Coopération n°40 4 oct 2016
Coopération n°40 4 oct 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de 4 oct 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 55,4 Mo

  • Dans ce numéro : la fôret de demain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
ÉCOLOGIE ET BOIS SUISSE À L’HONNEUR Bricolage écologique L’engagement de Coop brico + loisirs pour des produits durables sera mis en évidence par la campagne « Le magasin de bricolage écologique ». Du 10 octobre au 22 octobre 2016, l’accent sera mis dans les points de vente sur la diversité et la qualité des produits de la marque propre Oecoplan, certifiés FSC. Et ce pour toutes les catégories de produits de l’assortiment de bois. À travers les semaines « Bois suisse », du 24 octobre au 5 novembre 2016, le spécialiste du bricolage prouve son engagement en faveur de l’agriculture et ses places de travail dans notre pays. Par ailleurs, Coop brico + loisirs a introduit la livraison à domicile de granulés de bois (pellets) en vrac pour les chauffages centraux fonctionnant avec cette source d’énergie. Dans ce cas aussi, le distributeur soutient l’économie forestière durable suisse ainsi que plus généralement une technologie de chauffage neutre en CO 2. Les clients peuvent passer commande soit directement dans les points de vente, soit contre facture via la boutique en ligne de Coop brico + loisirs, ou encore via notre hotline-pellets spécialement créée en appelant le  : 0800 33 88 55 (non surtaxé). ⊲ www.bricoetloisirs.ch/granules 16 Coopération N°40 du 4 octobre 2016 I grâce à une sylviculture proche de la nature, seuls quelques pour-cent du rajeunissement sont issus de plantations. Outre de compléter le rajeunissement naturel par la plantation d’arbres bien adaptés aux conditions locales, l’intervention humaine vise à favoriser les espèces qui se développent bien. Par exemple, en leur donnant de l’espace pour éviter que leur croissance ne soit étouffée par des espèces moins résistantes au réchauffement climatique. « Si l’on ne faisait rien, l’évolution pourrait s’orienter vers des peuplements mono-spécifiques, plus vulnérables aux maladies et aux attaques des ravageurs », poursuit l’ingénieur forestier valaisan. Dans la forêt qu’a choisie Roland Métral pour illustrer ses propos, l’évolution naturelle montre clairement que les feuillus prennent la place des résineux. Nous sommes dans une chênaie d’une centaine d’hectares riche en essences d’arbres, d’arbustes et de buissons, sur un coteau au-dessus du village de Charrat, à 5 km de Martigny. Le pin sylvestre y décline inexorablement, peu à peu Avec sa loupe et ses fiches, Roland Métral détermine à quel type de chêne appartiennent les feuilles qu’il tient à la main. La boussole solaire indique pour un endroit donné la durée d’ensoleillement selon la saison. supplanté par le chêne pubescent et le chêne sessile, qui s’adaptent mieux aux nouvelles conditions climatiques. « Dans la région du coude du Rhône entre la plaine et la limite altitudinale des forêts nous avons relevé la présence de 84 essences différentes, indique Roland Métral. L’avantage d’une telle diversité, c’est que si l’une ou l’autre des essences va mal, il y en a suffisamment d’autres pour prendre la place. » À un tel endroit, juste au-dessus d’un village, l’importance de la fonction protectrice de la forêt n’est pas à démontrer. « Il faut qu’elle soit suffisamment dense pour arrêter les chutes de pierres, intervient l’ingénieur forestier. À l’échelle valaisanne, la forêt joue un rôle de protection sur 87% de sa surface ! » On comprend mieux pourquoi le canton et la Confédération consacrent 10 millions de francs par année pour l’entretien de 1500 hectares (sur 110 000) de forêt protectrice. Pour les dangers naturels, au niveau national, la Confédération alloue pour 2016 aux cantons et aux propriétaires la somme de 113 millions
Photos Heiner H. Schmitt, DR de francs, dont 73 millions sont dévolus aux forêts protectrices, à la protection des forêts (par exemple contre des organismes nuisibles) et à l’entretien des infrastructures. « Cela représente beaucoup d’argent dont on espère qu’il ne serve pas qu’à nourrir la faune, s’exclame Roland Métral, mettant ainsi l’accent sur un problème majeur qui compromet passablement les efforts des forestiers pour favoriser le rajeunissement des forêts  : l’abroutissement. Les cerfs, chevreuils, chamois se délectent des tout jeunes arbres. « Et leur préférence va justement vers les essences que nous voudrions favoriser, car elles résistent mieux au réchauffement climatique, déplore Roland Métral. Nous avons suffisamment d’essences différentes pour atteindre nos objectifs, néanmoins nous n’obtiendrons pas de résultats satisfaisants sans un bon équilibre forêt-faune. Actuellement, les cerfs sont trop nombreux dans notre région. Les chasseurs devraient obtenir le droit d’en tirer davantage. » Le chêne prend le dessus sur le pin sylvestre dans cette forêt située sur un coteau dominant le village de Charrat, à 5 km de Martigny. ♦ Comment réagira la faune si la forêt suisse se transforme ? Les réponses de Marcus Ulber, ingénieur forestier et membre du groupe d’accompagnement du Programme national de recherche « Forêt et changement climatique ». Quelles seraient les conséquences pour la faune si certaines essences d’arbres disparaissaient ? Chaque espèce d’arbre indigène a des relations écologiques avec toute une série d’animaux, notamment des insectes et des oiseaux. Lorsque l’espèce d’arbre disparaît, les animaux qui en dépendent disparaissent aussi. Cependant, le réchauffement climatique peut en outre avoir des aspects positifs  : le nombre de chênes, dont dépendent particulièrement beaucoup