Coopération n°41 11 oct 2016
Coopération n°41 11 oct 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de 11 oct 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 159

  • Taille du fichier PDF : 54,2 Mo

  • Dans ce numéro : la vie d'expat en Suisse avec la famille Chugh.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 154 - 155  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
154 155
Irs, 1',%..., 1.'%,. :. I,. !, 'L- 44'4i.'4/iÇ':.*'.,i, le'Photos Heiner H. Schmitt, Alamy, Beatrice Thommen-Stöckli, Colourbox, Fotolia./ ; ' ! 4, A,\‘ d ♦ Cœliaquie Un bircher au déjeuner, une pizza à midi et du pain au souper ? Un cocktail dangereux pour Petra Geissmann, allergique au gluten. NOËMI KERN L’odeur du bon pain fraîchement sorti du four titille les papilles. Sa croûte si croustillante, sa mie si légère… Cela fait aussi envie à Petra Geissmann(48 ans) lorsqu’elle passe devant une boulangerie. Malheureusement tout ce qui sent si bon n’est généralement pas pour elle. Car la Bâloise souffre de cœliaquie. Son corps ne supporte pas le gluten contenu dans la plupart des céréales telles que blé, seigle ou orge. En manger engendre une dégradation de la muqueuse de l’intestin grêle. Longtemps, Petra Geissmannne savait pas qu’elle souffrait d’une intolérance au gluten. « J’avais certes les symptômes classiques tels que manque de fer, sous-poids ou arrêts de croissance depuis ma plus tendre enfance, mais personne ne pouvait me dire pourquoi », raconte la jeune femme. Elle avait aussi régulièrement des maux de ventre et des diarrhées. Au fil des ans, elle perdait toujours plus de poids, ses taux sanguins empiraient et elle n’avait plus d’énergie. « À 26 ans, j’ai décidé de ne plus prendre de préparations à base de fer », explique-t-elle. Elle souhaitait connaître la cause de son mal-être et non plus seulement lutter contre les symptômes. Même une coloscopie n’a pas permis d’apporter plus de clarté. INTOLÉRANCES Céréales EFFETS SECONDAIRES À HAUT RISQUE La cœliaquie de Petra Geissmannl’a poussée à tester des recettes sans gluten. Depuis, elle est devenue experte en la matière. « On a dit que le problème était dans ma tête », s’exclame Petra Geissmann. Un monde s’écroule Le déclic a lieu lors d’une intoxication alimentaire à l’âge de 30 ans. Après six mois, elle ne semble pas s’en être remise. Le médecin la teste alors pour savoir si elle souffrirait de cœliaquie. Le résultat est positif. « Après deux jours de régime alimentaire sans gluten, j’allais déjà nettement mieux », se souvient Petra Geissmann. Elle avoue cependant qu’à ce momentlà le monde s’est écroulé. « J’ai pensé que je ne pourrais plus jamais manger un bon pain croustillant. » Le changement fut difficile, aussi et surtout parce qu’à l’époque il n’existait pas encore autant de produits de substitution qu’aujourd’hui. Avec le temps, elle s’est rabattue sur d’autres choses, par exemple des légumineuses. Et pour le petit-déjeuner, des fruits et un yogourt – encore aujourd’hui. Son diagnostic n’a pas influencé que son alimentation. « Au début surtout, le diagnostic signifiait pour moi une sorte d’isolement social. Les gens ne vous invitent pas volontiers », confie-t-elle. Beaucoup craignent de faire quelque chose de faux ou cela leur paraît trop compliqué. Pour autant, ses amis ont trouvé la parade  : quand elle est invitée, il y a souvent de la raclette. Les bons et les mauvais côtés Au cours des 18 années qui se sont écoulées depuis la pose du diagnostic, beaucoup de choses ont changé Coopération N°41 du 11 octobre 2016 27
sur le marché des denrées alimentaires. « Il existe désormais autant de bons produits de substitution. » Cela doit certainement aussi beaucoup à la mode actuelle de l’alimentation sans gluten, même auprès d’un public qui n’en a pas vraiment besoin. « Pour nous, les cœliaques, c’est une bénédiction », se réjouit Petra Geissmannqui s’est aussi engagée au sein d’une association régionale contre la cœliaquie. « Non seulement le nombre de produits de substitution croît sur le marché mais il est aussi devenu beaucoup plus facile de commander un menu sans gluten au restaurant. » D’un autre côté, les repas sans hydrates de carbone n’en sont pas toujours totalement exempts. « Je dois expressément souligner à quel point c’est important pour moi que les mets soient totalement cuisinés sans contact PUBLICITÉ Petra Geissmannaime le pain croustillant et a trouvé une recette sans gluten. avec du gluten, au contraire des gens qui y renoncent pour suivre un certain style de vie. » « Chez moi, une miette de pain ou un grain de couscous sur l’assiette suffit à faire violemment réagir mon corps. » Cela signifie des maux de ventre, des diarrhées et des vomissements. Cela ne se produit heureusement plus que rarement, au plus, trois fois par an. Car son entourage social s’est habitué à son régime alimentaire. Sa famille sait qu’il existe un couteau spécial pour le beurre, et que l’on ne peut donc pas utiliser pour tartiner une tranche de pain. « Mes enfants font très attention à ce que je n’avale pas quelque chose d’interdit. Ils sont parfois même presque plus vigilants que moi », sourit-elle. Enfin d’ajouter  : « Je sais désormais assez bien cuisiner sans gluten. Après d’innombrables essais, je réussis aujourd’hui même à faire du pain avec une vraie croûte ! » Petra Geissmanna appris à vivre avec sa cœliaquie. Et aussi longtemps qu’elle suit son régime, elle reste en bonne santé. Lire l’interview en page 30. Pour allier plaisir et bien-être. Depuis plus de dix ans, Coop s’engage activement pour faciliter la vie aux personnes souffrant d’une intolérance alimentaire et leur permettre de se faire plaisir sans craindre d’effets secondaires. En plus d’offrir le plus vaste choix de produits spéciaux du commerce de détail suisse, Coop propose également de multiples services aux personnes souffrant d’une intolérance alimentaire. Pour en savoir plus  : coop.ch/freefrom _mop Pour moi et pour toi.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 1Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 2-3Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 4-5Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 6-7Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 8-9Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 10-11Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 12-13Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 14-15Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 16-17Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 18-19Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 20-21Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 22-23Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 24-25Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 26-27Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 28-29Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 30-31Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 32-33Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 34-35Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 36-37Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 38-39Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 40-41Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 42-43Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 44-45Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 46-47Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 48-49Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 50-51Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 52-53Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 54-55Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 56-57Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 58-59Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 60-61Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 62-63Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 64-65Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 66-67Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 68-69Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 70-71Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 72-73Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 74-75Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 76-77Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 78-79Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 80-81Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 82-83Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 84-85Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 86-87Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 88-89Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 90-91Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 92-93Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 94-95Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 96-97Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 98-99Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 100-101Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 102-103Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 104-105Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 106-107Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 108-109Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 110-111Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 112-113Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 114-115Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 116-117Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 118-119Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 120-121Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 122-123Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 124-125Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 126-127Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 128-129Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 130-131Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 132-133Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 134-135Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 136-137Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 138-139Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 140-141Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 142-143Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 144-145Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 146-147Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 148-149Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 150-151Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 152-153Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 154-155Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 156-157Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 158-159Coopération numéro 41 11 oct 2016 Page 159