Coopération n°41 11 oct 2016
Coopération n°41 11 oct 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de 11 oct 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 159

  • Taille du fichier PDF : 54,2 Mo

  • Dans ce numéro : la vie d'expat en Suisse avec la famille Chugh.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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« Comme en état de choc au début » ♦ Genève L’Anglaise Geli Carney a quitté son village du Kent avec sa famille, il y a presque trois ans, pour vivre en Suisse romande. Ses deux filles sont heureuses et cela conforte Geli Carney dans son choix. Son mari, Andrew, a été engagé dans la cité de Calvin comme directeur de la communication pour une multinationale. « C’était une super opportunité pour lui et un challenge pour nous quatre ! Nous n’avons eu que six semaines pour tout organiser, c’étaitlll de bail ou conseils juridiques, par exemple). « Nous facilitons aussi l’intégration en organisant des « afterworks » en ville et dans notre domaine de La Pastorale », précise la chargée de communication Johanne Vérot. Favoriser l’échange et la mixité entre la population locale et les immigrés est un grand challenge sociétal  : il existe plusieurs lieux publics exclusivement anglophones à Genève, où les expats restent parfois entre eux. « Des progrès peuvent certainement être faits. De nombreux projets sont mis en place pour garantir la cohésion sociale et le bien vivre ensemble à Genève dans le cadre du Programme d’intégration cantonal mis en œuvre par le BIE, comme les cours de français au parc, qui s’adressent à l’ensemble des non-francophones du canton et permettent d’allier apprentissage du français et connaissance du tissu local. Il faut mettre des moyens pour que les expats se sentent chez eux et aient envie de s’intégrer », 16 Coopération N°41 du 11 octobre 2016 une période folle. Mon aînée se réjouissait, par contre ma cadette était triste de déménager, ça me faisait beaucoup de peine », se remémore Geli. Le démarrage de cette nouvelle vie a été difficile  : « J’étais comme en état de choc. Je ne comprenais rien à ce que l’on me disait et je ne connaissais personne. Apprendre le français, comprendre le système administratif, se faire de nouveaux amis a été compliqué. » Pour se loger, la famille a bénéficié d’un soutien financier de trois ans de la part de l’entreprise d’Andrew. Photos Patrick Gilliéron Lopreno, David Biedert précise Nathalie Riem, responsable communication de l’Office cantonal de la population et des migrations. Faire des connaissances au yoga La situation est comparable à Zurich. Le bureau chargé des questions d’intégration indique que l’on observe l’apparition de groupes parallèles d’expats et que nombre d’entre eux n’ont que très peu d’amis autochtones. Akkshay et Minnal ne se sentent pas concernés par des difficultés d’intégration  : « Nous avons la chance de vivre dans un lotissement qui privilégie la convivialité. On se rencontre dans la cour, on mange ensemble et on s’entraide. C’est un peu comme en Inde ! » Minnal s’en réjouit particulièrement. Elle a abandonné sa carrière en Inde pour suivre son mari et s’occuper d’Ayaan. Pour garder le moral et faire la connaissance de mères suisses, la jeune femme suit des cours de yoga avec son fils. Elle a l’intention de chercher un travail à partir de l’année prochaine, quand toute la famille aura obtenu le permis B. « J’ai déjà travaillé dans l’informatique et j’ai entendu dire que les informaticiens sont très demandés ici. » Si elle veut trouver du travail, elle doit apprendre l’allemand. Pour l’instant, le couple ne le maîtrise pas du tout. « Mais nous tenons à nous y mettre. Notre fils va parler couramment l’allemand. Il est donc important pour nous de le comprendre également dans cette langue », affirme Akkshay. Il s’imagine vivre en Suisse longtemps, pour la qualité de vie bien sûr, mais aussi pour leur petit garçon  : « En Inde, les enfants doivent passer leur temps à apprendre. Dans un pays comptant plus d’un milliard de personnes, chacun doit viser la perfection. La concurrence est énorme. Ici, en Europe, les activités sportives et ludiques font partie de la vie de l’enfant, tout semble plus serein. C’est ainsi que nous souhaitons voir grandir Ayaan. » l
♦ Interview Le directeur général de L’Oréal Suisse Marc-André Heller a grandi à Blonay (VD). Il a été luimême un expat, à Paris. Son point de vue sur le choix des collaborateurs. Geli Carney (45 ans), aime se balader au Jardin anglais avec ses filles Marianne et Blythe. Elle fait partie d’un club de femmes expatriées. Ici, elle se régale lors d’un repas sur le thème de l’enfance. « Transmettre des connaissances » Combien d’expats travaillent à L’Oréal Suisse ? Huit  : des Allemands et des Français. Ils viennent transmettre leurs connaissances et expériences acquises ailleurs chez L’Oréal. L’inverse est aussi valable  : certains de nos talents partent faire une expérience à l’étranger. En Suisse, notre entreprise compte 200 personnes au siège de Genève et 250 autres sur le terrain. Pour comprendre les attentes Marianne (12 ans) et Blythe (10 ans) sont scolarisées dans une école internationale, où elles se sont rapidement fait de nouveaux amis. Elles profitent aussi des activités organisées par la ville, comme des cours d’été, où elles se sentent de plus en plus à l’aise. Pour Geli, ce parcours de vie offre à ses filles une ouverture au Pour Marc-André Heller (44 ans), un Zurichois qui vient s’installer à Genève est comparable à un expat. des habitants de notre pays en matière de beauté, nous devons être un miroir de la société suisse. Avec 25% d’étrangers, elle se caractérise par une grande diversité. Qui sont donc vos employés ? Au siège, il y a 66% de femmes et 34% d’hommes, de tous les âges, qui représentent dixhuit nationalités. Parmi les conseillères de beauté, le monde, précieuse pour leur avenir. Rédactrice et enseignante en cuisine, cette quadragénaire ne travaille plus depuis qu’elle vit en Suisse  : « Je dois d’abord m’améliorer en français. Ensuite, j’espère trouver un emploi. » En attendant, elle œuvre en tant que bénévole à l’American International Women’s Club of métissage est encore plus fort, avec une quarantaine de nationalités. On aimerait compter plus de Suisses allemands au siège. Pour un Zurichois qui vient à Genève, on peut presque parler d’expatriation. Il change de langue, de culture et a du mal à trouver un logement  : pas évident ! Comment gérez-vous ce métissage verbalement ? C’est comme au Parlement  : chacun s’exprime dans une langue nationale. Et une fois par mois, on demande à tous nos collaborateurs de parler en allemand pour pousser les francophones à s’y mettre. On offre d’ailleurs des cours de langue. ZOOM Geneva  : « Je m’y sens comme à la maison car tout m’y est familier… » Si la cherté de la Suisse déplaît à Geli, elle trouve à notre pays beaucoup de points positifs, à commencer par la beauté des paysages et le grand nombre de loisirs, à l’image du ski, que sa famille a découvert ici et adore ! Vous avez été un « expat »  : qu’en gardez-vous ? J’ai été expatrié au siège mondial à Paris pendant deux ans avant de prendre mes fonctions actuelles en Suisse en janvier dernier. Tout était très différent d’ici. Les gens commencent la journée entre 9 h 30 et 10 h par exemple, à cause de la densité du trafic. La culture du repas de midi, le « déj’ », est très importante. On y fait des connaissances. Lorsqu’on est seul, on doit s’ouvrir aux autres, même si on n’est pas extraverti comme moi. Soit on parlait business, soit j’évoquais les loisirs en Suisse, un bon moyen pour amener des échanges plus personnels. Coopération N°41 du 11 octobre 2016 17



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