Coopération n°48 29 nov 2016
Coopération n°48 29 nov 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de 29 nov 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 144

  • Taille du fichier PDF : 49,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'art de recevoir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LES GENS Top télémark ♦ Rencontre Amélie Reymond est la plus titrée des skieuses suisses. La championne de télémark nous parle des pentes, de sa famille, de son master, des choix de sa vie. SOPHIE DORSAZ Amélie Reymond, vous repartez pour un hiver en équipe suisse de télémark. Avec votre palmarès, que vous reste-t-il à prouver ? Oh je n’ai rien à prouver ! Je le fais parce que j’ai encore énormément de plaisir et que j’aime ce sport. Et pourquoi arrêter quand tout va si bien ? On peut aussi se poser la question dans ce sens. (Rires) Je sens par ailleurs que je peux encore progresser. Même si je gagne une course, je sais que je peux encore aller plus loin au niveau de la ligne, de la vitesse. C’est un sport qui se joue à l’extérieur. Les conditions changent constamment donc il y a toujours du challenge. Si je stagnais depuis plusieurs années, j’aurais déjà arrêté. Remporter toutes les courses de l’hiver, c’est votre prochain objectif ? Réaliser le Grand Chelem pourrait, en effet, être un 110 Coopération N°48 du 29 novembre 2016 objectif, mais ce n’est vraiment pas une obsession. Je vais prendre les courses les unes après les autres. Pour le moment, je suis contente d’avoir pu laisser mon empreinte dans le télémark. Je n’avance pas aux résultats ni aux statistiques. Je laisse ça aux journalistes. (Rires) Les mauvaises langues disent qu’il n’y a pas de concurrence dans cette discipline ? Je les invite à venir essayer ! (Rires) Ça fait plus de dix ans que je suis sur le circuit et par la régularité de mes classements, j’ai montré que j’avais 66 Mon carburant ? Le plaisir, clairement. Dès qu’on fait les choses par contrainte… 99 « SI JE STAGNAIS, J’AURAIS DÉJÀ ARRÊTÉ » ma place devant. Mais encore une fois, les portes sont ouvertes… Vous êtes la skieuse la plus titrée des sports régis par la FIS. Pourtant vous ne bénéficiez pas de la même notoriété qu’une Lara Gut ou Lindsey Vonn. Une frustration ? En Suisse, il y a quelques sports très visibles et dans lesquels les athlètes gagnent beaucoup et ont une grande notoriété. Mais il y a également plein de disciplines qui avancent dans l’anonymat, comme le télémark. Je n’ai pas choisi un sport pour être connue. Après je suis ravie que mes 100 victoires aient attiré l’attention sur le télémark, c’est ce qui m’importe. Vous avez débuté le télémark à 17 ans. Qu’est-ce qui vous a pris alors que tous les jeunes s’essayaient au snowboard ? Je skiais beaucoup à Thyon et dans la station, j’ai toujours vu des personnes en faire. Un jour après mon entraînement de ski alpin, j’ai demandé à mon coach, qui faisait aussi du télémark, si je pouvais lui emprunter son matériel. Tout de suite, j’ai adoré ce jeu d’équilibre. J’ai ensuite vu la diversité des catégories en compétition. Le géant, le saut, le skating, tout ça demande des capacités physiques très variées. Cette idée de pouvoir réapprendre une discipline depuis le début m’a plu. Et j’ai eu de la chance de pouvoir partager cette nouvelle passion avec Françoise Matter, à ce moment-là championne du monde. Photo Stefan Bögli
Amélie Reymond, 100 victoires en Coupe du monde et 30 globes de cristal, ici à l’œuvre. Elle est aussi détentrice d’un master de l’EPFZ. Vous considérez-vous comme individualiste ? De par ma discipline, je suis plutôt individualiste car je ne peux compter que sur moi pour faire une bonne course. Mais derrière, l’équipe est très importante. À haut niveau, nous n’avons pas réellement le choix de l’être, dans le sens où il faut se fixer des priorités et s’y tenir. Quand je suis en entraînement, je loupe des dîners de famille et c’est comme ça. Si vous pouviez avoir plus de temps, vous l’utiliseriez pour… Faire du sport, j’aime vraiment ça. Grâce au télémark, j’ai un entraînement physique très varié qui me permet l’été de faire du vélo, de la marche et de l’alpinisme. Heureusement, mon cercle d’amis est composé de sportifs qui peuvent m’accompagner. Sincèrement, je n’ai pas le sentiment de faire de gros sacrifices. Vous avez commencé le ski très jeune en famille. Aujourd’hui partagez-vous encore des moments sur les pistes avec vos proches ? L’an dernier, nous avons fait une journée de ski en famille avec mes trois frères et sœurs et ma maman. Mais c’est plutôt rare ! J’ai l’avantage Coopération N°48 du 29 novembre 2016 111



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