Correspondances ferroviaires n°15 oct/nov 2004
Correspondances ferroviaires n°15 oct/nov 2004
  • Prix facial : 9,50 €

  • Parution : n°15 de oct/nov 2004

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (214 x 278) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 75,0 Mo

  • Dans ce numéro : réseau breton, le dernier cheval noir.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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trois fois deux coups ou trois fois trois coups annonçant les trains pairs ou impairs. Les stations importantes possédaient pour certaines aiguilles situées aux entrées de gare, des indicateurs de position à deux faces jaunes qui disparurent peu à peu. Que dire des gares du parcours ? Elles possédaient toutes, dans la partie "marchandises", une voie transversale avec une batterie de plaques tournantes déjà peu utilisées car l'empattement des wagons tendait de plus en plus à dépasser le maximum autorisé par des plaques de 4,40m. Ces wagons quel que soit leur réseau m'apparaissaient toujours comme peints en brun plus ou moins rouge et je n'ai guère de souvenirs du gris PLM qui commençait à disparaître. Le plus beau BV de la ligne était sans contexte celui de Gex qui avait été sous-préfecture (ce qu'elle est redevenue). Il appartenait au classique "type 5 portes" du PLM. C'est Divonne-les-Bains qui disposait des installations les plus importantes quant au nombre de voies mais en dépit de son statut de ville thermale, les bâtiments ne brillaient pas par leur élégance. On avait ajouté au banal BV primitif, un magasin et un bâtiment pour la douane car c'était une gare frontière ; sur les trois voies à quai, une était affectée au Divonne-Nyon qui, appartenant à une société privée était exploité par les CFF. Le train suisse Divonne à Nyon était réduit à sa plus 68 - Correspondances n°15 simple expression  : une voiture à trois essieux et un fourgon remorqués par une 220 tender ex-Jura Simplon qu'on ne retournait pas. La voiture très longue, à plates-formes en bout était remarquable par son empattement encore plus long que les 8,40 m des banlieues PLM mais l'essieu central se déplaçait latéralement monté sur un chariot coulissant sous le châssis. Un spectacle à ne pas manquer était le tournage des locomotives PLM sur le pont tournant de Divonne qui était trop court pour l'ensemble machine + tender, il fallait en effet, après avoir amené le tender sur le pont tournant, découpler toutes les connexions eau et air, dételer la 140 B ou L qui se garait sur la voie de la remise. On tournait alors le tender que l'équipe poussait ensuite sur la voie d'entrée puis la machine était à son tour virée et rejoignait son tender. Il fallait refaire l'attelage et rétablir les connexions eau et air. Bien entendu, tout ceci se faisait à bras d'hommes et sans moteur pour virer le pont tournant. On comprend aisément que Bellegarde-Divonne fut la première ligne de l'étoile de Bellegarde à être diesélisée ! Les locomotives employées étaient au début des 140 B remplacées peu à peu par des 140L. J'ai souvenir que les premières, dans les rampes menant à Gex émettaient des gémissements caractéristiques que l'on enten- dait depuis la route du Col de la Faucille. Peutêtre n'avait-on pas suffisamment travaillé les circuits de vapeur et il manquait une Chapelon au PLM ! En 1937, j'eus une grosse surprise, je vis arriver en gare de Gex, le premier ABJ en livrée gris et bleu roi bien entendu pourvu du seul attelage Willison. C'était nouveau, inattendu, mais cela annonçait le commencement de la fin pour la vapeur et j'en fus un peu peiné. Les années de guerre passèrent et vers 1945, il y eut à nouveau