Correspondances ferroviaires n°3 sep/oct 2002
Correspondances ferroviaires n°3 sep/oct 2002
  • Prix facial : 8,50 €

  • Parution : n°3 de sep/oct 2002

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (212 x 278) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 132 Mo

  • Dans ce numéro : l'âge d'or de la vapeur Ouest.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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68 - Correspondances n°3 Ci-contre, de haut en bas : - En octobre 1957, les DFB n°3 et n°4 posent pour la postérité à l'entrée du bâtiment de dépôt (Photo  : DIUColl. : Eric Fresné). - En octobre 1957, une DFB vient de partir de la bascule de Housse, visible à l'horizon, et se rend à la râperie en tête d'une rame de tombereaux métallisés, sans doute d'origine anglaise (Photo  : DR/Coll. : Eric Fresné). - La DFB n°4, en chauffe, sur la voie du dépôt (Photo  : DR/Coll  : Eric Fresné). Page de droite : La DFB n°2, reconnaissable à ses phares électriques, tracte un train de tombereaux vides. Au début des années soixante, le matériel remorqué, déjà âgé, est dans un état de délabrement assez avancé... (Photo  : Guy Laforgerie/ColL  : Bruno Duchesne). ment de la cour de stockage, raccourcie mais élargie. Les voies de déchargement sont cette fois établies en courbe. La râperie de Cramaille dispose également de deux bascules, disposées aux extrémités de la ligne principale et complétées par des aires de chargement. La bascule de Housse occupe un vaste triangle coincé entre deux routes. La voie principale longe ce chemin et se termine par une demi-lune et un tiroir. Trois voies de chargement largement espacées s'en détachent et se répartissent sous un hangar. Le seul bâtiment fermé est celui qui abrite la bascule. A l'autre extrémité du réseau, la bascule de Beugneux possède, du moins sur le plan d'origine, deux voies couvertes plus deux voies à l'air libre. La ligne parvient au hangar en passant par un faisceau de réception à trois voies parallèles. La construction de deux fosses à pulpes étant prévue, un embranchement est censé quitter la voie principale à l'entrée du terrain. Dans les années vingt, seules les deux voies couvertes subsistent et une troisième voie se prolonge au-delà du hangar vers le village de Beugneux. Le dépôt Le plan d'origine (1907) ne laisse apparaître aucun bâtiment de garage pour les machines, ce qui ne veut pas dire qu'il n'en existe pas un dès cette époque. Par contre entre les deux guerres, une remise à une voie sur fosse est installée à l'extrémité de l'impasse située derrière les hangars. Ce tout petit dépôt est même allongé de 5 mètres dans les années trente. Toutefois, il est incapable d'accueillir les quatre DFB du parc et il doit laisser la place, en 1944, à un grand atelier à deux voies, dont l'origine est reportée au-delà de l'aiguille d'entrée de l'usine, vers Housse.
Le matériel roulant Comme c'est souvent le cas pour les chemins de fer betteraviers, seul le matériel de traction est assez bien connu. Avant 1914,1a seule machine utilisée semble être la 020 T n°4085 fournie par Orenstein & Koppel au moment de la construction de la ligne. Il est pratiquement acquis que cette machine n'a pas survécu à la Grande Guerre. Les quatre années d'interruption ont dû, comme cela s'est passé ailleurs, disperser le matériel tout le long du front au gré des utilisations militaires. Après les hostilités, la société Say fait l'acquisition d'au moins deux 040 T DFB (Deutsche Feldbahn - en langue allemande, littéralement "chemin de fer de campagne", le terme "campagne" étant à prendre dans son sens militaire) auprès de la société Couthon qui procède peut-être également à l'établissement des nouvelles voies. Ce sont des machines relativement récentes (1917 ou 1918) construites par Henschel (n°15256/DFB 1517 et n°15271/DFB 1532). Elles reçoivent les numéros 1 et 2 (peints au pochoir sur les caisses à eau). La numéro 3 figure à l'inventaire depuis les années vingt, mais aucune information n'existe sur son origine. Dans les années 50, il existe une quatrième machine, une Krauss (n°7373/DFB 1599) livrée par Couthon plus tardivement, sans doute à la fin des années trente et logiquement immatriculée "4". Ces quatre engins ont conservé leurs tampons militaires et leur système d'attelage avec ressorts de rappel. Toutefois, les plateaux de tampons sont largement agrandis, ce qui permet d'atteler aussi bien les wagons "brigade" que les tombereaux civils à essieux, dont la hauteur de tamponnement est largement supérieure à celle du matériel allemand. L'attelage se fait avec une maille horizontale qui traverse le tampon. Au moins deux des machines ont conservé leur système d'alimentation d'eau par aspiration et son tuyau enroulé sur la sablière arrière. La numéro 2 possède un éclairage électrique, constitué de deux phares fixés au bout des caisses à eau et deux autres enchâssés dans la tôle arrière de l'abri. En l'absence de tout état numérique précis, seules les photographies permettent d'établir un semblant de typologie du matériel roulant. Une photographie de catalogue datant de 1910 environ montre très clairement la 020 T Orenstein et Koppel en tête d'une rame de tombereaux. Ces wagons, construits également par O & K, sont des tombereaux à essieux de 4,5 mètres cubes. La caisse, en bois et cornières métalliques, est renforcée par deux arceaux en ogive assez caractéristiques. Il est établi que ces wagons ont été utilisés, en compagnie de wagons Pétolat provenant de la sucrerie de Ciry- Salsogne et de matériel militaire, sur le réseau de l'artillerie situé au sud du triste Chemin des Dames. La réquisition des wagons Cramaille paraît assez logique et ils n'ont pas dû résister à la dernière année de guerre, au cours de laquelle cette région fut le théâtre de la dernière offensive de l'armée allemande. Après la guerre de 14, le matériel présent à Cramaille est beaucoup plus disparate. Les premières unités sont des tombereaux à caisse débordante, montée sur deux essieux suspendus par des ressorts à boudins. La caisse elle-même est en planches et cornières. L'attelage est du type tulipe, comme celui qui est en usage sur le T.P.T. Les autres tombereaux à essieux visibles sur les documents datant de la fin de l'exploitation présentent un châssis à longerons extérieurs. Un exemplaire de cette série a été préservé et restauré sur le pt'it train de la Haute Somme. Ils portent des numéros Correspondances n°3 - 69



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