Coopération n°42 18 oct 2016
Coopération n°42 18 oct 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de 18 oct 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 140

  • Taille du fichier PDF : 43,6 Mo

  • Dans ce numéro : cépages valaisans, précieuse diversité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LES GENS La voix Melua « JE NE RÊVE QUE D’UNE CHOSE, ME DÉVELOPPER » ♦ Interview Katie Melua débarque en Suisse pour deux concerts avec un nouvel opus dans ses bagages. Rencontre de la chanteuse aux onze millions d’albums. PATRICK MOSER Katie Melua, tout d’abord une question tirée de l’une de vos nouvelles chansons  : « Si tous vos rêves se consumaient, lequel sauveriez-vous ? » (Rires)… Je devrais pouvoir vous répondre du tac au tac, mais ce n’est pas le cas ! (Elle réfléchit un moment). Flûte ! Peut-être le concert dans l’espace dont vous rêviez autrefois ? Oh non, pas tellement (elle secoue la tête). Tout bien considéré, je ne rêve que d’une chose  : me développer en tant que compositrice et parolière. Quelle a été votre contribution personnelle à ce nouvel album, qui s’appelle « In Winter » ? Les quatre nouvelles compositions sont toutes de mon cru, même si des amis musiciens m’ont parfois épaulée. Les chansons où l’on entend le chœur féminin sont en fait 110 Coopération N°42 du 18 octobre 2016 toutes des chants traditionnelsd’Europe de l’Est. On a pu entendre The Little Swallow dans la comédie Maman, j’ai raté l’avion. Quand j’ai appris que l’original était en réalité une chanson ukrainienne, j’ai souhaité à tout prix l’interpréter dans cette langue. Et Les Vêpres de Rachmaninov sont l’une des références de la musique chorale classique. L’influence de la musique classique est très présente dans votre nouvel album et vous chantez pour la première fois dans votre langue maternelle. Comment est-ce arrivé ? En allant voir le Gori Women’s Choir en Géorgie, j’ai été comme hypnotisée par leur puissance et leur précision  : 24 voix féminines qui résonnent à l’unisson. Mais je ne savais pas comment associer cela à ma musique. Ce n’est qu’une fois de retour en Angleterre, l’hiver approchant, que j’ai réalisé qu’il fallait absolument que je fasse cet album parce que je tenais à entendre le résultat. N La musique permet de revisiter son enfance en trois minutes et demieN L’atmosphère de cet album est assez pesante et sombre. Votre reprise de « River », de Joni Mitchell, est aussi plus mélancolique et grave que l’original… Ça correspond à l’identité musicale et artistique géorgienne. Le paysage et les montagnes en imposent, la langue est quant à elle gutturale. C’est aux antipodes du raffinement, de la finesse et de la courtoisie anglaise. Mes précédents albums étaient très marqués par les pensées et les émotions anglaises. Le nouvel album est une sorte de panaché de cultures. C’est ce que vos fans souhaitent entendre ? Je ne me soucie pas de ça. Pour être franche, les attentes des fans peuvent être angoissantes. Seul un robot pourrait y être indifférent. Voilà pourquoi avant un nouvel album, j’essaie toujours de me mettre dans la peau d’un « moi » fictif, qui ne doit se préoccuper ni de sa carrière, ni de l’industrie de la musique. Cette fois, ça m’a plutôt bien réussi. Et si vous n’aviez pas rencontré le succès dans le monde de la musique ? Photo Keystone
La chanteuse Katie Melua (32 ans), ici en concert en Suisse, à Morat (FR)  : « Il y a en Suisse une atmosphère étonnamment inspirante. » J’aurais certainement fait quelque chose en rapport avec la musique, comme travailler dans un magasin de disques. Et je serais vraisemblablement membre de la chorale de ma ville. Mais vous savez, on pourrait croire que si enfant, je n’étais pas venue m’installer au Royaume-Uni, je n’aurais probablement pas eu l’opportunité de devenir musicienne. J’ai toujours cru qu’en Géorgie, mon rôle se serait cantonné à celui d’épouse, de mère et de femme au foyer. Mais le travail sur ce nouvel album a réduit à néant ma vision manichéenne de cette « existence parallèle ». Les Géorgiens appréhendent l’art et la culture de manière complètement différente. Et certains aspects sont aussi plus positifs que ce que j’ai pu connaître en Occident. Pouvez-vous nous donner un exemple ? Le rayonnement de la culture et de la musique anglaises est mondial, c’est incontestable. Mais selon mon expérience, quand on est confronté à un problème artistique, on ne fait pas assez preuve de logique et de créativité. On tend à concevoir le talent comme un dontombé du ciel et non quelque chose que l’on fait fructifier à la sueur de son front. En Géorgie, on ne se leurre pas  : il n’y a Coopération N°42 du 18 octobre 2016 111



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