Correspondances ferroviaires n°7 jun/jui 2003
Correspondances ferroviaires n°7 jun/jui 2003
  • Prix facial : 8,50 €

  • Parution : n°7 de jun/jui 2003

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (212 x 278) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 71,4 Mo

  • Dans ce numéro : de l'Est à la SNCF...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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perçoit trois périodes quant aux créations ferroviaires de son père. Il s'agit d'abord des relations directes entre Als-Thom et Paul Arzens depuis 1938 et jusqu'à une date imprécise vers 1950. Vient ensuite la période de monopole de Paul Arzens qui - au moins officiellement - traite avec la SNCF et non avec les industriels. La troisième période commence avec les dessins relatifs au TGV, ce dernier marquant l'ouverture du marché du design ferroviaire français à d'autres créateurs et donc la perte du monopole de Paul Arzens. Je pense pour ma part qu'il convient d'ajouter une quatrième période qui se situerait en amont des trois précédentes  : celle au cours de laquelle Paul Arzens crée "sur le papier" des locomo- 22 - Correspondances n°7 reL fi‘i SF tives sans qu'elles lui aient été commandées et sans qu'il sache que celles-ci pourraient se concrétiser un jour. Cette première période couvrirait les années 1930 et pourrait se chevaucher avec l'époque de la collaboration directe avec Als-Thom si on y incorpore certains projets tels que le dessin de l'autorail panoramique X 4200 daté de 1946. Les RGP, ou les débuts du monopole Arzens Sortis en 1954, les autorails RGP 2 X 2701 à 20 sont, d'un point de vue technique, assimilables à des X 2400 associés en permanence à une remorque (XR 7701 à 20). Depuis sa première apparition en 1952, le moteur MGO promet d'apporter au matériel moteur français un groupe répondant à ses besoins dans la gamme des 400 à 1600 ch. En attendant la disponibilité de ce moteur, qui équipera les RGP 1 X 2721 à 38 à partir de 1955 (2), la construction des RGP 2 fondée sur la conception des X 2400 semble n'être qu'une solution d'attente. Cela explique sans doute que la caisse de l'élément moteur des RGP 2 doive se contenter de rester très proche des X 2400. En conséquence, Paul Arzens crée la livrée "lézard vert" des RGP 2 en peignant une photo d'X 2400. Chose plus surprenante, c'est sur un autre tirage de la même photo que sera créé le nez des RGP 1, pour lesquels l'artiste dispose de plus de liberté. Il peut ainsi donner du caractère à ces rames en les dotant de leur nez caractéristique. Celui-ci pourrait être emprunté à la face frontale de l'CEuf (3), cette voiture construite par l'artiste en 1942. Quant à l'aspect extérieur des RGP 2 et RGP 1, Paul Arzens s'attache à les harmoniser. Sur ses projets, il tente, en peignant en noir le trumeau central du pare-brise des RGP 2, de simuler une grande baie centrale semblable à celle des (2) Les RGP 1 sont postérieures aux RGP 2, les chiffres 1 et 2 correspondant au nombre de moteurs (deux moteurs de 300 ou 320 ch sur les RGP 2, un moteur de 825 ch sur les RGP 1). (3) L'CEuf et La Baleine - les deux voitures construites par Paul Arzens - sont aujourd'hui au Musée de Mulhouse. T -LA-A-1
Page de gauche, de haut en bas : - Ce dessin de 1954 compte parmi les études de style des futures 060 DB (CC 65 000). Remarquez le pare-brise panoramique, mais aussi la ligne marquant la limite haute des jupes de bas de caisse, prédisposant celles-ci à l'application d'une teinte spécifique. Il en est de même pour le pavillon renfermant les systèmes de refroidissement. - Peut-être réalisé dans le cadre des marchés à l'exportation, cette CC 65 000 a sa ligne définitive, niais cherche ici sa livrée. Ci-contre : Bien avant la commande des BB 66 000, ce dessin du début des années 1940 (1943 ?) est une étude de Paul Arzens pour une BB diesel "rond-switcher" à