Coopération n°42 18 oct 2016
Coopération n°42 18 oct 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de 18 oct 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 140

  • Taille du fichier PDF : 43,6 Mo

  • Dans ce numéro : cépages valaisans, précieuse diversité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
ZOOM 66 Certaines de nos vignes ont plus de 50 ans 99 Stéphane Defayes, viticulteurlll souffert durant le XX e siècle de leur complexité d’élevage. Ils ont donc été massivement remplacés par des variétés venues d’ailleurs, certes, mais plus faciles à cultiver. « Encore maintenant, il faut être réaliste. Prenez un cornalin  : c’est un cépage capricieux et difficile ! À la vigne, il exige les meilleures expositions, des soins particuliers. Il est sensible à la carence magnésienne et il ne supporte pas la médiocrité. Pour donner un vin de qualité et de caractère, sa production ne doit pas dépasser les 800 g/m 2. Avec toutes ces contraintes, il est évident que ce cépage ne peut être planté n’importe où et qu’il est réservé aux vignerons passionnés par son caractère unique et authentique. » Preuve en est  : le pinot noir est actuellement l’un des cépages les plus répandus en Suisse romande. Et il représente à lui seul plus de 30% de l’encépagement valaisan. À la question de savoir si la culture de variétés indigènes à plus grande échelle pourrait séduire les professionnels, notre interlocuteur reste perplexe, mais néanmoins optimiste. « Cela se fera, probablement à petite dose car ces cépages sont très exigeants et demandent le meilleur pour exprimer tout leur potentiel. Le challenge est toujours le même  : pérenniser nos cépages ancestraux tout en atteignant un juste équilibre financier qui permette d’en vivre. Une équation difficile au quotidien, mais un véritable défi à relever. » Les plus grands vins Mais alors, quelles sont les forces et les faiblesses de ces cépages indigènes dont le consommateur commence doucement à découvrir le potentiel ? « D’un point de vue scientifique, 16 Coopération N°42 du 18 octobre 2016lll « ÉVITER L’EXTINCTION » Olivier Pittet (41 ans) Elle lui a été dépeinte comme grossière, rude et inintéressante. Pourtant, il en fallait plus pour décourager Olivier Pittet, ingénieur HES en gestion de la nature qui, après un passage à Agroscope en 2008, s’est pris de passion pour un cépage indigène au bord de l’extinction  : la grosse arvine. « On ne me l’a vraiment pas vantée, sourit-il. Or, des écrits ont été retrouvés dans lesquels elle est relatée au XIX e siècle comme le fer de lance des crus de la Marque et de Coquempey à Martigny. Cela m’a interpellé. » Les deux dernières vignes connues de ce cépage, situées dans les vignobles de Martigny et de Chamoson, ont été arrachées dans les années 1990. En 2008, quatre ceps étaient encore connus  : deux dans la collection de la station fédérale à Pully (trouvés dans une vigne de petite arvine) et deux autres à Fully et à Saillon. Olivier Pittet s’est donc lancé dans un travail de prospection herculéen. À la clé ? Une soixantaine d’individus retrouvés. Aujourd’hui, le professionnel veille chaque instant sur 500 m² de grosse arvine. Une parcelle unique au monde. « Vous savez le plus incroyable ? Si je n’avais pas entamé cette démarche pour conserver cette variété, elle disparaissait dans l’indifférence générale. Je me suis tourné vers le canton, la Confédération, des fondations privées  : toutes les portes se sont fermées. J’ai donc assumé seul la multiplication des plants de grosse arvine pour la sauvegarder. À l’heure où l’on parle de terroir et de l’importance de veiller sur la biodiversité, c’est insensé. Aujourd’hui les choses bougent et des professionnels me contactent. » Alors comment décrire ce cépage ? « C’est un croisement entre la rèze et un cépage inconnu ; et il possède un lien de second degré avec l’arvine. Il apporte une touche d’acidité qui manque parfois dans la région. Actuellement son problème majeur, c’est la coulure. De fait, son rendement est de 400 à 500 g/m 2. C’est certainement un problème de virose qu’il s’agirait, à l’avenir, d’éliminer. »
Photos Nicolas de neve, DR « Le Valais, des vins de plaisir » ♦ Expertise Acheteur de vins chez Coop, Ludovic Zimmermannest rompu à l’exercice des dégustations et de la reconnaissance des terroirs viticoles. Quelle est votre sensibilité vis-à-vis des vins issus de cépages valaisans ? Ces cépages indigènes sont à la fois l’histoire et le renouveau des vins en Valais. Nous sommes très sensibles à leur typicité, il est très important) I Ludovic Zimmermann, acheteur de vins chez Coop La relève est assurée pour la famille Defayes avec Julie (27 ans) et François (30 ans) qui sont tous les deux passés par l’école de Changins (VD). que celle-ci soit respectée. Ces cépages évoquent des vins de plaisir et de puissance. La clientèle est-elle sensible à la provenance des cépages ? Oui, sa connaissance des vins suisses est même très affinée. Nos marques Fleur du Rhône, Bibacchus et Maître de Chais représentent les fers de lance et les garants de la qualité dans notre assortiment. La demande continue de croître. Quels accords mets-vins feriez-vous avec une petite arvine ? Elle est idéale avec la cuisine japonaise. Avec un humagne blanc ? Un plateau de fruits de mer. Avec un humagne rouge ? Du gibier. Et avec un cornalin ? Un plateau de fromages frais et aussi à pâte dure. Coopération N°42 du 18 octobre 2016 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 1Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 2-3Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 4-5Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 6-7Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 8-9Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 10-11Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 12-13Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 14-15Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 16-17Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 18-19Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 20-21Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 22-23Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 24-25Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 26-27Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 28-29Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 30-31Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 32-33Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 34-35Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 36-37Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 38-39Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 40-41Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 42-43Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 44-45Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 46-47Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 48-49Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 50-51Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 52-53Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 54-55Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 56-57Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 58-59Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 60-61Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 62-63Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 64-65Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 66-67Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 68-69Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 70-71Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 72-73Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 74-75Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 76-77Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 78-79Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 80-81Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 82-83Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 84-85Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 86-87Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 88-89Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 90-91Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 92-93Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 94-95Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 96-97Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 98-99Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 100-101Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 102-103Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 104-105Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 106-107Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 108-109Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 110-111Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 112-113Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 114-115Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 116-117Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 118-119Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 120-121Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 122-123Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 124-125Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 126-127Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 128-129Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 130-131Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 132-133Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 134-135Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 136-137Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 138-139Coopération numéro 42 18 oct 2016 Page 140