Coopération n°1 3 jan 2018
Coopération n°1 3 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de 3 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 30,5 Mo

  • Dans ce numéro : regard vers le futur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Très précis et autonome, le robot désherbant de la société yverdonnoise ecoRobotix ne pèse que 130 kg et fonctionne à l’énergie solaire. LA VISION DE BIO SUISSE EN 2035 ○ Il y a plus de surfaces cultivées en bio qu’en production conventionnelle. ○ Plus de la moitié des denrées alimentaires vendues en Suisse sont bio. ○ On mange plus de bio à l’armée, dans les crèches, à l’hôpital et dans les cantines. ○ Une culture en bandes est privilégiée  : plusieurs variétés se côtoient dans un même champ. Cette technique vise une plus grande biodiversité, moins de maladies et de ravageurs. ○ Des robots désherbent jour et nuit. Ils reconnaissent les mauvaises herbes grâce à des caméras. ○ On s’assure que les vaches bougent assez grâce à des bracelets fixés à leurs pattes. ○ De nouveaux traitements phytosanitaires naturels à l’extrait de plantes sont apparus. ○ Les pesticides sont taxés. ○ En ville, les balcons des immeubles sont remplis de cultures maraîchères. 22 Coopération N°1 du 3 janvier 2018 Photos DR, Bio Suisse ●●● Lacroix Oggier, manager du Cluster Food & Nutrition, à Fribourg, porté par l’Association Région capitale suisse. Spécialiste en sciences et technologies des aliments, elle observe un consommateur de plus en plus curieux  : « Il souhaite manger de façon plus éthique. Devenu prosommateur, il veut connaître les modes de production du contenu de son assiette et l’histoire des aliments qui s’y trouvent. » Une moitié d’aliments bio Daniel Bärtschi, directeur de Bio Suisse, se réjouit de cette progression  : « Les gens veulent savoir comment la nourriture est produite et d’où elle vient. L’agriculture biologique est capable d’y répondre. » Sa fédération s’est projetée pour son rapport annuel 2015 en 2035 (lire l’encadré à gauche ci-contre). L’ingénieur agronome estime qu’il est réaliste de compter sur une nette augmentation de l’agriculture bio à l’avenir  : « Avec la stratégie Avanti 2025, les délégués ont fixé l’objectif que 25% des ●●● Temperatiatis sit ese sit reperferovid ea soloum qu On verra des troupeaux de robots ! Aurélien Demaurex (38 ans), CEO d’ecoRobotix fermes suisses soient bio d’ici à 2025. On espère atteindre les 50% d’ici 2035. Il suffit de suivre les débats sur le glyphosate pour s’en convaincre  : on doit trouver des solutions pour mettre un terme aux pesticides chimiques. » Le paysan doit continuer à décider Le directeur de Bio Suisse est convaincu que les robots sont une technologie d’avenir pour l’agriculture bio, en particulier dans la lutte contre les mauvaises herbes  : « Mais il est important que le paysan continue à décider du mode d’exploitation de ses champs. »
Aurélien Demaurex, CEO et cofondateur de la start-up ecoRobotix, située à Yverdon-les-Bains (VD), estime que plus d’un agriculteur sur deux travaillera avec la robotique en Suisse dans vingt ans  : « On verra des troupeaux de robots dans les champs », sourit-il. Sa société livre ce début d’année déjà les premiers robots autonomes désherbants qu’elle développe depuis quatre ans. Guidée par un smartphone, à l’allure d’une table de ping-pong de 4 m² sur roulettes, la machine de 130 kg qui fonctionne à l’énergie solaire a pour objectif de réduire l’impact environnemental de l’agriculture ainsi que ses coûts  : « En ciblant uniquement les mauvaises herbes grâce à son intelligence artificielle, elle utilise 95% d’herbicide en moins », précise l’entrepreneur, persuadé qu’à moyen terme, les robots agricoles seront polyvalents. Le fondateur de la start-up CombaGroup mise sur une automatisation des cultures et des récoltes maraîchères. Convaincu que, dans vingt ans, on mangera ●●● Daniel Bärtschi (50 ans), directeur de Bio Suisse SPÉCIAL FUTUR « La diversité, une chance » ♦ Agriculture Le consommateur est en quête d’authenticité et de transparence. Sur ce constat, le directeur de Bio Suisse prédit un bel avenir aux entreprises familiales innovantes. Pourquoi avoir élaboré un rapport annuel 2035 ? Pour montrer que l’agriculture bio réfléchit à l’avenir. On appelle cela le Bio 3.0. Chacun d’entre nous est convaincu que l’avenir du bio est basé sur des innovations. Vous pensez que l’agriculture bio prédominera. Mais peutelle nourrir tout le monde ? L’agriculture bio est un pilier prédominant d’un système agroalimentaire durable au niveau mondial, selon une récente étude du FiBL (ndlr  : Institut de recherche de l’agriculture biologique). L’alimentation n’est pas un problème agronomique, c’est plutôt un problème économique. Une grande partie des céréales cultivées servent, par exemple, à nourrir les animaux. Changeons un peu notre alimentation, en commençant par consommer un peu moins de viande qu’aujourd’hui. Le food waste est un autre problème  : un tiers des aliments est perdu entre la récolte et l’assiette. Comment mangera-t-on dans vingt ans ? Je pense que la qualité des produits sera de plus en plus importante et qu’on mangera de manière plus diversifiée, probablement avec de nouveaux produits, comme les insectes. Je vois une production végétale plus importante, notamment des légumes. J’espère que la majorité de notre nourriture sera produite en Suisse et que les produits importés seront plus durables qu’aujourd’hui. Le consommateur peut influencer cela. Et s’il n’y avait plus d’agriculteurs en 2035 ? Je n’y crois pas une seconde. Il faut un contrepoids dans ce monde de plus en plus numérique. Le consommateur recherche de plus en plus l’authenticité et la transparence. Et il y a une forte tendance au back to nature. L’entreprise agricole familiale – dont les exploitants prennent soin de la terre – est une entreprise du futur. À vos yeux, le plus important en Suisse dans vingt ans ? Je souhaite que les consommateurs soient bien informés sur tous les aspects de l’alimentation. Et que l’agriculture soit un sujet économique, pas folklorique. Que faut-il pour cela ? Une formation plus centrée sur les défis du futur et un système plus efficace de recherche et de vulgarisation. J’espère que les jeunes paysans oseront emprunter des chemins nouveaux. La diversité est une chance pour l’agriculture suisse de demain. ● Coopération N°1 du 3 janvier 2018 23



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