Correspondances ferroviaires n°15 oct/nov 2004
Correspondances ferroviaires n°15 oct/nov 2004
  • Prix facial : 9,50 €

  • Parution : n°15 de oct/nov 2004

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (214 x 278) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 75,0 Mo

  • Dans ce numéro : réseau breton, le dernier cheval noir.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Mise à disposition au Réseau Breton out 1958:141 TC 5 3- -8-10-12 Juin 1960  : 141 TC (5) 3-4-8-12-20 u Mars 1967  : 141 TC (11) 1-2-3-4-6-8-9- 11-12-13-20 juin 1969  : 141 TC (11) 2-3-4-6-8-12-13-16- 17-18-19 Juin 1970  : 141 TC (8) 3-4-6-8-12-16-18-19 JACQUES MARIBON La carrière particulière « des 3 141 TC 10 et 20 sur la ligne de Plouaret/Lannion Jusqu'au 30 mai 1959,1a desserte omnibus de Lannion est assurée par la loco 3-131 TA 502 du dépôt de St-Brieuc. La 3-131 TA 566 prend la suite jusqu'à sa mutation à Rouen -Martainville, notifiée par une lettre du service régional Ouest datée du 14 novembre 1959. Le service omnibus est alors repris par la 3-141 TC 20 sortant d'un levage réalisé à Achères le 17 février 1959 ; elle est cédée par son point d'attache Paris-Batignolles au dépôt de St-Brieuc, où elle est la seule "TC" à ne pas avoir de contrat de mise à disposition au Réseau Breton. Par la suite, en remplacement de la "TC 20", il semble que la 3-141 TC 10 soit toujours restée à St-Brieuc, après son levage à Rennes le 24 mai 1960, pour assurer la desserte de la ligne SNCF Plouaret/Lannion, sans jamais retourner sur le Réseau Breton. Du 30 mai 1959 au 30 septembre 1962, date à laquelle la résidence de Lannion est supprimée, la traction des omnibus est assurée par une 3- 141 TC. Au 30 septembre 1962,1a desserte voyageurs est améliorée par l'introduction d'autorails. L'ensemble du service de matinée est pris en compte par les agents de conduite de St-Brieuc, celui d'après-midi, ainsi que les deux trains de marchandises, par les agents de conduite de Brest. Au cours de la période considérée, la traction des trains express temporaires diurnes 581 et 582 et des express nocturnes 589 et 590 a toujours été assuré par des I41 P et leurs équipes du dépôt de Rennes. JACQUES MARIBON 6 - Correspondances n°15 Charentes (par exemple des B 3 ou des B 2 C 2 du Second Empire !) engagées dans des trains panachés avec des voitures prussiennes à portières latérales. Mais toutes ces voitures anachroniques viennent de disparaître en 1958, laissant place aux B6q modernisées Ouest à deux essieux pour les roulements réguliers, les forcements étant confiés à des B7t à deux essieux et portières latérales multiples, c'est-àdire à des voitures de même origine, mais non modernisées. Certains jours, il est possible de voir des rames "voyageurs" de six voitures avec un fourgon D métallisé État. La composition des MV répond, pour sa part, à des règles particulières. Comme pour les trains de marchandises, le fourgon de queue est un "fourgon frein" du parc "marchandises", peint en "brun" puis en "rouge wagon" et portant le matricule " M", puis "Uk" en marquage UIC. Il sert à immobiliser la rame, grâce à son frein à vis, pendant que la locomotive du train accomplit les manoeuvres nécessaires à la livraison et à l'enlèvement des wagons dans les gares intermédiaires. C'est dans ce fourgon que pren- nent place les agents d'accompagnement du train, chargés des manoeuvres. L'été, la voiture - ou parfois deux, rarement trois - est placée à l'arrière du train, juste avant le fourgon de queue, afin d'éviter aux voyageurs les nombreuses manoeuvres ponctuées de secousses, engagées dans toutes les gares pour livrer ou prendre en charge les wagons sur les voies de débord, la halle, le portique, etc. Des manoeuvres auxquels les voyageurs des mois d'hiver n'échappent pas, puisque l'obligation de chauffer l'intérieur de la voiture oblige le Réseau Breton à l'atteler derrière la locomotive et donc à participer à toutes les manoeuvres de celle-ci dans chaque gare desservie. Pour contourner cette règle de composition, un ancien agent de la gare de Guingamp m'a raconté comment, pour éviter de changer de bout, une parade avait été utilisée consistant parfois à placer une voiture en tête et une voiture en queue du train sous couvert d'un rapatriement de matériel vide ! Quant au fourgon frein "M" puis "Uk" muni d'un poêle, il peut s'affranchir du chauffage fourni par la machine.
Courants de trafic  : les mystérieux STEF de Paimpol Les marchandises à l'arrivée sont variées  : engrais, matériels agricoles, boissons, etc. À l'expédition, la desserte des ports de Paimpol et de Pontrieux comme la présence de wagons STEF dans les trains laisseraient présumer un important trafic de marée. Mais tous les témoignages concordent avec celui de Marcel Turquet  : la "marée" ne fut pas un courant de trafic dominant à Paimpol. Certes, les STEF photographiés sur le quai du port manoeuvrés par une 3-141 TC devaient très certainement charger du poisson, mais les STEF n'étaient pas fréquents sur les quais du port de Paimpol, où l'on a longtemps transbordé du maërl des bateaux aux wagons-tombereaux, maërl expédié à destination de nombreuses gares du Réseau Breton ou des lignes bretonnes environnantes pour des agriculteurs qui appréciaient cette matière économique pour enrichir leurs sols. C'est d'ailleurs ce transport de maërl à destination d'autres gares du Réseau Breton qui justifia, nous dit Marcel Turquet, la présence du double écartement "voie normale/voie métrique" entre Guingamp et Paimpol jusqu'au début des années 50, afin d'éviter un transbordement sur de courtes distances ! Quant aux 3-141 TC roulant sur les quais, elles furent encore plus rares que les STEF, en raison de leur masse importante par essieu ; en dernier lieu, c'est un tout petit locotracteur Y 2200 loué à la SNCF qui assurait la desserte. Mais alors, quelle marchandise transportaient donc ces nombreux STEF vus dans les dé- Page de gauche  : Manoeuvre de formation d'une rame, ce jour-là, le train de Paimpol est long ! Devant le fourgon frein, notez la présence de deux STEF, d'un grand couvert moderne Gas 8.16, puis d'un G4 Europ avant un petit céréalier à essieux (Photo  : Marcel Le Guay). Ci-dessous  : Vapeur, chalutier et vieux gréements  : desserte portuaire à Paimpol avec une 3-141 TC (Photo  : Denis Fournier Le Ray).



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