cabine décentrée. La couleur orange des Y 8000 créés trente ans plus tard est dejà là ! RGP 1. D'autre part, il semble que ce soit avec les RGP que Paul Arzens commence à dessiner les aménagements intérieurs du matériel SNCF. En 1956, il contribuera au début des TEE en modifiant les aménagements des RGP afin d'accroître le confort sur les RGP TEE X 2771 à 2781 qui, associées aux remorques XRS 7771 à 79, assureront des services TEE jusqu'à la fin du service d'hiver 1964-65. Paul Arzens participe également à la réunion tenue en Suisse qui mène à la définition de la livrée rouge "lie de vin" et crème des TEE (4). Les (4) A l'origine du projet TEE, il était prévu que les teintes des aménagements intérieurs des rames automotrices (SNCF, NS/CFF, FS et DB) seraient communs aux différents matériels employés en service TEE. En fait, seules les teintes extérieures ont été partagées par la première génération de matériel TEE (automoteurs TEE). années 1950 sont aussi celles des.'marchés à l'exportation et l'artiste travaille en 1955 pour l'autorail du roi du Maroc (sorti en 1957) avant d'apporter en 1956 sa contribution à des autorails Renault destinés à l'Algérie. Du Vista-Dome de 1946 à l'autorail panoramique En 1959, alors que le département ferroviaire de Renault donne de sérieux signes de déclin, La Régie sort les dix autorails panoramiques (X 4200) qui intègrent quantité de solutions originales (voir Correspondances n°1). Cependant, il est clair dès la conception que la disposition de la mécanique poserait des problèmes de refroidissement, ce qui ne manqua pas d'arriver. Cette considération explique qu'il n'ait jamais été question de construire plus de dix panoramiques. Cela n'empêche pas les X 4200 d'être des engins "porteurs d'image". L'intérêt de Paul Arzens pour les matériaux novateurs explique peut-être en partie la construction non conventionnelle en son temps du nez et du pavillon des panoramiques. Comme ce sera le cas pour de nombreux autres engins, l'X 4200 se fonde en fait sur un dessin très antérieur au dé- marrage du processus industriel qui mènera à sa concrétisation, puisque Paul Arzens signe dès 19461e diagramme quasi définitif des X 4200. En fait, ce dernier emprunte autant à l'CEuf (1942) qu'au matériel remorqué américain "Vista - dome". C'est d'ailleurs ce nom que Paul Arzens donne à son autorail lors de sa création dans les années 1940. Comme les RGP, les panoramiques sont destinés - lors de leur conception - à des services prestigieux pour lesquels était née la livrée dite "lézard vert". Il est donc naturel que sur certains projets de décoration des X 4200 ceux-ci revêtent la livrée vert et crème (avec le même plan de peinture que la robe rouge et crème finalement retenue). Développés parallèment aux X 4200, les X 2800 sont dits "services courants" sur le projet (NDLR : officiellement, les documents de la SNCF les désignent comme "autorails tous services"), c'est peut-être pourquoi la SNCF ne semble pas avoir fait appel à Paul Arzens pour leur décoration. Les premiers diesels de ligne Avec l'arrivée des premières séries de locomotives diesels de ligne, un nouveau champ de création s'ouvre pour l'esthétique ferroviaire. Bien que Paul Arzens situe en 1954 ses travaux relatifs à l'aspect des 060 DB (CC 65000), le dessin de cette machine est déjà largement pressenti dans des projets d'avantguerre. Aujourd'hui préservée au Musée de Mulhouse, la maquette en laiton d'une 2D2 réalisée en 1937 porte en elle les bases de l'aspect des CC 65000. On y trouve déjà le double jonc ceinturant la caisse, mais aussi et surtout, les cabines en retrait. Il en résulte un dessin de machine "à capots" qui restera unique parmi les locomotives françaises alors qu'il marquera profondément les engins diesel américains construits entre 1934 et 1964. Correspondances n°7 - 23



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