Coopération n°12 17 mar 2020
Coopération n°12 17 mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de 17 mar 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 22,3 Mo

  • Dans ce numéro : tomber amoureux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUEL DESPAROLES AUXACTES Lentilles d’eau Bourgeon bio Le poisson bio exigedelanourriturebio.Dans cet élevage uniquedepangasius bioauVietnam, les lentilles d’eau–qui poussentsur place –sontpréférées au soja. Nourrir les poissons avec des lentilles d’eau ? Il faut essayer ça ! Après avoir lu un article sur laquestion il yaenviron quatre ans, GerhardZurlutter(61 ans)en futconvaincu. « D’un pointdevue écologique, c’est extrêmement intéressant », affirme ce responsable des achats de poissons chezCoop.Depuis début2019, le Fonds Coop pour le développement durable soutient un projet dans ce domaine au Vietnam, chapeauté par l’Institut de recherche de l’agriculturebiologique(FiBL)àFrick (AG). L’élevage de pangasius bio dans le norddudeltaduMékong, au cœur de la CHAÎNE ALIMENTAIRE Nourrissantes et nourries Lentilles d’eau Pangasius Les lentilles filtrent l’eau et nourrissent les poissons, dont les déjections favorisent àleurtour la culture des lentilles. TEXTE NOËMI KERN province d’An Giang, mise sur une alimentation durable. C’est la première pisciculture aumonde, etàcejour la seule, àrespecter le cahier des charges du Bourgeon de BioSuisse et àapprovisionner aussi Coop. L’appellation biologiquesignifieici queladensitéd’élevage ne dépasse pasdouze poissons parmètre cube.Atitre de comparaison, cette densité peut atteindre jusqu’à 100 poissons dans la piscicultureintensive. Il existe aussi des directives quant àl’alimentation des poissons : ils sont exclusivement nourris de produits bio sans OGM, un mélange decéréales bio et de farine/huile de poisson issue de sous-produits de l’industriedetransformation piscicole.Les médicaments, hormones et autres additifs visant àaugmenterlerendement sontprohibés. Du soja bio est aussi utilisé, « maiscela présente quelques inconvénients, nuance Gerhard Zurlutter, car il doit être importé d’AmériqueduSud ou d’Afrique. » Filtres naturels et aliment Le projet de recherche est dirigé par Timo Stadtlander (40 ans), biologiste marin. Dans un bassin de décantation de pisciculture réglementaire –dont l’eau doit d’abord être épurée avant d’êtrerejetéedansleMékong –oncultive des lentilles d’eau. Les petites plantes flottent àlasurface. « Grâce aux déjections des poissons, l’eau yest riche en azote et en phosphore. C’est un engrais formidable pour la culturedes lentilles », explique Timo Stadtlander. Ces petites plantes vertes poussent très rapidement, « comme le savent tousceuxqui en ontdéjà eu dans un bassin au jardin ». Ici, elles remplissentdeuxfonctions : ellesconstituent un excellentfiltre naturel pour l’épuration de l’eau, et nourrissentles poissons. Composées de 25 à 40%deprotéines, ellesreprésententune bonne alternative au soja. Aladifférence de ce dernier, les lentilles peuvent être cultivées surplace,cequi économise de l’énergieetduCO₂. Leur culturepermetenoutre de faire bon usagedeces plans d’eauqui sontprésentsdetoute façon,toutenévitant d’utiliser des terres arables. Qui plus est, contrairement ausoja, le problème des organismes génétiquementmodifiés ne se pose pas. « On fait ainsi d’une pierre deux coups », se réjouit Timo Stadtlan- 68 Coopération N°12 du 17 mars 2020 PHOTOS DR INFOGRAPHIE DANIEL HOLLIGER
der.Certes, cette culturen’est pasencore aussi optimisée quecelle du soja, et elle coûte plus cher. « Mais si l’on prend en compte l’impact environnemental de l’importation, les lentilles d’eauaffichent un bien meilleur résultat. » Luttecontreles mites Pourtant, aussi prometteuse que soit l’idée,Timo Stadtlander est confronté à des difficultés : la pyrale des feuilles du riz, unesorte de mitedontles larvesfont leur cocon dans les lentilles d’eau, occasionne d’importants dégâts. Des essais sont actuellementencours pour trouver un moyendecontrer ce ravageur.Timo Stadtlander testedifférents pièges, ainsi que l’introduction de crevettes d’eau douce comme auxiliaires, qui doivent manger les larves. « Les conclusions des essais nous dirontsicela fonctionne en pratique. » Le scientifique ajoute égalementune essence composée de piment, d’ail et de citronnelle, censée tordre le coudes larves. Car une chose est claire : « Nous n’utiliserons pas de produits chimiques ; priorité àlapisciculture bio », souligne-t-il. ○ ID, Au Vietnam, le biologiste Timo Stadtlander (à g.) et son collègue Phamtuan Le (41 ans) font des essais.lls testent des remèdes contre les mites qui ravagent les lentilles d’eau utilisées pour nourrir les poissons. ACTE N°1 Le Bourgeon de Bio Suisse fleurit au Vietnam pour le pangasius Dans le premier élevage bio de pangasius au monde, les poissons bénéficient d’espace àl’air libre. Ils sont élevés dans le respect des sévères directives Bourgeon de Bio Suisse. www.des-paroles-aux-actes.ch/1 Coopération N°12 du 17 mars 2020 69



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