Coopération n°47 22 nov 2016
Coopération n°47 22 nov 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de 22 nov 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 41,7 Mo

  • Dans ce numéro : bon pour la mémoire, entrez dans la danse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ZOOM « Avec l’âge, il faut faire quelque chose de nouveau » k. Jürgen Hänggi, docteur en neuropsychologie à l’Institut de psychologie de l’Université de Zurich. Vous avez étudié les structures cérébrales de danseuses classiques. Qu’avez-vous découvert ? Nous avons voulu vérifier si unentraînement intensif sur des années engendrait des modifications au niveau de la matière cérébrale, et ce dans les régions nécessaires à la pratique d’un sport en particulier. On a alors constaté que certaines zones du cerveau présentaient davantage de matière grise, ce qui va de pair avec une meilleure performance. Qu’a-t-on observé de très prononcé chez ces ballerines ? Chez elles, les parties du cerveau commandant les pieds sont marquées alors que chez les handballeuses, ce sont celles des mains qui ressortent. Mais la danse implique aussi le contrôle des bras, de tout le corps, ainsi que de la vue, car on danse avec un groupe ou un partenaire, et les mouvements se font au rythme de la musique, etc. 14 Coopération N°47 du 22 novembre 2016 Pourtant, les handballeuses pratiquent elles aussi un sport d’équipe. C’est juste, le système visuel est également sollicité chez elles. Ce qui est frappant ici, c’est que les différences entre une main forte, généralement la droite, et une main plus faible sont nettement moins visibles que chez les nonsportifs qui, par exemple, n’entraînent que leur main forte lorsqu’ils écrivent. La danse est souvent recommandée à titre préventif ou thérapeutique pour les patients atteints de démence. Vos recherches étayent-elles cela ? Elles vont dans ce sens. Le principal, c’est de faire quelque chose de nouveau quand on prend de l’âge. Pour une ballerine ayant dansé pendant quarante ans, cette activité n’est pas d’un grand bénéfice. Il serait préférable qu’elle se mette à jouer aux échecs, par exemple. Avec l’âge, le cerveau est soumis à un processus constant de dégradation, et c’est le cas pour tout le monde, que l’on soit atteint de démence ou non. Ainsi, lorsque des personnes n’ayant jamais dansé se mettent à pratiquer cette activité une fois à la retraite, elles activent soudain des zones cérébrales qui n’étaient jusqu’alors que faiblement utilisées. Cela stimule énormément le cerveau. du Dancing Pasadena, à Volketswil (ZH), est bondée. Parmi les trente couples, on rencontre Walter (75 ans) et Ursula (67 ans) Schneider. La lumière est tamisée, comme il se doit pour une agréable ambiance de soirée dansante. Il n’est pourtant que 15h. Les couples sont âgés de plus de 60 ans pour la plupart. Le groupe de musique joue des valses anglaises, des rumbas, mais surtout des cadences endiablées  : jive, chacha-cha, rock’n’roll. Jack, musicien, explique  : « Nous connaissons nos habitués, ils préfèrent les rythmes rapides. » La danse, un moyen de prévention Walter et Ursula Schneider dansent ensemble depuis 16 ans. Tout a commencé lorsque Walter a répondu à l’annonce passée par Ursula, cherchant un « danseur de rêve ». C’est ainsi que s’est formé leur couple. Depuis, ils dansent « aussi souvent que possible » et transmettent leur passion à d’autres  : ils animent des activités danse pour les résidents, atteints de démence ou non, dans deux homes. « Tout le monde passe un bon moment », dit Ursula Schneider. Ces deux passionnés s’entraînent aussi à la maison et étudient de nouvelles figures grâce à un DVD. « J’en ai besoin », affirme Walter. Il n’arrive à mémoriser les suites de pas qu’en s’exerçant avec concentration. « Ce n’est plus aussi facile qu’à 20 ans. » Ils font même parfois appel à un professeur de danse pour des cours particuliers. « On s’entraîne alors de façon intensive pendant une heure. » Ce hobby est idéal « car on peut le pratiquer ensemble », ajoute Ursula. Tous deux sont très remarqués lors des aprèsmidi dansants car ils portent toujours
Ursula et Walter Schneider ne passent pas inaperçus avec leurs costumes ! Ils ne dansent pas que pour eux mais animent également des cours de danse dans deux homes. Photos Lucian Hunziker, DR des tenues assorties. « C’est notre fantaisie et notre passion », commente Ursula en souriant. Irene Bopp-Kistler, médecin-cheffe de la clinique de la mémoire à l’hôpital Waid de Zurich, confirme que la danse peut être considérée comme un moyen de prévention contre la démence. Elle explique que la mémoire de la musique 66 Les seniors préfèrent les rythmes rapides 99 Jack, musicien se situe dans une zone du cerveau qui est aussi responsable de mouvements complexes. « La musique et le mouvement stimulent fortement la mémoire », précise-t-elle. Cela concorde avec l’observation faite que les patients atteints par la maladie d’Alzheimer aiment bouger au rythme de la musique, mais aussi que les capacités motrices complexes restent longtemps intactes chez les personnes touchées par la démence. Il importe toutefois de garder à l’esprit que même les meilleurs moyens préventifs n’évitent pas l’apparition de la démence mais, au mieux, la retardent. « Cela constitue déjà un grand succès », explique la spécialiste en gériatrie. C’est précisément l’expérience faite par Elisabeth Roeder (79 ans), secrétaire à la retraite ayant grandi à Zurich. Elle se rend deux à trois fois par semaine aux thés dansants, un hobby qu’elle pratiquait encore avec son mari il y a dix ans, jusqu’à ce que celui-ci décède à l’âge de 91 ans, atteint par la maladie d’Alzheimer. La démence s’était déclarée lorsqu’il avait 85 ans, mais ils fréquentaient encore régulièrement les bals et soirées dansantes jusqu’à quelques mois avant sa disparition. « Je suis sûre que la maladie se serait manifestée bien plus tôt si nous n’avions pas dansé aussi assidûment ensemble », affirme-t-elle. Des contacts sociaux bénéfiques Les couples qui apprennent ce jour-là une nouvelle figure de cha-cha-cha à l’école de danse de Niederlenz se connaissent depuis de nombreuses années. Markus Fischer, directeur de l’établissement, nous explique qu’ils ont commencé la danse grâce à un Coopération N°47 du 22 novembre 2016 15



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