Coopération n°1 3 jan 2018
Coopération n°1 3 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de 3 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 30,5 Mo

  • Dans ce numéro : regard vers le futur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Photos Keystone, Kilian J. Kessler, DR La voiture autonome, sans chauffeur, comme ici celle de Google, testée en Arizona, est promise à un bel avenir. TRANSPORTS  : LES PERSPECTIVES DE COOP Coop vise la neutralité en CO₂ d’ici à 2023. Le détaillant est déjà fortement engagé dans divers domaines, dont celui des transports. À l’heure actuelle, Coop possède six camions électriques, un camion à hydrogène, douze voitures à hydrogène Hyundai ix35 et une station-service à hydrogène située à Hunzenschwil (AG). La source énergétique de la flotte Coop dans vingt ans dépendra de la technique qui, d’ici là, se sera imposée  : la batterie ou l’hydrogène (le camion à hydrogène roule aussi avec un moteur électrique. Il est alimenté par une pile à combustible produisant de l’électricité à partir de l’hydrogène venant du réservoir combiné à l’oxygène de l’air ambiant). Pour Coop, l’hydrogène semble être la solution la plus prometteuse. En outre, le réseau national de stations-services à hydrogène va se développer en fonction de la technologie et en proportion des véhicules déjà ou bientôt disponibles sur le marché. Dans vingt ans, il pourrait compter une cinquantaine de stations de remplissage. 38 Coopération N°1 du 3 janvier 2018 Le mini-bus postal « Smart Shuttle » est testé depuis 2016 à Sion. Pas de chauffeur mais des passagers ! ●●● dû atteindre 130 g de CO₂ par km en 2015. L’objectif a été manqué de 5 g. En 2020, nous devrions arriver à 95 g de CO₂ par km. Autant dire mission impossible avec les technologies actuelles. » La voiture électrique, à hydrogène et au biogaz semblent donc les panacées pour diminuer les émissions de CO₂. Pour autant que le « carburant » provienne de sources renouvelables  : éoliennes et solaire pour l’électricité, eau pour l’hydrogène provenant de l’énergie hydraulique, méthanisation de déchets organiques pour la production de biogaz. Mais pour que ce type de véhicules remplace peu à peu les moteurs à combustion, il faut pouvoir faire le plein. La densification du réseau de remplissage est donc une condition sine qua non pour construire des voitures propres en masse. Actuellement, la Suisse compte 140 stations-services de biogaz et deux seulement d’hydrogène – dont une appartient à Coop, celle de Hunzenschwil Christian Rudin (41 ans), directeur de l’Umwelt Arena depuis le 1er octobre 2017 (AG), qui est la seule ouverte au public. « Les constructeurs automobiles doivent convaincre les garagistes qu’il est possible de rouler avantageusement avec des énergies renouvelables, souligne Jörg Sigrist. De toute façon, dans vingt ou trente ans, le marché de l’automobile ne ressemblera plus à celui d’aujourd’hui. Les constructeurs envisagent déjà de diversifier leurs activités en devenant des prestataires de services en matière de mobilité. Ils auront leurs propres applications qui proposeront leurs produits en carsharing. » ● Pour en savoir plus sur l’Umwelt Arena  : ⊲ www.umweltarena.ch (en allemand)
Actuellement, il n’y a que deux stationsservices à hydrogène en Suisse, dont celle de Hunzenschwil (AG), qui appartient à Coop. C’est la seule ouverte au public. Ce qui relève de l’utopie pour beaucoup d’entre nous sont des projets d’avenir parfaitement réalisables pour Jörg Beckmann. Les explications de l’expert. D r Jörg Beckmann(51 ans), vice-directeur du Touring Club Suisse/directeur de l’Académie de la mobilité SA/directeur de Swiss eMobility Globalement, comment imaginez-vous la mobilité en Suisse d’ici à vingt ans ? Au cours des vingt prochaines années, deux grands moteurs technologiques détermineront l’évolution du trafic en Suisse. Premièrement, l’électrification du système d’entraînement automobile et la réinvention de la bicyclette en tant que vélo électrique. Deuxièmement, le « changement numérique » dans le secteur des transports qui fera que nous n’aurons plus à conduire ou à posséder un véhicule nous-mêmes. Dans les villes en particulier, les frontières entre transports publics et transports privés disparaîtront. Nous voyagerons en petits bus automatiques, à bord de voitures partagées et sur des vélos publics – tous des véhicules 100% électriques. SPÉCIAL FUTUR Autoroutes aériennes La voiture sans chauffeur sera-t-elle une réalité sur les routes et dans les agglomérations suisses ? Absolument ! La « voiture autonome » n’aura besoin ni d’un chauffeur ni d’un détenteur privé car elle nous parviendra à chaque fois que nous en ferons la demande via l’application d’un fournisseur de flotte. Elle offrira plus d’autonomie et de liberté personnelle à moindre coût, réduira massivement le nombre de voitures, diminuera le nombre de parkings et induira une énorme utilité économique. Vu sous cet angle, la voiture automotrice n’est rien de moins qu’une innovation fondamentale comparable à celle de la machine à vapeur ou de l’ordinateur, en termes d’impact social. La voiture volante relève-t-elle du domaine de la pure utopie ou pourraitelle devenir une réalité ? La voiture électrique volante verra, elle aussi, le jour car elle s’inscrit dans la philosophie de l’automobile telle que nous la vivons depuis plus de 100 ans. Il a toujours été question de dépasser des zones géographiques et des frontières technologiques afin de faciliter et d’accélérer la mobilité individuelle des personnes. Aujourd’hui déjà, des start-up innovantes développent de tels concepts de véhicules et trouvent des investisseurs ainsi que leurs premiers acheteurs. Ces visions sont stimulées par la faisabilité de systèmes de contrôle autonomes, comme ceux utilisés aujourd’hui dans les drones – dont les premiers transportent déjà des personnes. À la fin du siècle, nous voyagerons sur des « autoroutes aériennes » ! Dans le domaine de l’aviation, aura-t-on trouvé une technologie susceptible de remplacer le kérosène ? Les applications actuelles d’appareils volants innovants, de l’utilisation de drones pour les sauts en parachute à la circumnavigation mondiale avec Solar Impulse, laissent d’ores et déjà deviner que le trafic aérien sans moteur à combustion pourrait également être réalisable. Mais avant que l’A380 ne vole électriquement, d’énormes progrès technologiques restent à faire. Au plus tard lorsque nous manquerons de combustibles fossiles, le grand Airbus devra pouvoir voler principalement à l’électricité. ● Coopération N°1 du 3 janvier 2018 39



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