COTE Genève n°20 jui/aoû 2008
COTE Genève n°20 jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de jui/aoû 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 212

  • Taille du fichier PDF : 11,8 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec le Prince de Savoie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTRAIT 18 juillet-août 2008 www.cote-magazine.ch Sur le départ pour Rome et entre deux déplacements, le Prince Emmanuel-Philibert de Savoie nous reçoit, de bon matin, dans son bureau de Vésenaz. -/Between trips, on his way to Rome, COTE caughtup with Prince Emmanuele Filiberto of Savoy early one morning, in his office at Vésenaz…
Emmanuel-Philibert de Savoie par Gaëlle Sinnassamy-Chaar « L’Italie, le plus beau pays au monde »'Italy, the most beautiful country in the world'Des photographies de famille, de ses filles, de son mariage et de sa femme, couvrent les murs et confèrent à l’endroit une atmosphère simple et chaleureuse. Seuls quelques clichés officiels rappellent le rang de notre interlocuteur. Très élégant, vêtu d’un costume gris anthracite à fines rayures et d’une chemise bleue savamment assortie à une pochette, le Prince est, sans conteste, charmant. Il s’excuse pour les incessants coups de téléphone auxquels il se doit parfois de répondre, alternant avec aisance l’italien et le français, et se prête, sans manières, aux jeux des questions. Il est littéralement intarissable lorsqu’il parle du pays de ses origines. Pays qu’il a rêvé pendant plus de trente ans avant de pouvoir s’y installer il y a quelques années. « En raison de mon exil, je n’ai longtemps connu l’Italie qu’à travers la littérature, les journaux, la télévision ou les cartes postales que m’envoyaient mes amis… J’ai toujours été extrêmement attiré par ce pays et sa culture, sans pouvoir entièrement rationaliser cette attraction. L’interdit est, certes, toujours séduisant mais, je crois surtout, que les liens de sang ne mentent pas » confie-t-il. Le Genevois de naissance vit et travaille aujourd’hui à Rome, ville à laquelle il voue une affection toute particulière. Il y a créé l’association Valeurs et Futur pour laquelle il s’investit au quotidien et avec laquelle il a pour visée de se rapprocher d’un des deux regroupements politiques italiens. Particulièrement sensible aux enjeux écologiques ou aux problématiques liées à la sécurité, à l’immigration, à l’éducation ou la culture, il souhaite pouvoir transmettre à sa patrie des valeurs liées à son nom mais aussi à l’avenir. Sa préoccupation première ? Etre à l’écoute et comprendre les attentes des Italiens afin de faire évoluer profondément le pays. Outre son engagement au sein de l’association, il s’investit également dans la fondation du Prince de Venise dont l’objectif est de promouvoir les échanges artistiques internationaux et travaille activement pour la ville de Rome. Très proche du maire, il s’attache à représenter la cité à l’étranger tant d’un point de vue politique, économique que culturel. Est-ce parce qu’il ressent le besoin de rattraper le temps passé loin de sa patrie qu’il en est un si fervent ambassadeur ? « L’Italie est, sans conteste, le plus beau pays au monde. Qu’il s’agisse d’architecture romaine ou plus tard de grands maîtres comme Botticelli, de Vinci ou Tiepolo ou encore de cinéastes comme Fellini ou Visconti, elle a toujours été un pôle d’effervescence artistique incontournable. C’est un pays au charme indicible qui recèle de trésors et dont l’art de vivre est étonnant. Malgré la sorte de désorganisation organisée qui y règne, l’àpeu-près aboutit singulièrement toujours à du concret. » s’enthousiasme-t-il. A l’instar de son père, il lui tient à coeur de transmettre à ses filles l’amour de l’Italie. Si, aujourd’hui, le Prince et sa femme ont choisi de leur offrir un cadre de vie structurant à Paris loin des feux des projecteurs, ils ont pour souci permanent de leur faire découvrir leurs racines italiennes. Si Emmanuel- Philibert de Savoie partage la majeure partie de son temps entre la France et l’Italie, il garde néanmoins des liens très forts avec la Suisse. Comment pourrait-il en être autrement ? Suisse par sa mère, il a grandi, suivi sa scolarité et commencé sa carrière professionnelle à Genève. « Je me sens chez moi dans cette ville. Entre mes parents, mes amis, mon restaurant, la Quirinale, j’y passe beaucoup de temps. La Suisse est un pays superbe qui offre une qualité de vie exceptionnelle. Et puis, c’est le pays qui a accueilli ma famille, je ne l’oublierai jamais … » Genevois de naissance, italien d’origine