Coopération n°39 27 sep 2016
Coopération n°39 27 sep 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de 27 sep 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 140

  • Taille du fichier PDF : 45,7 Mo

  • Dans ce numéro : les jeunes et le smartphone, éviter les pièges.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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98% des jeunes entre 12 et 19 ans possèdent un téléphone portable. Ils n’étaient que 50% en 2010 Source Étude JAMES 2014lll numériques dès le degré intermédiaire », ajoute Joachim Zahn, « avant qu’ils ne souhaitent tout essayer à la puberté et entrent en conflit avec les adultes. » Punition ou récompense ne sont pas de bonnes solutions  : « Comme pour la cigarette, le fait d’interdire le smartphone ne fait que renforcer son attrait. Il est aussi contre-productif de promettre à son enfant plus de temps en ligne lorsqu’il aura fini ses devoirs. Cela augmente la valeur des activités sur le web. » En guise d’alternative, Joachim Zahn montre aux participants que les médias numériques peuvent aussi être utilisés à d’autres fins que la communication ou le divertissement. Enfants comme parents participent avec zèle à la création d’une BD sur tablette. « Nous devons encore apprendre à intégrer judicieusement ces nouvelles possibilités dans notre vie », indique le spécialiste. « Cette technologie est relativement récente et elle évolue si vite qu’il n’est pas surprenant que de nombreuses personnes se sentent dépassées. » Une protection lacunaire De nombreuses écoles organisent ainsi des cours sur le thème de l’éducation aux 16 Coopération N°39 du 27 septembre 2016 médias pour les élèves et des réunions obligatoires pour les parents. Le monde politique s’est lui aussi mobilisé. Le rapport « Jeunes et médias » du Conseil fédéral (2015) affirme que l’éventail des dangers dans le domaine des médias électroniques s’est élargi au cours des dernières années. Les jeunes devraient être protégés « contre les contenus inappropriés, contre les messages préjudiciables dans le cadre de la communication en ligne et contre l’utilisation opaque de leurs données personnelles ». La conclusion du rapport ? « À l’heure actuelle, la protection des enfants et des jeunes face aux médias est lacunaire et très fragmentée. Il est donc nécessaire de développer et compléter ce qui est déjà en place. » Dans la famille W., les smartphones et Internet seront vraisemblablement source de conflits encore quelque temps, le fils étant en pleine puberté. Mais un changement s’est produit  : alors que, lors d’un événement, le fils observe comment les adultes autour de lui sont absorbés par leur téléphone portable, il ne peut s’empêcher de se moquer de ses parents avant de ranger son smartphone dans sa poche. Le père a aussi tiré un enseignement de la situation et sait désormais à quel point il est bon d’accompagner son fils au terrain de foot. Le sport permet non seulement de se maintenir en forme, mais procure aussi du plaisir au père comme au fils – le tout sans Internet ! l
Les smartphones sont plus utilisés pour surfer et s’échanger des messages que pour téléphoner. Photos Christoph Kaminski, Simon Hallström/Iconic Studio GmbH « Il faut des espaces de discussions familiales » ♦ Gaming problématique Éclairage du psychologue Niels Weber (32 ans), spécialiste en hyperconnectivité et chargé de projets au Centre de prévention du jeu excessif de Genève. À partir de quand le gaming devient un problème ? La plupart des enfants, des adolescents, voire même des adultes jouent et se portent très bien. La pratique du jeu vidéo peut devenir problématique dès le moment où le joueur ou son entourage éprouvent une souffrance, comme des tensions familiales, par exemple. Cela doit être considéré comme un signal d’alarme pour attirer l’attention sur un problème sous-jacent. On parle alors de jeu excessif ou d’hyperconnectivité problématique, mais jamais d’addiction ou de dépendance. Quelles sont les conséquences principales du jeu excessif ? Le surinvestissement d’un jeu se fait au détriment d’autres activités  : scolaires, familiales, professionnelles, etc. Tout le temps passé en jeu est du temps qu’on ne consacre pas à autre chose, ce qui peut entraîner de mauvais résultats scolaires, par exemple. Dans l’autre sens, un décrochage scolaire, une perte de repères, un contexte familial ou social dysfonctionnel peuvent pousser à se réfugier r dans le jeu pour y trouver ce que la réalité n’apporte pas. Le jeu est donc à considérer comme symptôme et non comme maladie. Comment se passe la prise en charge des joueurs ? Il faut d’abord comprendre ce qu’il recherche dans le jeu particulier qu’il surinvestit. Puis de s’en servir comme indice pour comprendre ce qui dysfonctionne ailleurs. Il est souvent important de pouvoir travailler avec la famille car cela rend plus facile les liens à faire entre le jeu et la réalité. Comment les parents peuventils aider leur enfant ? Le plus important c’est de pouvoir instaurer des espaces de discussions familiales sur le sujet. Il apparaît que les seuls moments où l’on parle de jeux vidéo sont ceux où l’on se dispute. Quand nous jouons, nous vivons un tas d’émotions différentes et lorsque la partie s’arrête, s’il n’y a pas d’espace pour mettre des mots sur ces émotions elles peuvent devenir explosives. ZOOM Comment se déroulent les ateliers pour les jeunes et leurs parents ? Nous leur proposons de jouer ensemble à deux jeux différents, puis de débattre de ce que chacun en a pensé. Il faut apprendre aux parents à s’intéresser aux jeux de leurs enfants et apprendre aux jeunes que l’on peut parler de jeux, les critiquer comme n’importe quel objet culturel. Le risque de mauvaise rencontre sur les jeux en réseau existe. Vos conseils ? Ne pas jouer en ligne seul, ou du moins avant d’en avoir bien discuté en famille pour encadrer la pratique avec des règles précises. Puis de régulièrement poser des questions sur qui sont les gens avec qui ils jouent, ce qu’il s’y passe, etc. Il est aussi important que les jeunes sachent que si quoi que ce soit leur déplaît, ils peuvent en parler à leurs parents. Qu’est-ce qu’un jeu vidéo peut apporter à un jeune ? Tous les joueurs sont différents et on ne créera pas une génération de génies en leur collant des tablettes dans les mains dès leur plus jeune âge. En revanche, une pratique réfléchie et surtout accompagnée peut être tout à fait complémentaire à un tas d’apprentissages très riches. BWE Coopération N°39 du 27 septembre 2016 17



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