Côté Ciné n°114 mai 2019
Côté Ciné n°114 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°114 de mai 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Côté Ciné Group

  • Format : (170 x 287) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Rocketman, son histoire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Valérie Bonneton et Benoît Poelvoorde pour Venise n'est pas en Italie Combinaison idéale pour couple inclassable  : devant la caméra d’Ivan Calbérac, Valérie Bonneton et Benoît Poelvoorde font des étincelles avec leur grain de folie et leur poésie. Benoît, qu’est-ce qui a suscité le désir d’accepter le projet ? Benoît Poelvoorde  : J’ai trouvé le scénario très drôle. Et puis c’est une histoire vraie, ce qu’a en partie vécu le réalisateur, alors ça m’a touché. Il en a d’abord tiré un roman avant d’écrire le scénario. J’ai lu les deux, j’ai d’ailleurs aimé autant l’un que l’autre, puis je me suis dit  : « Oui, d’accord pour le tourner, mais avec qui ? » Pour qu’une comédie fonctionne, cela dépend beaucoup du partenaire de jeu. Valérie, quand Benoît a su qu’Ivan Calbérac pensait à vous pour incarner son épouse, il vous a aussitôt appelée. Qu’a-t-il dit pour vous convaincre ? Valérie Bonneton  : « Il y aura deux ou trois scènes de nu, ça va bien se passer... ne t’inquiète pas ! » (rires). Plus sérieusement, dès que j’ai lu le scénario, j’ai eu envie d’entrer dans cette famille Chamodot. Ensemble, ils traversent les aléas de la vie, même si les deux fils ont un peu honte de leurs parents. Surtout Émile, le cadet. Malgré ce qu’il subit, et le fait qu’il doive supporter des parents barges et névrosés et le quotidien dans une caravane, il y a beaucoup d’amour entre eux, de la maladresse certes, mais avant tout de l’amour. C’est ce qui m’a touchée. B. P.  : Ils sont tout de même des parents exemplaires de patience et de générosité. Se lancer dans un voyage jusqu’en Italie uniquement parce que le petit veut retrouver sa chérie à Venise... Je connais peu de parents qui feraient ça ! 16 Vous aviez brièvement tourné une fois ensemble dans un film d’Yvan Attal (Ils sont partout). Comment se sont passées les retrouvailles sur le plateau ? B. P.  : On savait déjà qu’on allait se marrer. C’est fondamental de bien s’entendre. Surtout qu’on a tourné l’été dernier durant la période de canicule. Croyez-moi, lorsqu’on passe de longues heures avec des vêtements en coton épais sous une chaleur épouvantable, à laquelle s’ajoute celle émise par les projecteurs, dans un espace réduit  : une toute petite caravane, ou une vieille Volvo break... on vit une expérience humaine extrême ! D’autant qu’on était souvent à quatre dans la caravane avec les enfants. Sans parler du chien de Valérie. V. B.  : Ah oui ! Il était avec moi sur le plateau. Un jour, on devait tourner toute la journée dans la voiture par 45 degrés. Benoît me dit  : « Viens, on le prend ». On l’installe au pied de la banquette arrière. Ça tourne, puis l’ingénieur du son vient nous voir  : « C’est bizarre, j’entends des Krrr krrr krrr. Qu’est-ce que c’est ? »
À propos d’Hélie Thonnat, il est quasiment de toutes les scènes. Comment les avez-vous abordées avec lui ? V. B.  : Toujours la même méthode je dirais  : Benoît s’amusait à le faire rire avant chaque prise. B. P.  : C’est une façon de détendre l’enfant devant la difficulté. Pour mettre à l’aise, il y a différentes façons de procéder  : la méthode autrichienne, allemande, puis la mienne qui consiste à faire des allusions cocasses. Je crois qu’Hélie dispose aujourd’hui d’un lexique de vocabulaire grossier hors du commun ! Mais qu’est-ce qu’il y a de mieux ? Quand on rit, on oublie pourquoi on est là, et une fois lancé, on joue avec naturel. 17 Benoît, dans le film on vous découvre en fan d’une chanson  : A.I.E (A Mwana) de Black Blood que vous chantez à tue-tête en voiture... B. P.  : Oh la la ! Ne me remettez pas cet air dans la tête... D’autant que je rentre en bagnole à Namur... Je me suis cogné cette chanson toute une journée. C’est sympa quand on l’entend une fois, mais huit heures d’affilée à brailler A.I.E (A Mwana)... C’est bien la preuve que ce n’est pas que de la rigolade et des paillettes le cinéma. Qu’est-ce qui selon vous rend ce film attrayant pour le public ? B. P.  : Son humour, et des personnages un peu fous mais pleins d’amour. Ce voyage en Italie. V. B.  : Et les Chamodot  : une famille fantaisiste, particulière, pleine de tendresse, touchante et drôle... Dans laquelle tout le monde peut se reconnaître... Des gens irrésistibles, dans le sens où ils assument qui ils sont !



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