Correspondances ferroviaires n°5 fév/mar 2003
Correspondances ferroviaires n°5 fév/mar 2003
  • Prix facial : 8,50 €

  • Parution : n°5 de fév/mar 2003

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (212 x 278) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 74,3 Mo

  • Dans ce numéro : le tramways de Nantes.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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mummufflumm GENS DU RAIL CM : un secondaire mort de l'inflation liffMier °AIT* s Texte : ÉRIC FRESNÉ VICTIMES DE L'AUTOMOBILE, LES "DÉPARTEMENTAUX" ? ALLONS DONC : BON NOMBRE SONT DÉJÀ CONDAMNÉS DANS LES ANNÉES 30, À UNE ÉPOQUE OÙ L'AUTO EST EN- CORE BIEN LOIN D'ÊTRE POPULAIRE ! ET SI C'ÉTAIT PLU- TÔT L'ENVOLÉE DES PRIX ET DES SALAIRES, AU LEN- DEMAIN DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE, QUI ALLAIT INCITER LES EXPLOITANTS PRIVÉS DES RÉSEAUX SECONDAIRES 2% JETER L'ÉPONGE ? ENQUÊTE SUR LE CAS DES LIGNES CM DE LA LOIRE- INFÉRIEURE. 16 - Correspondances n°5 pour les chemins de fer du Morbihan (C.M.) et son personnel, la fin de la Grande Guerre marque le début d'une très longue période d'agitation sociale qui ne trouvera son épilogue que dans la fermeture du réseau vingt ans plus tard. Comme la plupart des réseaux secondaires français, lesC.M. ont été créés à la toute fin du dix-neuvième siècle pour exploiter les voies métriques du département du Morbihan et des lignes du département voisin de Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique). Ils sont donc créés durant une période de stabilité monétaire vieille de près d'un siècle. Les employés de la
compagnie ont des revenus certes modestes, mais dont la régularité limite largement les tensions sociales. Après l'armistice de 1918, les nations européennes ayant largement puisé dans leurs réserves d'or pour financer l'effort de guerre, l'inflation s'installe durablement. La compagnie doit alors faire face à la hausse du prix des matières premières, en particulier du charbon, et à un ralentissement des activités de transport. Les tarifs étant établis par convention avec le département, elle ne peut donc pas compenser ses pertes en augmentant ses tarifs. En conséquence, c'est le personnel qui va faire les frais de la situation. La grille salariale de 1914 est toujours appliquée après guerre, mais le "franc Germinal" perd 80% de sa valeur entre 1919 et 1924. Le pouvoir d'achat des employés est amputé en conséquence. En outre, le groupe Jeancard, mené par Joseph, le fondateur, puis par son fils Louis, est tout sauf progressiste en matière sociale. L'application de la journée de 8 heures en 1919 n'est obtenue que sous la contrainte de l'administration de tutelle. En 1924,1a compagnie édicte un nouveau statut, qui ne peut être que qualifié de répressif. Le licenciement est permis sous quinzaine et l'avancement se fait au bon vouloir des chefs de service. La situation des employés desC.M. n'est donc guère enviable. Devant les demandes insistantes du personnel et face à l'intransigeance du groupe Jeancard, le conseil général de Loire Inférieure finit par trancher en 1926. Un crédit exceptionnel est débloqué et les employés se voient accorder une "prime de vie chère" correspondant à environ 15% de leur salaire ainsi qu'une indemnité de résidence pour les roulants. Louis Jeancard n'a rien concédé à son personnel, il a juste fait peser le poids des charges salariales sur le département et le fond du problème n'est pas encore réglé. En effet, d'une manière générale, les employés desC.M. ont toujours été assez mal payés par Page de gauche : Herbignac, gare centre du réseau de la Loire-Inférieure des CM (Photo  : DR/ColL  : Éric Fresné). Ci-dessus : Saint-Joachim (Loire-Inférieure) à l'arrivée du train de La Roche-Bernard. Notez la curieuse disposition sans porte du rez-de-quai du BV, la vente des billets s'effectuant dans l'aile du bâtiment à gauche (Photo:  : Éric Fresné). Ci-contre  : Bien que les CM soient établis en site propre, la gare de La Chapelle-des-Marais semble bien peu séparée de la voirie. (Photo  : DR/Coll.  : Jean-Pierre Vergez-Larrouy). a'mite 16 SAINT-JOACHIM (Loire-Inf.) - La Gare Arrivée du tram de la Roche-Bernard rapport à leurs collègues des autres secondaires de Loire Inférieure et cet écart ne s'est pas réduit avec la crise économique. Vers 1928, un mécanicien du dépôt d'Herbignac touche environ 1800 francs par an de moins que son collègue des chemins de fer économiques ("Petit Anjou") et 2000 francs de moins que sur la ligne de Nantes à Legé. Certes, le coût de la vie dans la région nazairienne ainsi que la concurrence à l'embauche avec les forges de Trignac et les chantiers na- vals nazairiens font que les cheminots y sont un peu mieux lotis que leurs collègues travaillant sur le Morbihan. C'est un autre argument employé par Jeancard pour ne pas négocier d'augmentation... Finalement, 120 agents travaillant sur les lignes de Loire Inférieure déposent une pétition et réclament 10% d'augmentation pour toutes les catégories d'employés. Dans l'esprit de ces employés, cette demande vise, non à faire jeu égal avec les autres compagnies, mais à re- jii - L4 CHAPE1 1 E-DES-,11_410: 1 (1.t.7 la Correspondances n°5 - 17



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