dans les ateliers d’artiste. Pour un gosse, c’est génial. J’ai d’excellents souvenirs avec Philippe, le fils d’Arman. On aidait son père à fracasser des violons et des guitares contre les murs ! On imagine quetout le monde à cette vie : partir sans arrêt en voyage, voir de grandes expositions… Ensuite, il y a comme une sorte de refus. On ne veut pas marcher dans les pas de ses parents. On ne se rend pas compte de la chance qu’on a. J’ai des portraits de moi réalisés par différents artistes, dont Keith Haring. Finalement, j’ai attrapé le virus du collectionneur et je fais maintenant partie de ce monde.

-/ A childhood in artists' studios
I was born in New York but grew up in Tourrettes-sur-Loup. There were always artists at our house, friends of my parents (Jean-Claude Farhi and Jacqueline Torres) – Bernar Venet, Arman, César and so on. And many collectors and museum curators. I was in and out of artists' studios all thetime. For a kid it was fantastic. I remember some marvellous times with Arman's son Philippe ; we helped his father smash violins and guitars against the walls ! You imagine everyone's life is likethat – always off travelling, seeing great exhibitions. Then a sort of refusal set in : you don't want to follow in your parents' footsteps. You don't realise how lucky you are. l've portraits of myself by various artists including Keith Haring. In the end I caught the collecting bug and now l'm part of that world.

Several careers
I started earning my living doing something that wasn't a bit artistic. When I was 17 I set up a communication agency for racing drivers and teams. As a teenager I raced cars. Later I sold that business and worked in diamonds, in Antwerp. When opportunities arose I seized them. I did really well, buying rough diamonds, processing them and selling them to great jewellery houses. But then the recession came and I had to sellup. At thetime I was visiting New York a lot and saw numerous art galleries were closing because of the recession. Property prices were low, so I decided to open my own gallery. I invited my sister, who was training to be an auctioneer in Paris, to join me and last year we opened the 250m² Vicky David Gallery in Chelsea together.

Parcours multiple
Ma carrière a commencé dans un domaine qui n’avait rien d’artistique. À 17 ans, j’ai monté une agence de communication pour les pilotes et les écuries. Adolescent, j’ai beaucoup pratiqué le sport automobile. J’ai ensuite vendu ce business et j’ai travaillé dans le diamant, à Anvers. J’ai saisi les opportunités quand elles étaient là. Cela fonctionnait très bien. J’achetais des diamants bruts que je revendais, une fois transformés, à de grandes maisons de joaillerie. Mais la crise est arrivée et il a fallu tout liquider. À l’époque, je faisais de nombreux passages à New York, où la crise poussait de nombreuses galeries d’art à Jermer. Les prix de l’immobilier étaient bas, du coup, j’ai décidé d’ouvrir ma propre galerie. J’ai proposé à ma sœur qui faisait ses études de commissaire-priseur à Paris et l’on s’est lancé tous les deux, l’année dernière, en ouvrant la Vicky David Gallery, unespace de 250 m2 à Chelsea.

Nice artists in Chelsea
After my father, Arman is the person who has most influenced me. Some very important Nice School artists have "slipped through the net" in the States, so I decided to bring them together in New York, present them as a group rather than show each one in isolation amongst 25 Americans. For the opening we put on a huge exhibition with pieces by our parents, Arman, his daughter Yasmine, Ben, Pol Bury, Claude Gilli and others. Then we did solo shows of Ben's and Niki de Saint Phalle's work. At first the artists were a bit sceptical about a lad of 23 talking to them about a gallery in New York. They listened to me becausethey knew me but then I had to prove myself. The gallery works very well. Last Junethe Louise Blouin cultural media group listed me as one of the art scene's most influential people under 30. 

Artistes niçois à Chelsea
Après mon père, Arman est la personne qui m’a le plus influencé. Des artistestrès importants de l’école de Nice sont un peu «  passés à travers » aux États-Unis. J’ai décidé de les réunir à New York. De les présenter en groupe, au lieu de les montrer isolés au milieu de 25 Américains. Pour l’ouverture, on a fait une grande exposition avec des pièces de nos parents, d’Arman, sa fille Yasmine, Ben, Pol Bury, Claude Gilli… Puis ensuite un solo show de Ben et de Niki de Saint Phalle. Au départ, les artistes étaient un peu sceptiques. Ils voyaient un gamin de 23 ans leur parler d’une galerie à New York. Ils ont accepté de m’écouter, parce qu’ils me connaissaient, mais j’ai dû ensuite faire mes preuves. La galerie fonctionnetrès bien. En juin dernier, le groupe de médias culturels Louise Blouin m’a placé sur la liste des personnalités de moins de 30 ans les plus influentes du monde de l’art. 

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