Coopération n°39 27 sep 2016
Coopération n°39 27 sep 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de 27 sep 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 140

  • Taille du fichier PDF : 45,7 Mo

  • Dans ce numéro : les jeunes et le smartphone, éviter les pièges.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SPÉCIAL FAM I L L E APPRENDRE À MANGER Avec les mains ♦ Tout-petits Plutôt que d’être nourris à la cuillère avec de la purée, certains bébés découvrent les aliments par eux-mêmes, avec leurs mains. Le point sur cette nouvelle méthode, encore peu connue en Suisse. JOËLLE CHALLANDES 36 Coopération N°39 du 27 septembre 2016
Avec l’alimentation autonome, un enfant mange des aliments solides sans aide dès 6 mois. Photos Getty Images, DR Des grimaces aux exclamations de satisfaction  : les bébés passent par tous les états lorsqu’ils découvrent les aliments ! En Suisse, en plus du lait maternel ou du lait pour nourrissons, les professionnels recommandent l’introduction des premiers aliments solides entre le 4 e et le 6 e mois de vie. Ils seront d’abord mixés, puis écrasés et enfin simplement coupés, avec l’apparition des premières dents. La plupart des enfants apprennent à connaître la saveur d’une carotte, d’une pomme ou d’un steak grâce à des purées. Goûts& Saveurs Manger d’abord avec les mains pourrait aider à prévenir l’obésité Sandra Griffin (33 ans), nutritionniste au Québec D’autres les expérimentent directement sous la forme de morceaux, avec l’alimentation autonome du bébé (en anglais  : Baby Led Weaning). Cette méthode découle d’une étude réalisée en 2011 à l’Université de Nottingham, en Angleterre. En effet, cette dernière avait conclu que les enfants qui mangent avec les mains sont moins attirés par le sucré que ceux qui sont nourris de purées et compotes à la cuillère. Conditions sine qua non  : il faut que l’enfant sache se tenir droit sur sa chaise haute et qu’il soit capable d’amener des aliments à sa bouche. En d’autres termes, qu’il ait au moins 6 mois. Réguler sa prise alimentaire Au Québec, de nombreux parents s’intéressent à cette méthode. La nutritionniste Sandra Griffin l’a enseignée à un millier de mamans depuis trois ans. Elle en a entendu parler alors qu’elle était enceinte de son deuxième enfant, Gilbert (4 ans). Elle l’a appliquée avec succès avec lui et sa petite sœur Louise (22 mois). « L’un des avantages, c’est que l’enfant va tolérer différentes textures et une grande variété d’aliments. D’autre part, il est conscient du processus  : on ne lui met rien dans la bouche. Il devient capable de bien réguler sa prise alimentaire, en fonction de ce que son corps lui dit. Cela pourrait aider à la prévention de l’obésité », témoigne-t-elle. En Suisse, la méthode est méconnue. « On a seulement quelques parents qui nous questionnent à ce propos dans le canton de Vaud », indique la diététicienne Laurence Margot, qui collabore avec le Centre de référence cantonal pour les infirmières petite enfance, à Lausanne. Elle se montre ouverte à l’approche  : « Les parents ont le choix de nourrir leur enfant comme ils pensent que c’est le mieux. Il y a de grandes différences entre les cultures », ajoute-t-elle. Un constat corroboré par Irene Maffi, professeure en anthropologie à l’Université de Lausanne  : « Il y a une grande variabilité des théories selon les époques et les pays. Elles sont souvent contradictoires et c’est difficile à gérer pour les mères. » Carences, étouffement  : attention ! Catherine Bussien, diététicienne aux Hôpitaux universitaires de Genève, reste sceptique avec l’alimentation autonome du bébé. Elle voit d’un bon œil le fait que l’on ne force pas l’enfant à manger  : « C’est toujours à éviter, au risque de voir apparaître des problèmes de comportement alimentaire ou du surpoids si l’enfant se laisse gaver. » Mais elle s’interroge sur des carences potentielles  : « Après 6 mois, surtout si l’enfant est encore allaité, il y a risque de carence en fer, zinc ou vitamine B12 selon ce que l’enfant arrive à manger seul. La nourriture en morceaux proposée précocement peut aussi provoquer des risques d’étouffement, il est important d’adapter la texture aux Coopération N°39 du 27 septembre 2016 37



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