et de coeur, français par alliance, le Prince est un homme du monde qui a su, néanmoins, rester simple et qui considère, avant tout, qu’« être Prince de Savoie ou Monsieur tout le monde n’est vraiment pas différent. L’important est de se préoccuper de l’avenir, d’utiliser ce que l’on est et ce que l’on représente pour accomplir ce en quoi l’on croit… » Family photographs cover the walls – of his daughters, his wedding, and his wife – creating a friendly, relaxed atmosphere. But a handful of official shots testify to the status of the man we have come to meet. Impeccably elegant in a finely-striped anthracite grey suit and blue shirt, perfectly matching his pocket handkerchief, Prince Emmanuele Filiberto of Savoy is the undisputed embodiment of charm, proferring excuses for the endless telephone calls, some of he has to take, slipping easily between Italian and French, and fielding questions with flair. The Prince talks tirelessly about his home country – the country he dreamedof for over thirty years before being able to settle there a few years ago.'Because of my exile, for many years I knew Italy only through literature, the newspapers, the TV, and postcards sent tome by my friends…I have always been deeply attracted by the country and its culture, without ever being able to rationalise my feeling. Forbidden things are always attractive, of course, but above all I believethat the bonds of blood never lie,'he confides. Born in Geneva, the Prince lives and works today in Rome, a city of which he is especially fond, and the seat of his organisation Valori e Futuro ('Values and Future') – a casue for which he works tirelessly, hoping ultimately to forge an alliance with one of Italy's two leading political groupings. The Prince shows a keen awareness of ecological matters, and the key issues of security, immigration, education and culture. Emmanuele Filiberto hopes to promote the values associated with his family's heritage, and to work for a more unified Italy in the future. His principal concern ? To listen to, and understand, the expectations of Italians today, in order to work for profound national change. In addition to his work for Valori e Futuro, the Prince is actively involved in the Prince of Venice Foundation, which he setup in 2001 (he is the titular Prince of Venice and Piedmont) to promote international cultural exchange, and to work actively for the city of Rome. A close associate of the city's mayor, Gianni Alemanno, he is committed to working as an'ambassador'for Rome overseas, politically, culturally and economically. Does his fervent involvement reflect a need to makeup for the years spent in exile, away from Italy ?'Italy is without question the most beautiful country in the world. Whether it's the architecture of Rome, or the works of great masters like Botticelli, da Vinci or Tiepolo, or film-makers like Fellini or Visconti – Italy has always been a centre of artistic effervescence. It's a country of ineffable charm, full of treasures, and with an astonishing lifestyle. In spite of the apparent "organised chaos" that prevails, seemingly haphazard plans and projects always seem to come to fruition,'he enthuses. Like his father, Vittorio Emmanuele, Prince Emmanuele Filiberto is eager to pass on his love of Italy to his daughters. For the moment, the girls are growingup in a structured family environment, away from the spotlight in Paris, but their father is constantly aware of the need to help them discover their Italian roots. The Prince divides his time mostly between France and Italy, but also retains strong links with Switzerland. Naturally enough, given that he is Swiss on his mother's side, grewup and attended school here, and began his professional career in Geneva.'I feel at home in this city. I spend a lot of time here, thanks to my parents, my friends, and my restaurant, the Quirinale. Switzerland is a superb country that offers an exceptional quality of life. And it's the country that took my family in – I will never forget that.'Genevan by birth, Italian by ancestry and profound affection, French by association: the Prince is a man of the world with an unaffected, straightforward manner, readily acknowledging that'whether you're a Prince of the House of Savoy, or the man in the street, there's no real difference. The important thing is to think about the future, and to use what you have and what you represent to accomplish what you believein….'juillet-août 2008 www.cote-magazine.ch PORTRAIT 19



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