COTE Genève n°24 fév/mar 2009
COTE Genève n°24 fév/mar 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de fév/mar 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (249 x 300) mm

  • Nombre de pages : 156

  • Taille du fichier PDF : 19,6 Mo

  • Dans ce numéro : optimiste !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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HORLOGERIE ESSENTIELS 48 Les métiers de la haute horlogerie Le fabricant d’aiguilles Pointer l’heure… Tel est le rôle des aiguilles et a fortiori de celui qui les conçoit. Pourtant le métier de fabricant d’aiguilles est souvent oublié et peu reconnu tant la présence d’aiguilles sur une montre paraît évidente. Or cette étape de conception d’un garde-temps est primordiale et très délicate. Pour commencer, l’artisan horloger n’effectue pas le même travail selon les matières qu’il emploie pour créer ses aiguilles. Scrupuleusement, découpe et formatage se succèdent, cette dernière opération restant très délicate puisqu’il faut prendre soin de ne pas rayer l’aiguille. Soumis aux exigences très pointues de l’horloger qui l’a mandaté, l’artisan doit savoir, en excellent micromécanicien, mettre au point des procédés de fabrication propres à chaque modèle de montre. En effet, les aiguilles se créent sur-mesure et font partie intégrante de l’histoire de chaque montre, dépendant alors intimement de ses mécanismes et de ses fonctions. Vue acérée, doigts habiles, il ne doit pas redouter d’avoir à répéter plusieurs fois une somme d’opérations identiques, ainsi qu’en témoigne l’un d’eux : « Je pense que c’est un peu une passion parce que c’est petit, c’est répétitif sans l’être parce que vous avez des quantités de formes complètement différentes ». Seuls l’expérience et le temps aiguillent ces professionnels du détail, car aucune formation n’existe à ce jour. Telle la poésie des montres qui passent d’une génération à l’autre, il en est de même du savoir-faire et des compétences qui font naître et perdurer le métier de fabricant d’aiguilles. mars 2009 www.cote-magazine.ch Vaste et complexe entreprise que la réalisation d’une montre. Digne héritière d’un artisanat où savoir-faire et précision se côtoient quotidiennement, la Fondation de la Haute Horlogerie nous dévoile toute les subtilités des métiers qui détiennent le secret de la beauté des garde-temps. Les métiers de la haute horlogerie Fine watch-making is a vast, complex businessinvolving a host of different skills, from traditional crafts to precision engineering. The Fondation de la Haute Horlogerie reveals the subtle secrets of these ancestral trades, and the people involved in the making of each and every beautiful timepiece. The hand-maker The hand-maker's task – like the hands he makes – is quite simply to "tell the time." Yet this essential trade is often overlooked and taken for granted, like the presence of the hands on any mechanical watch face. The design and making of a timepiece's hands is an immensely important, delicate task, however, and one that varies enormously depending on the materials used. The cutting and shaping of the hands is a delicate operation: extreme care is needed not to scratch the hands, working to the precise specifications provided by the watch designer. The hand-maker is an expert micro-mechanic, capable of adapting and perfecting new techniques for each new watch model. The hands are always made to measure, and forman integral part of the history of each watch, intimately connected with its mechanical movement and functions. The hand-maker requires excellent eyesight and nimble fingers, plus the patience to repeat a series of identical operations, over and over again: "It's a passion, because you work on such a tiny scale ; it looks repetitive, but it doesn't feel that, way because you work with a host of completely different forms." It takes time and experience to become a great hand-maker – formal training exists, and the skills required are handed down orally from one generation to the next - like poetry.
Le fabricant de verres Donner relief et éclat à une montre nécessite des compétences particulières que le fabricant de verres se doit de maîtriser mieux que personne. Tout d’abord, en fonction de la boîte dont il dispose, il sélectionne la forme du verre, puis précoupe ce dernier et le taille pour lui donner la forme souhaitée avant de le plier à chaud. Cette dernière étape est la plus délicate, car il s’agit de jouer minutieusement avec l’orientation et l’intensité des flammes pour équilibrer les bombures du verre aux différents bords de la boîte. Une professionnelle confirme cette exigence de précision : « Je dirais que c’est le chalumeau qui est l’étape la plus cruciale. C’est un travail qui est complètement artisanal. La flamme change à tous les pliages. L’intensité de la flamme peut être très forte comme elle peut être très légère, elle peut juste lécher le verre ». Une fois ces différentes étapes accomplies, il s’agit d’apporter toute la brillance et la transparence au verre qui permettront ensuite de magnifier la montre en question. Toutes ces étapes ne peuvent être exécutées que par un artisan d’une excellente dextérité manuelle, doté d’une vue supérieure à la moyenne et étant capable de se représenter très facilement les volumes dans l’espace. Pouvant être appelé à façonner des pièces complexes, nécessitant parfois jusqu’à vingt-cinq opérations différentes, le fabricant de verres se doit par ailleurs de posséder l’esprit d’un autodidacte, prêt à résoudre des situations complexes et inattendues. C’est pourquoi des connaissances élémentaires en mécanique pallient bien souvent certains cas délicats. Un métier exigeant mais gratifiant, comme en témoigne cette convertie : « Voir le résultat, quand la montre est complètement remontée avec un nouveau verre et les aiguilles qui tournent, c’est ça qui nous apporte un plaisir énorme. Savoir que l’on a réussi à sauver encore une montre ». Plus de renseignements sur www.hautehorlogerie.org The glass-maker More than anyone, the glass-maker is the custodian of the special expertise and skills needed to bring added relief and brilliance to the appearance of a fine watch. The glass-maker will choose the shape and outline of the glass, in accordance with the formof the case, before pre-cutting and shaping the glass as required, then heating and bending it gently into its finished form. This final stage is the trickiest of all, requiring minute adjustments to the orientation and intensity of the burners used, to balance the convexity of the glassin relation to the edges of the case. In the words of one glass-maker: "The blow-torch stage is the most crucial of all. It's work that has to be done entirely by hand. The flame is altered with each new bend of the glass – it can be extremely hot and intense, or very slight, just licking the glass." Once each of these stages has been accomplished, the glass needs to be polished to produce the brilliance and transparency that will magnify the watch face beneath. Each step in the process requires a skilled craftsman of exceptional manual dexterity, superior eyesight and a particular flair for the spatial conception of forms and volumes. Glassmakers may be calledupon to shape complex pieces, often requiringup to twenty-five different operations: as such, they must be ready to adapt their skills to resolve complicated, unexpected problems requiring unprecedented solutions – a basic knowledge of mechanics will often prove invaluable. A demanding but satisfying job – particularly when it comes to restoring vintage or antique watches, as this woman glass-maker describes: "When you see the finished result, when the watch is re-assembled, with a new glass, and the hands turning, you feel a huge sense of pleasure. Knowing that you have helped restore another watch is very rewarding." Find out more at: www.hautehorlogerie.org mars 2009 www.cote-magazine.ch HORLOGERIE ESSENTIELS 49



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