COTE La Revue d'Azur n°181 décembre 2009
COTE La Revue d'Azur n°181 décembre 2009
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°181 de décembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 162

  • Taille du fichier PDF : 26,8 Mo

  • Dans ce numéro : Bernice Coppieters, une étoile à l'opéra.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
RENCONTRE 4 [RENCONTRE] Par Michel Franca La Principauté de Monaco célèbre à partir du 9 décembre 2009, le centenaire des Ballets Russes*. Chorégraphe-Directeur des Ballets de Monte-Carlo et directeur artistique du Monaco Dance Forum, Jean Christophe Maillot nous parle de cette formidable aventure artistique qui a marqué l’histoire de Monaco, mais aussi celle de la danse. -/Jean-Christophe Maillot possesses that rare gift of being both an artist and a manager. Thanks to him the Ballets de Monte- Carlo, whose director and choreographer he has been since 1993, is at its peak. décembre 2009 www.cotemagazine.com Jean Christophe Maillot Danse avec les Ballets Russes Choreographer and multi-tasker Qu’est-ce que les Ballets Russes ont apporté à la danse ? Les Ballets Russes ont été la première compagnie de ballet entièrement autonome. Auparavant, il y avait bien des corps de ballets, mais ils étaient liés à de grandes institutions comme l’opéra. La danse fournissait au spectacle lyrique, des intermèdes qui s’intégraient à sa structure. Il y avait bien eu quelques novateurs comme Petipa qui avait annoncé ce que pouvait être un art chorégraphique, mais Diaghilev va encore plus loin, il invente le spectacle de danse, conçu par un chorégraphe et diffusé à travers le monde par une compagnie itinérante. Aujourd’hui, cela paraît normal, il y a des milliers de compagnies qui fonctionnent de cette manière, mais en 1909-1920, c’était révolutionnaire. En plus, Diaghilev a compris que l’art chorégraphique avait cette capacité exceptionnelle de réunir l’art musical et les arts plastiques. Il est le premier à avoir demandé à des peintres de concevoir des décors. Avec lui, la notion d’artiste entre dans la dimension scénographique qui entoure le spectacle de ballet. Il a de surcroît la chance de vivre à une époque de bouillonnement artistique intense. Il pourra ainsi collaborer avec des artistes majeurs du XXe siècle dont, au premier chef, Igor Stravinsky.
Pourquoi les Ballets Russes se sont-ils développés à Monaco ? Le Prince Albert a joué un rôle important, mais il a pu tirer parti des conditions idéales offertes par la Principauté. La richesse de Monaco tient en grande partie au fait que c’est un petit pays par la taille. Les relations qui s’établissent entre les artistes et le souverain, sont des relations personnelles, beaucoup plus humaines. On n’est pas dans une obsession de la culture d’État. Monaco est condamné dans le bon sens du terme à être une terre d’accueil. Il n’y a pas une compagnie au monde qui, en son sein, n’est pas une majorité de danseurs issus du pays où elle est installée. Cela est impossible à Monaco. Les actuels Ballets de Monte-Carlo sont composés essentiellement de gens venus de 27 pays différents. Ce cosmopolitisme permet à Monaco d’être particulièrement ouvert à l’autre. L’attitude de S.A.R. la Princesse de Hanovre (qui préside aujourd’hui aux destinées des Ballets de Monte- Carlo) procède de la même logique. Je n’aurais pas connu Ernest Pignon Ernest, qui est l’un de mes collaborateurs les plus importants, si la Princesse ne me l’avait pas présenté. Quelle influence ont eu les Ballets Russes ? Ils ont eu une répercussion sur tout le XXe siècle. Au niveau musical, il y a eu bien sûr Stravinsky. Au niveau des peintres scénographiques, des gens comme Bakst ont changé la dimension esthétique du spectacle. Ils ont ouvert la voie à des artistes majeurs comme Picasso, Cocteau, Matisse. Grâce aux Ballets Russes, la danse est devenue le champ où les arts se rencontrent. Elle associe de façon unique, le don du concert et le plaisir des yeux. De la courte période qui va de 1909 à 1920, datent aussi l’art chorégraphique et l’art de la mise en scène. C’est en fait toute la notion de spectacle moderne qui naît avec les Ballets Russes. How did it come about ? Jean-Christophe Maillot can't really explain the whys and wherefores, all he knows is that he and HRH the Princess of Hanover, the Ballets de Monte-Carlo's president, immediately got on like a house on fire. She put her trust in him and 16 years later still does. It has to be said that he has proved himself not only as a talented choreographer but also as a shrewd manager. And what a lot of ground he's covered in 16 years ! It was a case of rebuilding everything from scratch – company, repertoire, staff – and forging not just a style but a soul. Jean-Christophe Maillot believes in rapport and in the alchemy of human relations. Vital elements as far as he's concerned. "I find it very difficult to work with people I don't know or with whom I don't have a sense of complicity," he says. "Other choreographers can, I can't." And in his opinion that's what makes the Monegasque scene so special : "Monaco is a very small country, which means people relate to each other more directly, on a more human level. There aren't the same power struggles and rivalries as in classic situations where everyone is trying to prove something." Hence the fantastic openness and freedom he enjoys in Monaco, he believes. "There's nowhere else in the world that can have a ballet company recruited mainly from abroad. Our dancers come from 27 different countries. That's unthinkable anywhere but here and it gives us an openness that enriches our creativity." Where all the arts meet Of course that doesn't explain everything. Talent plays a huge role too and Maillot's has fulfilled itself in Monaco where he is able to express his conceptions, which boil down to two words : modernity and tradition. Maillot knows his classics but is highly receptive to the contributions of modern times. He doesn't reject the avant-garde, he tries to understand it and give it opportunities for expression. His style is therefore steeped in classicism but open to the new stage developments introduced by great modern choreographers. Like Diaghilev, he often calls on artists from other disciplines : composers to start with, such as Marc Monnet who has written a score for him, and also couturiers (KarlLagerfeld) and painters (Ernest Pignon-Ernest). The crux is that Maillot believes in exchange and dialogue in both human relationships and art, and he sees ballet as providing fantastic opportunities for exchanges. "It can incorporate the plastic arts, music, theatre, video, cinema, IT etc. It's a field of continuous experimentation." And that enthrals him. His capacity for openingup to other people and all disciplines is what has made him not only an inspired choreographer but also a first-class programmer, as the events he has conceived for the Centenary of the Ballets décembre 2009 www.cotemagazine.com MEET 5



