Correspondances ferroviaires n°8 aoû/sep 2003
Correspondances ferroviaires n°8 aoû/sep 2003
  • Prix facial : 8,50 €

  • Parution : n°8 de aoû/sep 2003

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (212 x 278) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 76,2 Mo

  • Dans ce numéro : la banlieue PLM.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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PIAN GeNettt, UMM'ILE l'IMILAC HE par 1.4unaourau. 4u 4u4sno or 1,44 &.1(11444.4 leou heiti wu G ; al, et t'yen n eGnein HP.,etni » à ert. 0rgane de la navigation fluviale, la gare d'eau de Perrache symbolise l'arrivée du chemin de fer dans la presqu'île lyonnaise. Paradoxe qui sera la cause de son déclin, car le chemin de fer fut créé afin de contrer le monopole du canal dans l'acheminement des houilles du bassin de la Loire. Le projet d'une liaison ferrée a pour objectif de relier le Rhône 50 - Correspondances n°8 à la Loire et de mettre fin à la rupture de charge à Givors. Rappelons que l'idée d'une gare d'eau ne date pas de la première moitié du XIXe siècle ; Perrache en avait déjà une avant 1789, un peu plus au nord, mais elle fut peu utilisée, du fait de son insuffisance et de la concurrence des ports de la Saône. La mise en place du chemin de fer obéit, sur un plan général, à un projet d'aménagement de la presqu'île de Perrache, projet qui doit contribuer à la diversification de l'économie lyonnaise, jusqu'alors centrée sur le commerce de la soie. Un atout majeur se dessine alors  : la desserte combinée du site par voie terrestre, fluviale et ferroviaire, et la proximité d'un centre charbonnier. Les années 1820 marquent l'apparition "d'une pensée industrielle globale centrée sur le chemin de fer (1)". Voie d'eau et chemin de fer L'histoire du chemin de fer à Lyon commence le 27 mars 1826, avec l'adjudication à perpétuité, au profit de la compagnie Seguin frères et Édouard Biot, des terrains nécessaires à l'établissement de la ligne de chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon. La compagnie des Seguin s'est alors lancée dans de nombreux projets, allant de l'aménagement de ruptures de charges à la création d'entrepôts locatifs. Cette adjudication est approuvée par l'ordonnance royale du 7 juin 1826, dont MM. Seguin Frères, Biot et Cie sont bénéficiaires. La concession faite aux Seguin de la gare d'eau de Perrache, par ordonnance du 13 juin 1827, est contemporaine, mais distincte, de la concession du chemin de fer. Dès (1) Cotte Michel, INNOVATION ET TRANSFERT DE TECH- NOLOGIES, LE CAS DES ENTREPRISES DE MARC SEGUIN, thèse de l'EHESS, 1995, 2 vol., p.733.
1825, Camille Seguin estime qu'une gare d'eau servira non seulement de port à la compagnie, mais que celle-ci pourra également en retirer un droit d'attache (2). Il s'agit d'organiser l'arrivée du chemin de fer auprès de canaux et bassins ordonnés dans un ensemble raisonné et de les compléter par un ensemble d'entrepôts et de magasins. L'acte de vente entre la Ville de Lyon et la Compagnie des Seguin est signé le 30 octobre 1827 (3). La Ville cède une partie des terrains au sud de la presqu'île, au débouché du pont de la Mulatière, soit 283 000 m2, le tout pour une somme de 150000 francs, vu les avantages que le public pourrait retirer de cette infrastructure et de l'établissement du chemin de fer. La Compagnie s'engage à remblayer 68 000 m2, (2) Cotte Michel, INNOVATION ET TRANSFERT DE TECH- NOLOGIES..., op. cit., p.735. (3) AML 922 WP 50 Améliorations dans le 2e arrondissement, Compagnie du chemin de fer PLM, gare d'eau de Perrache. à établir des industries sur 145 000 m2, et creuser la gare d'eau sur 70 000 m2. Devenus dès lors la propriété des Seguin, ces terrains vont êtres exploités par les diverses compagnies qui succéderont à leurs droits. Ainsi, par acte du 10 décembre 1831, les Seguin vont céder à la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon les bénéfices de la vente du 30 octobre 1827. La revente de la gare d'eau a donc lieu dans le cadre de la cession générale des intérêts des Seguin sur l'environnement de la ligne. En 1853,1a Compagnie de Saint-Étienne à Lyon fusionne dans la Compagnie de chemin de fer de jonction du Rhône à la Loire, qui regroupe les quatre compagnies concourant à la desserte du bassin stéphanois. La même année, celle-ci fusionne dans la Compagnie Grand Central de France et l'exploitation de la ligne et du site de Perrache échoue au Syndicat du Bourbonnais. En 1857, c'est la fusion dans la Compagnie PLM, qui exploite le site jusqu'en 1938, date de création de la Page de gauche, de haut en bas  : - Plan général des terrains de la presqu'île de Perrache, à joindre au traité entre la ville et la compagnie de chemin de fer en 1853 (Archives municipales de Lyon, 961 WP 62). - La gare d'eau Lyon. 1910 (Archives municipales de Lyon, 4 FI 03420). Ci-dessous  : Peillon, Perrache et gare d'eau, vue prise de Sainte Foy, date inconnue (Archives municipales de Lyon, 6 PH 00056). SNCF, qui possède toujours des terrains à Perrache. Les liens avec le chemin de fer, problèmes juridiques Les travaux d'établissement de la gare d'eau débutent à la fin du mois de juillet 1828 et début avril 1832 un aménagement partiel est utilisable au moment de l'ouverture de la voie ferrée jusqu'à Lyon. Disposant d'une seule prise d'eau, relié à la Saône, le bassin a une superficie de 70 000 m2, avec 1170 m de développement et 60 m de largeur. Il peut ac- Correspondances n°8 - 51



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