Côté Ciné n°54 novembre 2012
Côté Ciné n°54 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°54 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Côté Ciné Group

  • Format : (170 x 287) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : à Noël, faites vos jeux !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Nous York Il y a deux ans, Samia et Gabrielle ont quitté la cité des Pâquerettes de Nanterre pour tenter leur chance à New York. Aujourd’hui, à l’occasion des 30 ans de la première, elles reçoivent la visite de leurs potes de toujours, Michael, Nabil et Sylvain. Après le bonheur et l’excitation des retrouvailles, les trois banlieusards découvrent peu à peu que loin des Pâquerettes, les liens étroits tissés depuis toujours prennent un relief particulier, et que le rêve américain n’est pas toujours rose. Après le succès de Tout ce qui brille, Géraldine Nakache embarque sa cop’s Leïla Bekhti à New York et agrandit pour l’occasion le cercle des intimes à un délicieux trio de garçons. Un film de potes qui, entre déconne et émotions, vibre de l’énergie de la grosse pomme, la ville de tous les possibles. Mais aussi un film générationnel, qui parle de ce moment particulier de l’existence où l’on se rend compte que ce ne sont pas toujours les rêves, mais aussi les désillusions qui permettent d’avancer. Géraldine Nakache et Hervé Mimran Quatre mains et un cœur Il y a deux ans, le duo faisait des étincelles avec Tout ce qui brille. Voilà les scénaristesréalisateurs de retour, en compagnie de leur famille de cœur (Leïla Bekhti, Manu Payet, Nader Boussandel, et le petit nouveau Baptiste Lecaplain) dans les rues de New York, pour une comédie plus sombre que ne laissent percevoir les lumières de la ville. : Est-ce une fatalité, ou une douce habitude de faire vos films en tandem ? Hervé Mimran : Ce n’est certainement pas une fatalité, mais un choix, en tout cas une rencontre, une complémentarité qui fait que l’on est nécessaires l’un à l’autre. : Est-ce que New York était une évidence pour cette deuxième réalisation ? Géraldine Nakache : Déjà, on avait la chance de pouvoir faire un deuxième film ! On ne voulait pas que ce soit une suite à Tout ce qui brille, et pourtant, on sentait bien que l’on n’avait pas fini de raconter les gens qui nous entourent... avec une envie d’ailleurs. C’est Manu Payet lui-même qui, un jour, nous a dit : « Vous adorez tous les deux New York, vous connaissez la ville par cœur, alors pourquoi ne pas aller poser vos caméras là-bas ? ». En plus, c’était une idée qui nous permettait de mettre en valeur le sujet de notre film : ce sentiment particulier que l’on a à trente ans, et que l’on est loin de chez soi, loin de ses racines. 8
INTERVIEW De Géraldine Nakache et Hervé Mimran, France, 1h35 Avec Leïla Bekhti, Géraldine Nakache, Manu Payet, Nader Boussandel, Baptiste Lecaplain, Marthe Villalonga, Sienna Miller... 7 nov. : Comment s’est passé le tournage sur place ? GN : On a eu la chance de tourner 9 semaines à New York : c’est assez long, et comme toujours trop court. C’est comme faire un film en France, sauf que c’est en VO, et surtout, c’est comme faire un « deuxième premier film » car il faut apprendre les codes du pays. En revanche, on avait le luxe de pouvoir tourner 12 heures par jour, ce qui en fait 2 de plus qu’en France... HM : On tournait dans la ville en même temps que le dernier Batman, et croyez-moi, on n’avait pas le même genre de problèmes qu’un film à 200 millions de dollars... GN : Les Américains sont tellement habitués aux budgets pharaoniques qu’ils ont moins l’habitude de faire des petits films, à être « légers » : au début, sur les plateaux, il y avait toujours beaucoup trop de camions, d’équipement par rapport à nos besoins. Au final, on a tous réussi à s’adapter les uns aux autres. : Quel a été votre parti pris dans votre représentation de New York ? Celui que fantasment les Français ou le vrai ? GN : Les deux. Il y a le New York que découvrent nos héros masculins, qui est aussi le New York du cinéma. Puis il y a le New York des filles, celui où elles habitent depuis deux ans, à Brooklyn, de l’autre côté du pont. HM :...qui est aussi un New York de cinéma : celui de James Gray, de Spike Lee... GN : Et celui qui nous permettait d’avoir Manhattan régulièrement dans le plan. HM : Au lieu d’être paralysés par le fait de passer derrière Scorsese ou Woody Allen, on s’est offert de vrais plaisirs d’hommages et de citations : en filmant ce pont comme dans Manhattan, en tournant chez Kat’z où a été tournée la fameuse scène d’orgasme de Quand Harry rencontre Sally et bien d’autres clins-d’œil que, j’espère, le spectateur relèvera avec le même plaisir. : Votre casting réussit la prouesse de réunir à la fois Sienna Miller et Marthe Villalonga... C’est quand même un contraste assez fort ! GN : Deux grand kiffs ! Marthe Villalonga, vous vous rendez compte du cadeau ! Bizarrement, lorsque l’on écrivait le personnage de Madame Halzan avec Hervé, on ne pensait pas à elle, alors que nous l’avions tous les deux côtoyé sur Comme t’y es belle !. C’est notre producteur qui nous a demandé pourquoi on cherchait ce que l’on avait sous les yeux. Et emmener Marthe à New York, c’était vraiment en faire un « Nous York ». : C’est en effet un personnage secondaire très important... GN : Oui, un vrai personnage pivot pour ce que l’on voulait raconter sur l’héritage, le relais entre générations. Un personnage qui nous permet de poser la question de ce qu’est la vie lorsque l’on a 30 ans, quand il y a des gens autour de nous qui commencent à disparaître et qu’il faut à son tour devenir un pilier. Mais pour être pilier, il faut fonder... : Il y a donc bien une filiation entre Tout ce qui brille et Nous York ! GN : Oui, mais dans Tout ce qui brille, les héroïnes avaient 20 ans, et des soucis totalement différents, comme de savoir si elles allaient entrer dans la bonne boîte avec les bons talons. Là, à 30 ans, les héroïnes de Nous York ont d’autres considérations, comme nous, qui grandissons avec elles. : Est-ce que ces personnages ont encore un avenir cinématographique ? GN : Je pense qu’ils vont vieillir et que l’on aura d’autres choses à raconter ; il paraît qu’il y a une vie après 30 ans ! HM : Surtout, on a envie de continuer à faire des films avec cette bande d’acteurs, et ils vont forcément vieillir... Donc il va falloir s’adapter. 9



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