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 1COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 2-3COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 4-5COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 6-7COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 8-9COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 10-11COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 12-13COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 14-15COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 16-17COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 18-19COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 20-21COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 22-23COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 24-25COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 26-27COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 28-29COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 30-31COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 32-33COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 34-35COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 36-37COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 38-39COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 40-41COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 42-43COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 44-45COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 46-47COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 48-49COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 50-51COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 52-53COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 54-55COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 56-57COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 58-59COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 60-61COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 62-63COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 64-65COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 66-67COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 68-69COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 70-71COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 72-73COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 74-75COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 76-77COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 78-79COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 80-81COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 82-83COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 84-85COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 86-87COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 88-89COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 90-91COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 92-93COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 94-95COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 96-97COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 98-99COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 100-101COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 102-103COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 104-105COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 106-107COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 108-109COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 110-111COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 112-113COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 114-115COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 116-117COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 118-119COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 120-121COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 122-123COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 124-125COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 126-127COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 128-129COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 130-131COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 132-133COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 134-135COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 136-137COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 138-139COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 140-141COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 142-143COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 144-145COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 146-147COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 148-149COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 150-151COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 152-153COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 154-155COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 156-157COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 158-159COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 160-161COTE La Revue d'Azur numéro 181 décembre 2009 Page 162