Coopération n°38 15 sep 2020
Coopération n°38 15 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de 15 sep 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 120

  • Taille du fichier PDF : 29,6 Mo

  • Dans ce numéro : la volonté d'agir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Sophie hallucine ! La chanteuse SophieHunger revientavec « Halluzinationen », un nouveau disque fiévreuxinspirépar la nuit et la solitude. Et parMaria Magdalena, une femme mystérieuse qu’elle voit de la fenêtredesacuisine.Elle nous en parle. INTERVIEW MIGUEL CID PHOTOS JONAS HOLTHAUS/LAIF 26 Coopération N°38 du 15 septembre 2020
Sophie Hunger, le regard folk-popblues  : elle est née Emilie Jeanne- Sophie Welti, en 1983 àBerne. Elle nous parle de sa vie àBerlin où elle aréalisé son8 e opus, qui vient de sortir. Elle aécrit son nouvelalbum dans sa cuisine berlinoise et elle est partie l’enregistrer aux célèbres studios londoniens d’Abbey Road. Avec lefiévreux et nocturne « Halluzinationen », qui vient de sortir,SophieHunger nous inviteàméditersur la frontièrequi sépareleréel de l’imaginaire. L’auteure-compositriceinterprète suisse de 37 ans évoque pour nous la période inspirante du confinement, lebar illégal qu’elle afréquenté dans la cave de son immeuble,lamystérieuse prostituée qui lui ainspiré une chanson, les bienfaits de la solitude et l’endroitoùelle se sentlepluschezelle. En avril, vous avezdonné un concertépatant chez vous pour le site du Royal AlbertHall de Londres. On dirait que vous n’avez pas eu le temps de vous ennuyer pendant le confinement. C’est vrai, j’ai beaucoup travaillé. J’ai écrit denouvelles chansons et repris contact avec certains musiciens que je n’avais plus vus depuis un moment. On acommencé àjouerensemble en petits groupes, àdeux ouàtrois. C’était une période assezinspirante,rempliedemusique, en fait. Sauf qu’onnepouvait pas donner de concerts. Mais ça m’adonné presque envie de faire encore plus de musique, peut-êtreparce qu’elle était en danger de ne plus exister. Vous avez été confinée en Suisse ? Oui, j’ai passé tout le mois d’avril en Suisse ce quiétait assezcool. Je suis rentrée àBerlin aprèsquelquessemaines. Pourquoi avoirchoisid’enregistrer « Halluzinationen » àAbbey Road ? Pour ce disque nous nous sommes imposé beaucoup de règles et de challenges. On s’est dit qu’onallait tout faire en live, jouerledisqued’une traite, sans s’arrêter entreles morceaux. On aaussi décidé de ne pas ajouter d’overdubs (ndlr:sons rajoutés),detoutfaire dans la même pièce. Jemesuis donc dit que si on allait se frotter àtoutes ces difficultés, il fallait au moins le faire dans le meilleur studio du monde ! Et comme on n’avait besoin quededeuxjours pour enregistrer, on pouvait se permettred’aller àAbbey Road.Cen’était pastropcher. Avez-vous enregistré dans ces conditions parce que vous souhaitiez vous « mettre en danger » ? Je voulais adopter ladémarche inverse de mon dernier album « Molecules ». On l’avait construit pièce par pièce, un peu comme le jeu Tetris. Faire denouvelles choses, ne pasrépéterles mêmes mécanismes nourrit l’envie etm’aide à rester créative. « Molecules » était un disque de rupture. Quel aété le point de départde « Halluzinationen » ? INTERVIEW SOPHIE HUNGER J’ai eu enviedeparler des hallucinations, du monde de l’imagination, de la frontière qui sépare leréel de l’imaginaire. Peut-on trouver lavérité dans cequi n’est pas réel ? Jevoulais réaliser un disque quitourneunpeu autourdecette question, de la valeur de l’imaginaire. Parlez-nous du bar illégal que vous avez fréquenté pendant l’écriture de l’album et qui ainspiré notamment le titre « Liquid Air ». Il n’a pas existé très longtemps. Quand les autorités ont appris son existence, elles l’ont fermé. ABerlin, cela arrive souvent.Des bars ouvrent, puis troisou quatre mois plus tard,ils ferment. Mais c’était chouetteparce quecebar se trouvait dans la cave de mon immeuble. « Peut-on trouver la vérité dans ce qui n’est pas réel ? » C’est pratique… Très pratique, oui ! C’était un endroit très intéressant etenmême temps pas du tout parce que personne là-dedans n’était sobre. On ne savait jamais trop si ce qu’onentendait et vivait là était vrai ou pas. Et ça se prêtait bienàmon travail surledisque. C’est vrai qu’il fallait passer un alcootest pour yaccéder ? Oui, c’est un bidule qu’ils avaient acheté surleweb. Tu pouvais même le connecteravecton téléphone et aprèsilfallait souffler dedans et ça donnait un chiffre. Tu ne pouvais pasentrersitun’étais pas assezalcoolisé ! Parlez-nous aussi de la femme qui ainspiré la très belle chanson « Maria Magdalena ». Devant mon immeuble, ilyaune place et Maria Magdalena est souvent là. C’est une prostituée que je Page 29 Coopération N°38 du 15 septembre 2020 27 T



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