Coopération n°8 17 fév 2020
Coopération n°8 17 fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de 17 fév 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 24,2 Mo

  • Dans ce numéro : avoine et superaliments, concentré de force.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le producteur malgache Félestin Andrianjafy, reconverti àl’agroforesterie, visite la halle Masoala du zoo de Zurich. Derrière lui, les cacaoyers à l’origine du projet Madagascar. Cacao, le juste équilibre L’île de Madagascar est un véritable paradis pour la faune et la flore. En effet, depar sa situation isolée au milieu de l’océan Indien, on ytrouve de nombreuses espèces uniques au monde.Pourtant, le monde animal et végétalyest menacé,90% de la couverture forestièredel’île ayant été défrichée. Etlapopulation en croissance constante abesoin de plus en plus de bois de chauffageetdeterres agricoles. En dernier recours, de nombreuxpetits producteurs envahissent deszones fertiles protégées, telles que le Parc National Masoala. La plupart de ces paysans pratiquent la monoculture, ce qui accélère lelessivage des sols. Lancé début 2018, le projet Madagascar apourvocation de protéger la faune et la flore raresdel’île,depromouvoir la culture durable et équitable du cacao finetd’améliorer les conditions de vie des paysans. Des producteurs locaux sont formés en agroforesterie ettransmettent leur savoir àprèsde200 cultivateurs. Dans lesannées àvenir,200 à300 hectares exploités aujourd’hui en monoculture devraient ainsi être convertis en cultures mixtes. Méthode dynamique Félestin Andrianjafy (66 ans) est l’un des ces formateurs. « Quand jesuis rentré dans mon villaged’origine,j’ai été choqué par les dégâts causés àla forêt », raconte l’agriculteuroriginaire du village deMarovovonana au nord de Madagascar, ex-officier militaire àlaretraite. Il atout desuite adhéré au projet. « Je cultivais jusqu’ici de la vanille et desclous de girofle,maintenant j’aiajouté le cacao. Je ne pensais pas que c’était si facile. » Près de cinq ans après avoir planté ses premiers cacaoyers, la première récolte est imminente. « Je ne suis plus tout jeune,mais ce quejefais, c’est pour les générations futures », ajoute Félestin Andrianjafy. En agroforesterie dynamique, les cacaoyerspoussentdans un environnement semblable àcelui de la forêt 40 Coopération N°8du18février 2020
tropicale. Les arbustes sont cultivés en association avec d’autres espèces végétales, telles quefruits et légumes, ainsi quedes essencesprécieuses. La culturemixteprofiteaux petits producteurs en diversifiant leurs revenus, mais passeulement. Grâceàl’environnementombragéethumide,les cacaoyers fournissentplusdefruits. Tout commence lorsque François Stahl (50 ans), directeur duDéveloppement chez Chocolats Halba, contacte le zoodeZurich pour installerdes cacaoyers dans la serretropicale zurichoise Masoala. Apartirdes fruits récoltés, il crée un praliné extrafin, venduexclusivementdans la boutique du zoo. PHOTOS CHRISTOPH KAMINSKI, DR Spécial BIO eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee ACTE N°382 Culture durable du cacao fin Avec Chocolats Halba, le zoo de Zurich et la Wildlife Conservation Society, nous avons lancé, fin 2018,leprojet Madagascar.L’objectif est de promouvoir la culture de cacao fin en association avec d’autres cultures durables, de donner aux petits cultivateurs la possibilité de gagner un revenu additionnelgrâce au cacao et de contribuer au maintien de la biodiversité dans la région de Masoala. www.des-paroles-aux-actes.ch/382 En 2018, Chocolats Halba lance le projet Madagascar –encollaboration avec Coop,lezoo de Zurich et la fondation américaine WCS pour la conservationdelavie sauvage. Dans ce cadre, les producteurs cultivent deux variétésdecacao : le Trinitario et le Criollo. Madagascar ne fournit que1%du cacaomondial. Pour Coop, deux spécialités de chocolatfinont été créées àpartir du cacao malgache bio : le « Madagascar 82% » et le « Madagascar 76% &Café ». En attendant une récoltesuffisante,les fèvesdeces deux spécialités proviennent d’une autre région de l’île,oùelles sontdéjàcultivées en agroforesterie. ○ LAC SPÉCIAL BIO DESPAROLES AUXACTES 11:-" a* 2deU ve401.{1. 1.1. ‘d Vient de paraître : l’annuaire statistique mondial de l’agriculture biologique. L’essor planétaire du bio La demande en produits biologiques continue d’augmenter, la surfacecultivée en mode bio également C’est ce que montre ladernière édition de l’étude « The World ofOrganic Agriculture » (le mondedel’agriculturebiologique) basée sur les données de186 pays pour 2018. L’institut de recherche de l’agriculture biologique(FiBL)àFrick (AG) et la Fédération internationale des mouvements de l’agriculture biologique (IFOAM – Organics International) viennent de publier les derniers chiffres. Le Liechtenstein champion En 2018, on dénombrait 2,8 millions de producteurs bio –principalement en Inde (1,15 million), en Ouganda (210000) et en Ethiopie (204000). Ils cultivent un total de71,5 millions d’hectares de surface agricole selon les principes biologiques, ce qui représente une hausse d’environ 3% par rapport à 2017 et correspond à1,5%delasuperficietotale. Or de nombreuxpaysont une proportion bienplusélevéedeterres bio:dans 16 pays, aumoins 10% de la superficie agricole est cultivée demanière biologique. En Suisse et au Liechtenstein, cette part s’élève à15,4%. Alui seul, le Liechtenstein affiche même 38,5% –cequi en fait le championdumonde – suivipar les Samoa(34,5%) et l’Autriche (24,7%). La collectedes données est soutenuepar le Secrétariat d’Etatàl’économie(SECO) suisse et le Fonds Coop pour le développementdurable. NKE Coopération N°8du18février 2020 41



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