Correspondances ferroviaires n°15 oct/nov 2004
Correspondances ferroviaires n°15 oct/nov 2004
  • Prix facial : 9,50 €

  • Parution : n°15 de oct/nov 2004

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (214 x 278) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 75,0 Mo

  • Dans ce numéro : réseau breton, le dernier cheval noir.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Ci-dessus  : Cette vue d'un chantier de préparation des coupons de voie posée sur traverses biblocs en béton révèle sur la droite une paire de portiques à commande hydraulique, destinés à la mise en place des coupons neufs de concert avec le traîneau remorqué par un engin à chenilles. Le camion rail-route qui transporte du petit matériel est probablement un Ford Canada. Notez que les traverses des coupons neufs sont posées sur une voie de service, ce qui permettra de glisser facilement sous un coupon une paire de diplorries lorsque l'on souhaitera acheminer un coupon neuf vers le chantier de pose (Photo  : Desquenne et Giral/Coll.  : Lok Pieux). d'origine, ces chenillettes ont une masse d'environ 6 t (blindage de 7 mm), sont équipées d'un moteur 6 cylindres Delahaye type 103 TT de 70 ch et filent à 38 km/h. Après la construction de ses chenillettes dans la seconde moitié des années 1930, Lorraine abandonnera la construction d'engins militaires. Sur la plupart des clichés d'époque, les chenillettes Lorraine disposent d'un train roulant avec six roues de route, encadrées par une roue tendeuse et un barbotin (le barbotin est la roue dentée qui entraîne la chenille). Néanmoins, il existe une variante, dite "chenillette légère", montée sur seulement quatre roues de route et plutôt destinée à accompagner l'infanterie. C'est cette version à quatre roues de route qui nous intéresse. Desquenne et Giral a en effet utilisé une Lorraine à quatre roues de route qui pourrait avoir pour origine un prototype de 1937 présenté à l'armée française, mais non adopté par celle-ci. Toutefois, Lorraine a produit quelques unités proches de ce prototype et destinées à un emploi civil (tracteurs forestiers). Certains de ces engins civils auraient été militarisés vers 1944 au cours de la Libération. Les Lorraine à travers la guerre Ayant le plus grand besoin de chasseurs de chars lors de la débâcle de mai-juin 1940, l'armée française modifie à la hâte des chenillettes Lorraine en les dotant de canons antichars 62 - Correspondances n°15 de 47 mm. L'armée française n'aura pas le temps d'éprouver ses nouveaux chasseurs de chars, mais l'idée est bonne et les Allemands ne s'y trompent pas  : ils adoptent immédiatement les véhicules ainsi modifiés qu'ils viennent de prendre à l'ennemi ! Loin d'être mises à la retraite à l'été 1940, les chenillettes Lorraine intègrent l'armée allemande où elles conservent leurs rôles initiaux, par exemple le transport de munitions, mais en tant que Munitions-Transport-Kampfwagen auf Lorraine-Schlepper (f), le "(f)" indiquant l'origine française de l'engin dans le système de dénomination allemand. Quant au chasseur de chars avec canon de 47 mm, il devient 4,7 cm PaK 181 oder 183 (f) auf Panzerjager Lorraine-S (f) dans les unités allemandes, où serviront également des variantes réalisées par les nouveaux propriétaires de ces machines, par exemple le lance-roquettes Stuka zu Fufi, et surtout des chasseurs de chars, des canons ou des mortiers automoteurs aux calibres les plus divers et atteignant 150 mm (par exemple, le chasseur de chars Marder I - réalisé à l'été 1942 - est un canon antichar de 75 mm monté sur châssis Lorraine). Plus surprenante est l'utilisation de Lorraine par les Anglais en 1940-42, mais pour l'entraînement uniquement. En 1941, lorsque l'Allemagne envahit l'URSS, l'armée allemande dispose dans ses rangs d'environ un millier d'engins hybrides composés d'un châssis français (chenillettes Lorraine ou Renault UE, chars Renault R 35) ou anglais et d'un armement lourd le plus souvent monté par les Allemands. En raison de leur robustesse, les chenillettes Lorraine ont bien mieux supporté l'hiver et les offensives russes que les autres engins comparables. Cela