Coopération n°1 3 jan 2018
Coopération n°1 3 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de 3 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 30,5 Mo

  • Dans ce numéro : regard vers le futur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SPÉCIAL FUTUR ●●● plus local qu’aujourd’hui, Benoît de Combaud cherche à produire des salades du futur durables en grande quantité, indépendamment du climat. Pour sa culture hors-sol, en circuit fermé, testée actuellement dans une serre de 600 m² à Molondin, dans le Nord vaudois, l’ingénieur français compte sur l’aéroponie mobile  : « Les racines des salades se développent dans un brouillard nutritif tandis qu’elles avancent et s’espacent en continu pour augmenter la productivité. » À ceux qui se méfient des cultures sans terre, il répond  : « Ce qu’on donne à nos légumes, c’est ce qu’ils trouveraient dans la terre. L’agriculture, c’est de la technique. Nous ne sommes plus des chasseurs-cueilleurs. » Daniel Bärtschi estime que la terre sera toujours cultivée à l’avenir  : « Au niveau mondial, la culture hors-sol est une petite niche. On a besoin d’une agriculture basée sur l’entreprise familiale, qui cultive la terre en assurant la fertilité des sols. » ● INNOVATION  : SEMIS ET SARCLAGE Dans le cadre du projet du Fonds Coop pour le développement durable « agriculture de précision », l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) teste les technologies de semis et de sarclage avec GPS, commandes par caméra et capteurs. L’objectif est de réduire le travail manuel, d’accroître la biodiversité en cultivant en bandes et de ménager le sol par l’aménagement de couloirs. Des essais sont en cours avec la betterave sucrière et la pomme de terre, deux cultures très exigeantes. « Si la technique fonctionne pour ces deux cultures, elle fonctionnera avec les autres. Les premières tentatives sont encourageantes, malgré quelques difficultés initiales. Nous poursuivrons les tests cette année », indique Hansueli Dierauer, responsable du projet au FiBL. 24 Coopération N°1 du 3 janvier 2018 Luz Emilia Rojas Sanchez (48 ans) produit du café en Colombie au nom d’une durabilité sociale, économique et environnementale.
Lorsque les cerises de café sont rouges, c’est le moment de les récolter. Un monde plus juste ♦ Projection Et si le label Fairtrade Max Havelaar n’existait plus, car le commerce équitable serait devenu la norme ? C’est le scénario souhaité par cette fondation, qui se lance ici dans un récit fictif, mais pas irréaliste selon elle. Nous sommes en 2035. À 66 ans, Luz Emilia Rojas Sanchez siège dans le conseil d’administration de l’une des plus grandes coopératives de café colombiennes  : la coopérative « Caficultores de Antioquia ». Son siège social est dans l’immense ville de Medellín, d’où elle exporte. « Mon café est bu partout dans le monde. De nombreuses caféicultrices colombiennes désireuses de monter leur propre business viennent me consulter », raconte-t-elle. Eduardo et Pedro, les deux fils de Luz, ainsi que leurs épouses, Ana et Isabel, gèrent la coopérative dans la province d’Antioquia qui occupe 200 petits producteurs heureux d’en faire partie. Produites de façon durable, plus de 600 kg de cerises de café sont récoltées chaque jour. Ces dernières sont acheminées par camion et doivent être lavées, décortiquées puis séchées dans une grande installation automatisée qui a été construite dans les environs de Medellín pour accélérer le processus de production. Luz estime que bien des choses ont changé depuis la certification de la coopérative en 2010  : « Notre exploitation familiale a subi une forte croissance. Fairtrade nous a ouvert la voie vers la distribution dans les pays du Nord et nous a rendus forts et autonomes. » La fin du label Le temps où les Rojas écoulaient leur café par le biais du feu label Fairtrade Max Havelaar est révolu. En effet, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), siégeant à Genève, a intégré en 2030 les statuts du commerce équitable et ils doivent être appliqués à la lettre. Les producteurs reçoivent une prime généreuse pour des projets communautaires et un prix minimum du café couvrant les coûts d’une production durable est garanti. Auparavant, les pionniers du commerce équitable, comme Coop, avaient contribué à la prospérité de nombreux producteurs du Sud. Sous la pression des gouvernements et des acteurs économiques, l’OMC n’a pas pu rester sans agir. Cinq ans de consultations et de discussions enflammées ont été nécessaires afin qu’elle élabore des statuts pour que le commerce équitable devienne une évidence au sein du commerce mondial. L’année 2030 a ouvert de nouvelles portes aux petits producteurs du Sud et leur a promis une vie nettement meilleure. Par la même occasion, cette année a marqué la fin du label Fairtrade Max Havelaar. Une véritable success story s’achève et une nouvelle ère commence. ● LUCA PULIAFITO, MAX HAVELAAR, PORTE-PAROLE SUISSE ROMANDE Photos Nicolas Martin, Didier Gentilhomme, Keystone/Gaëtan Bally Andreas Jiménez (53 ans), CEO de la Fondation Max Havelaar (Suisse) « Du chemin à faire » On comprend en vous lisant qu’on n’aura plus besoin de vous dans vingt ans… Pourquoi ce souhait ? Les petits producteurs et les travailleurs dans les pays en voie de développement doivent avoir une vie meilleure et nous souhaitons qu’un grand nombre d’entre eux puissent profiter de conditions commerciales plus justes. Si un jour notre label devient superflu, notre mission sera accomplie. Quels produits-phares permettront la fin du label ? Une banane sur deux est actuellement issue du commerce équitable en Suisse. Nous souhaitons que d’autres matières premières soient progressivement labellisées. Prenons l’exemple du cacao  : aujourd’hui, uniquement 6% du cacao en Suisse est Fairtrade, notamment grâce à l’appui de Coop. Il existe un potentiel énorme pour le commerce équitable. On a consommé 75 fr. de produits Fairtrade par habitant en Suisse en 2016  : comment voyez-vous la suite ? La Suisse est championne du monde de la consommation de produits Fairtrade. D’autres pays européens, comme l’Allemagne, avec 15 fr. par habitant, n’atteignent pas ce niveau… Il y a encore beaucoup de chemin à faire. ● Coopération N°1 du 3 janvier 2018 25



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