Correspondances ferroviaires n°2H janvier 2004
Correspondances ferroviaires n°2H janvier 2004
  • Prix facial : 8,50 €

  • Parution : n°2H de janvier 2004

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (212 x 278) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 105 Mo

  • Dans ce numéro : l'art de composer les trains d'autorails.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Ci-dessus : Les deux autorails Corpet-Louvet SNCF ZZCL 1001 et 2 (ex-État ZZy 25001 et 2) livrés en 1937 sont sans doute les unités d'avant-guerre qui ont poussé le plus loin la recherche de la meilleure adéquation pour tracter des voitures du parc "voyageurs"courant. Ces autorails sont propulsés par deux diesels donnant un total de 550 ch et une transmission électrique, installés à une extrémité dans une "chambre des machines", l'autre extrémité de l'autorail reçoit le fourgon et une chaudière dont la vapeur alimente le chauffage des voitures voyageurs tractées - une ou deux unités suivant les relations assurées, de types à portières latérales ou à compartiments et soufflets, à essieux ou à bogies. Page de droite, de haut en bas : - Conception similaire pour les Brissonneau et Lotz ZZBL 1001 et 2, livrés en 1939 à la région Sud-Ouest de la SNCF, et auxquels on confiera la traction d'une ou deux voitures d'express sur des parcours en antenne. Deux diesels SGCM, donnant un total de 400 ch, installés dans une "salle des machines", transmission électrique et chaudière à mazout produisant la vapeur pour chauffer les voitures tractées. - Automoteurs prestigieux de la Compagnie du Nord, les rames TA R rouleront sur les régions Nord, Est et Sud-Est de la SNCF. Composition normale à 3 caisses avec deux motrices XF 1000 ou 1100 encadrant une remorque centrale XR 3000. (Photos : DR/ColL  : lehan-Hubert Lavie) sée de Mulhouse. Malgré sa taille réduite, cet ancêtre comporte attelages et tampons ; d'ailleurs, il a terminé sa carrière comme locotracteur, à manoeuvrer des wagons ! Attelages, tampons, portières latérales, construction lourde mais aussi grand gabarit, en 1929, la firme Renault livrait encore, notamment au PLM, son automotrice à essence PS présentant toutes ces caractéristiques... 10 HS - Correspondances n°2 L'autorail, fils de la crise économique mondiale 1931 : venue des USA, la crise économique arrive en France. Les ventes d'automobiles chutent et les constructeurs des modèles les plus luxueux sont plus particulièrement touchés. Une reconversion partielle dans la construction d'engins ferroviaires représente, pour ces firmes, une bouée de sauvetage. C'est l'argument qui est toujours mis en avant par les historiens ferroviaires... Reste à comprendre les raisons de cet engouement pour les "automotrices à moteur à explosion" - comme on appelle alors les autorails, plutôt que pour une reconversion dans la construction de camions, par exemple ; bref, pourquoi plutôt le rail que la route ? En fait, le passage aux affaires du Cartel des gauches (1924/1926) a montré que l'idée d'une nationalisation des chemins de fer français commençait à germer dans les têtes. Et une fois le rail nationalisé, on ne sait trop comment seront organisés les transports publics des personnes et des biens. D'autre part, le début des années 30 est une période au cours de laquelle un certain dirigisme économique a le vent en poupe - et pas seulement à gauche ! C'est bien en suivant la ligne du temps que le 27 mars 1934, Raoul Dautry, le directeur du réseau de l'État, présente au ministre des travaux publics Pierre-Étienne Flandin, un "Rapport relatif à l'amélioration des grands réseaux de chemins de fer et à la coordination des transports ferroviaires et routiers". Le 19 avril 1934, le décret-loi sur la "Coordination des transports" est voté et, dans sa première mouture, il avan- tage le chemin de fer. Au grand dam des constructeurs automobiles ? On peut le supposer si l'on ignore que tous ces dirigeants - du rail comme de la route - se connaissent, se fréquentent et souvent, malgré des idées et des intérêts divergents, s'apprécient ! D'ailleurs, quand Dautry fait voter "sa" coordination, le réseau de l'État qu'il dirige possède à lui seul la moitié du parc d'automotrices thermiques français  : lennemi" des firmes automobiles est aussi l'un de leurs plus précieux clients d'automotrices ! Côté "technique", en concevant leurs automotrices à moteur thermique, les constructeurs d'automobiles font appel à tout le savoir faire mis en oeuvre dans leur domaine industriel en développant plus particulièrement une recherche constante de l'allègement pour améliorer les performances. Ils disposent d'une précieuse alliée avec la Société de l'Aluminium Français  : ce n'est pas un hasard si durant plusieurs années, la couverture de "Traction Nouvelle", la revue spécialisée des autorails, est recouverte d'une fine pellicule d'aluminium offerte par son plus gros "annonceur" ! Et les ingénieurs de l'automobile travaillent aussi de concert avec leurs confrères de l'aéronautique lorsque leur entreprise comporte un département "avions"  : Michelin réalise des carlingues et les avions Renault sont alors célèbres... Démarrage en solo Le début des années 30 voit ainsi paraître un nombre important d'automotrices thermiques prototypes dont la quasi-totalité ne
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