explique la survie de nombreux exemplaires que l'on retrouvera pendant la bataille de Normandie en 1944. Après la deuxième guerre mondiale, la Syrie emploie des Lorraine équipées de canons de 65 mm en compagnie de Bren Carrier dotés de canons antichars de 25 mm et cela, dans le cadre du conflit isrado-arabe de 1948-49. Un "char" chez Desquenne et Cirai ! Vers 1951, Desquenne et Giral récupère une chenillette Lorraine à quatre roues de route, à moins qu'il s'agisse d'un très improbable modèle à six roues raccourci et réduit à quatre roues. S'il est volontaire, le choix d'un modèle court s'explique facilement par le besoin de manoeuvrer sur une surface réduite  : celle de la plate-forme ferroviaire ! En effet, si les Lorraine tractaient des remorques d'approvisionnement sur le front, celle de Desquenne et Giral est chargée de tirer une sorte de traîneau (appelé "ski") long de 18m. Cette longueur correspond à un coupon de voie que le procédé Desquenne et Giral permet de poser - quand tout va bien ! - à raison de 360 m/h (3 minutes par coupon). Anecdotique, la chenillette Lorraine dispose d'une paire de diplorries (2) pour être éventuellement déplacée sur voie ferrée. Elle est semble-t-il secondée par un chenillard (tracteur sur chenilles) Richard Continental CD 6, dont la grue arrière permet la manutention des diplorries. Parallèlement, un autre engin modifié - vraisemblablement une chenillette Bren Carrier britannique - est utilisé sur d'autres chantiers pour la traction d'un traîneau. Mis au point pour accélérer la mise en place des coupons de voie équipés de lourdes traverses en béton, le procédé de pose Desquenne-et-Giral se pratique au début des années 1950 avec un char en tête de chantier ! (2) Un diplorry est un petit véhicule ferroviaire qui se résume à une traverse encadrée par deux paires de roues, chaque paire roulant sur un rail. Les diplorries sont très couramment employés pour le déplacement du matériel sur les chantiers de voie ferrée. Un diplorry est souvent appelé lorry alors que ce terme désigne plus généralement tous les véhicules légers (manoeuvrables par un homme) utilisés pour les travaux de voie.
Correspondances Revue a h iistoire ferroviaire ce n'est pas un hasard si ce premier hors-série de Correspondances est consacré aux CC 6500  : née il y a déjà trente ans, cette famille de locomotives a bénéficié d'emblée d'une aura que seul le TGV saura lui ravir et qui a valu à ses représentantes une présence exceptionnelle dans les pages de la presse ferroviaire de l'époque comme une participation remarquée à des évènements médiatiques liés à la vitesse de l'Aquitaine ou aux mondanités du Mistral. Les CC 6500 sont belles ! Évoquant une impression de puissance et de vitesse, leur silhouette racée frappe l'imagination. Délaissant la technique pure, déjà traitée dans d'excellentes publications, au profit de l'histoire des techniques et de l'analyse économique et politique de leur évolution, ce hors-série veut d'abord vous raconter une belle histoire, celle d'une famille de locomotives électriques légendaires. Vedettes du rail, les CC 6500 ont porté le prestige des chemins de fer français au firmament de sa renommée. Et elles connurent une belle descendance qui circula sur les voies ferrées de quatre des cinq continents. Bien sûr, d'autres familles de locomotives suivront. Mais les prochains hors série de Correspondances jetteront aussi un regard curieux sur l'univers du rail en abordant des thèmes très différents et actuellement inédits dans la presse ferroviaire.. JEHAN-HUBERT LAVIE, (J7)-respori.ct -f.ces REVUE D'HISTOIRE FERROVIAIRE HORS SE-RIE-IV,/2 72 PAGES QUADRI, FORMAT 22 x 28,5 CM, DOS CARRE U1 OUI, je commande ex. du hors série CC 6500  : reines de la traction électrique au prix de 10 € l'exemplaire ou 8,50 € pour les abonnés de Correspondances. Nom  : Prénom Adresse  : Nl'carte  : Expire fin ❑ Je règle par chèque ci-joint À photocopier et à retourner aux  : eclitifobrul-11 Fellr.EAewe SCIA.131F0 30104, F-56 4 0 1 AU RAY C4ECIE7C Commandez sur Internet  : WWW COI « Correspondances n°15 - 63



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