Correspondances ferroviaires n°8 aoû/sep 2003
Correspondances ferroviaires n°8 aoû/sep 2003
  • Prix facial : 8,50 €

  • Parution : n°8 de aoû/sep 2003

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (212 x 278) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 76,2 Mo

  • Dans ce numéro : la banlieue PLM.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Les événements de 1907 Le 30 juillet 1907, "sous prétexte qu'une voie de Decauville longe le marabout de Ci-dessus  : Les travaux du port de Casablanca, sur cette carte postale on voit probablement Sidi Belyout et que son trafic trouble le repos des morts du cimetière voisin", huit l'un des tronçons à voie métrique ou normale. ouvriers européens du chantier du port de Casablanca sont assassinés par la Ci-dessous, de gauche à droite  : population. Cet épisode constitue en fait le début des "évènements" de Casa- - Tout ce qu'il reste de la locomotive qui déclencha les événements de 1907. blanca,qui vont provoquer une intervention directe et musclée des troupes fran- - Les tombes des victimes des événements de 1907. çaises et espagnoles, et à plus long terme l'établissement d'un protectorat (Photos  : Coll. Jean-Pierre Vergez-Larrouy) français sur le Maroc. JEAN-PIERRE VERGEZ-LARROUY 20 - Correspondances n°8
Ci-contre  : Le général Lyautey et le général d'Amade pendant les évènements de 1907 (Photo  : CoIL Jean-Pierre Vergez-Larrouy). dées. Il permet la construction d'un prolongement de 1588 m à Casablanca, entre la porte de Marrakech et l'hôpital militaire de Sour- Djedid. La reconstruction de la ligne de la Chaouïa ne va pourtant pas s'effectuer immédiatement, et encore moins aux écartements prévus. Il faut dire qu'entre-temps, la situation marocaine a beaucoup évolué. Prémices à la constitution du réseau ferré Alors que l'on inaugure cette première ligne militaire, la guerre civile fait rage, opposant les partisans d'Abd al Aziz, sultan légitime, à ceux de son frère Moulay Hafiz. Moulay Hafiz sort vainqueur du conflit, après avoir écrasé l'armée régulière au sud de l'Oum er Rebia en août 1908, et obtient la reconnaissance des grandes puissances européennes. Obligé d'emprunter de grosses sommes à Paris pour affermir son autorité, il veut créer de nouveaux impôts, mesure impopulaire s'il en est. Moulay Zin en profite pour se faire proclamer sultan à Meknès, et part à la tête de ses troupes assiéger Fez en avril 1911. Les Français envoient aussitôt une colonne pour secourir la ville. La seule base de ravitaillement organisée est celle de Casablanca, à 296 kilomètres de Fez. Une nouvelle base est donc installée à l'embouchure du fleuve Sebou, sept kilomètres en aval de Kenitra. On économise ainsi 126 kilomètres, mais il faut encore transporter tout le matériel à pied d'oeuvre. Quelques officiers proposent une alternative plus logique  : l'installation, le long de la piste Casablanca-Rabat, d'une voie ferrée système Decauville, avec matériel Péchot et Decauville prélevé sur les approvisionnements de l'artillerie de forteresse. Cela n'empêche pas le général Moinier de dégager Fez le 21 mai 1911, puis de s'emparer de Meknes ; l'Espagne en profite pour occuper Larache et Ksar el Kebir, qui lui reviennent en vertu de l'accord de 1904. L'action de la France déborde les opérations de simple police définies par l'accord d'Algésiras. L'Allemagne en profite pour relancer la question marocaine. Le "coup d'Agadir", le ler juillet, provoque une nouvelle crise et de nouvelles négociations. Un premier accord est paraphé le 11 octobre  : les intérêts économiques allemands seront préservés au Ma- 7_‘_ ? campageteavoc 90Y-19o8 - CASABLANCA. - Le Général Lyautey, le General d'Amade, les Officiers d'État-Major roc. En matière ferroviaire, la priorité devra être donnée à la construction d'une ligne Tanger-Fez. En contrepartie, l'Allemagne s'engage à ne pas entraver l'action de la France au Maroc et donne son accord pour l'établissement du protectorat. Le traité définitif est signé le 4 novembre 1911. Le 30 mars 1912, la convention de Fez institue le protectorat et établit au Maroc un régime analogue à celui de la Tunisie sous la direction du nouveau résident général, Lyautey. d 4. o mit L'aventure des chemins de fer militaires du Maroc peut commencer. (À suivre) Jean-Pierre VergeeLarrouy Enseigne l'histoire dans un grand lycée des Landes. Auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire du rail français, ses nombreuses recherches concernent plus particulièrement le Midi, le Nord, le PO, les chemins de fer secondaires et coloniaux. Aspects techniques des premiers chemins de fer marocains 77/À l'origine, les bâtiments de gare étaient de simples constructions en bois, avec toit en tôle ondulée, établis à titre "provisoire". Dans les zones "agitées", ils étaient enclos à l'intérieur d'un mur d'enceinte aménagé pour la défense, formant un véritable petit fortin. Dans chacune de ces installations, un poste militaire veillait à la sécurité du personnel et des installations et fournissait dans la journée des "vedettes" qui surveillaient les abords de la ligne et protégeaient les ouvriers de la voie. Pour la ligne primitive de Casablanca à Ber-Réchid, établie en voie de 50, on utilisait le rail en acier de 7 kg/m. Celui-ci était fourni par Decauville (voie type n°5) ou Weitz (voie n°17). La disparité des lignes d'origine, construites sans programme précis, se reflétait dans les installations fixes qui avaient échappé à tout souci d'unification. Le seul point commun était le rail. Le reste était laissé à l'appréciation des constructeurs. Sur les lignes Casablanca-Rabat et Oujda-Taza, la voie était constituée d'éléments droits et courbes Péchot type militaire, de 1,25m,2,50m, ou 5 mètres de long, rivés sur traverses métalliques avec ballast en pierre. Les premières machines utilisées sur les lignes du Maroc occidental furent des 020 + 020 T type Péchot transférées de la métropole. Prévues à l'origine pour la desserte des forteresses, elles ne donnaient pas entière satisfaction. Elles auraient été réexpédiées en France en décembre 1914, pour les besoins du front. Le matériel roulant était essentiellement fourni par la firme Decauville, qui devait livrer un total de plus de 700 voitures et wagons spécialement étudiés pour le Maroc. En règle générale, tout ce matériel était, à l'exception des fourgons, monté sur bogies. JEAN-PIERRE VERGEZ-LARROUY Correspondances n°8 - 21



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