d’espèces animales, va vraisemblablement augmenter. Certains animaux seraient-ils menacés de disparition ? Un exemple est le lagopède alpin, qui ne vit pas dans les bois mais dans les montagnes, au-dessus de la limite des forêts. Or, étant donné que cette limite va probablement s’élever, le biotope du lagopède alpin va certainement se rétrécir. Dans les endroits où il ne pourra pas s’échapper encore davantage vers le haut, il disparaîtra. Quels sont les animaux les plus menacés ? Parmi les plus menacés, on trouve des espèces d’escar- ZOOM Quid de la faune ? Marcus Ulber, (47 ans), est responsable de la politique forestière au secrétariat central de Pro Natura. gots qui vivent dans des forêts humides à basse altitude. Si la sécheresse persiste et progresse, ils disparaîtront. Comme ils ne peuvent pas se propager rapidement, ils auront de la peine à se réfugier à temps à une altitude plus élevée, plus humide. Les animaux pourront-ils s’adapter aux changements à venir ? Une adaptation prend beaucoup plus de temps que le changement climatique actuel, qui se produit en quelques petites décennies. Les animaux cherchent plutôt à se réfugier dans de nouveaux habitats qui leur conviennent. Or pour cela, le temps va sans doute manquer à certaines espèces. Faudrait-il tirer davantage de gibier pour éviter que les animaux ne mangent les jeunes arbres qui s’adaptent bien à un climat plus chaud ? Dans la nature, les prédateurs seraient là pour contrôler et décimer le gibier. Ce serait la meilleure solution. Mais aussi longtemps que cette possibilité ne pourra être réalisée, les chasseurs devront assumer cette fonction. Mais, des lynx et des loups constitueraient une meilleure solution. PSI Coopération N°40 du 4 octobre 2016 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 1Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 2-3Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 4-5Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 6-7Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 8-9Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 10-11Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 12-13Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 14-15Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 16-17Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 18-19Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 20-21Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 22-23Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 24-25Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 26-27Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 28-29Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 30-31Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 32-33Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 34-35Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 36-37Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 38-39Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 40-41Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 42-43Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 44-45Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 46-47Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 48-49Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 50-51Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 52-53Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 54-55Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 56-57Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 58-59Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 60-61Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 62-63Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 64-65Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 66-67Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 68-69Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 70-71Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 72-73Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 74-75Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 76-77Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 78-79Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 80-81Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 82-83Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 84-85Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 86-87Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 88-89Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 90-91Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 92-93Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 94-95Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 96-97Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 98-99Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 100-101Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 102-103Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 104-105Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 106-107Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 108-109Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 110-111Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 112-113Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 114-115Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 116-117Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 118-119Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 120-121Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 122-123Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 124-125Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 126-127Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 128-129Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 130-131Coopération numéro 40 4 oct 2016 Page 132