du spectacle sur la ligne. A court de matériel, la SNCF utilisa des 230 A bien à la peine sur cette ligne et des 140 et 150 louées aux CFF qui écrasaient de leur masse imposante les petits MV qu'elles remorquaient. La SNCF était passée par là et tout devenait triste  : plus de couleurs PLM mais les inévitables 3e classes prussiennes accompagnées d'anciennes express PLM à trois essieux, A2B3t toutes revêtues du vert wagon standard. Les signaux de position d'aiguille disparaissaient, bientôt ce serait le règne des FNC puis des 150 CV puis des Picasso et la fin, à l'exception de quelques marches spéciales qui actuellement ne dépassent pas Péron-Farges. Ci-dessous  : Train MV, 5-140 L en tête, vers 1946 à Gex. Avant 1939, il n'existait pas de MV sur cette ligne où un aller-retour marchandises circulait chaque jour ouvrable (Photo  : DR/Coll.  : André Artur).
'ILS ONT PARTICIPÉ À CE N°Réseau Breton  : le dernier cheval noir'I emoin vivant de la traction vapeur Ouest, JACQUES MARI- BON a été chauffeur puis mécanicien vapeur sur cette région de 1947 à 1956. La lutte des classes rapportera-t-elle ? Professeur agrégé hors classe et formateur de professeur de l'enseignement technique et professionnel pour l'Éducation Nationale, formateur d'instructeurs pour le CFA de la Direction du matériel de la SNCF, CLIVE LAMMING a passé en Sorbonne un doctorat en histoire consacré à l'évolution des politiques et des techniques de traction à la SNCF. Le chemin de fer de 1900 et la révolution culturelle de l'Art Nouveau ILAN-MARC COMBE est historien des techniques, il est directeur du Musée Français du Chemin de Fer à Mulhouse. CC 1100  : derniers coups de bielles pour les mille-pattes des buttes Z1  : lautorail électrique", le vrai ! Desquesne & Giral  : les vieux chars ont le vie dure ! Lote FIEUX est journaliste à différents magazines techniques et l'auteur de deux ouvrages, l'un sur les BB diesel, l'autre sur les CC électriques aux Éditions LR Presse. Pouilly-sous-Charlieu, gare de bifurcation PLM Historien du PLM, FRÉDÉRIC TOUBLANC est professeur d'histoire et auteur du livre "Roanne et sa région à l'heure des trains du PLM". Paris-Gex ou les délices d'un "locospottern du PLM Fils d'un dirigeant de la CIWL, ANDRÉ ARTUR a l'occasion d'emprunter fréquemment les grands trains rapides du PLM dans les années 30. Vincent Cuny Abécédaire de la langue cheminote e- Ne percez s le Nord Classez.. osn. Correspondances. -ansdes'éérini 17,50 Euros pièce (16 teros pelé% lbetitté 38 Euros les troi (36 Euros pour tes aboint Disponible chez l_R-PR -13P 30 104 - F-56 401 AURAY Cede Tél.  : 02 97 24 01 65 - Fax  : 02 97 24 28 30. 9t I ? e tYw Iii Wï. Vincent Cuny, fils et petit-fils de cheminot, passionné de chemin de fer, nous dévoile dans ce petit ouvrage les richesses d'une langue haute en couleurs, dont certaines expressions ne sont compréhensibles que des seuls cheminots. Savez-vous ainsi ce que veut dire "réaliser des appuis" ou "décoller un train" ? Vous apprendrez également la signification de "démaillage" ou ce qu'est une "manoeuvre à la reniflade". Quant au sens caché derrière la verdeur d'expressions telles que "enculer un butoir" ou "avoir une R au cul", il est souvent bien innocent ! Un petit livre à consulter à l'occasion, comme un dictionnaire, ou à lire comme un roman de A à Z, joliment illustré de dessins humoristiques de Claude Buret. ABÉCÉDAIRE DL LA LANGUÉ CHEMINOT PAR VINCENT CUNY CHEZ LR—PRESSE, ILLUSTRATIONS DE'LAUDE BURET, 128 PAGES, FORMAT 10 x 21 CM, COUVERTURE SOUPLE  : 9, 9 0 € (VOIR BON DE COMMANDE EN PAGE III DE COUVERTURE) orrespondances n°15 - 69



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