Coopération n°1 3 jan 2018
Coopération n°1 3 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de 3 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Coop Société

  • Format : (215 x 297) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 30,5 Mo

  • Dans ce numéro : regard vers le futur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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POUR LES ABEILLES Pas moins de 40% des insectes sont d’ores et déjà en sursis aujourd’hui en Suisse. Parmi eux les abeilles paient un lourd tribut depuis plusieurs années. Dérèglement climatique auquel elles sont sensibles, floraison précoce qui perturbe leur cycle, pollution chimique, les raisons sont multiples. Or, ces insatiables butineuses jouent un rôle capital dans l’agriculture et la production d’aliments. Environ 80% des plantes sont pollinisées par les abeilles domestiques et les abeilles sauvages. En collaboration avec ses partenaires Bio Suisse, Weleda, Biotta, Ramseier et A. Vogel, Coop soutient dix projets consacrés aux abeilles et à l’apiculture grâce auxquels les enfants et les adolescents peuvent se rendre compte de l’utilité des abeilles pour la nature et pour l’homme. ⊲ www.des-paroles-aux-actes.ch/82 16 Coopération N°1 du 3 janvier 2018lllavéré. La question est de savoir comment la contenir pour que son impact soit le moindre possible. « Si l’on veut éviter de dépasser un réchauffement global de 2 degrés, nous devons absolument renoncer au pétrole et au gaz », souligne Patrick Hofstetter, responsable Climat et Énergie au WWF Suisse. « En Suède, se chauffer sans mazout et sans gaz est déjà une réalité. Nous devrions y parvenir en Suisse aussi. Et en 2038, l’Écosse, la Norvège et l’Inde auront interdit les nouveaux véhicules à essence. En 2040, la France et l’Angleterre leur emboîteront le pas. » Il faut dire que les enjeux sont colossaux. Santé, biodiversité, tourisme, économie, tous les secteurs sont touchés par cette hausse des températures. Le cas de nos glaciers S’il est un exemple spectaculaire et concret, c’est bien celui des glaciers. Ou plutôt de leur fonte. Or, loin d’être seulement anecdotique pour la carte postale, ce recul est très inquiétant. La communauté scientifique s’accorde pour dire que d’ici la fin du siècle, 80% à 90% de nos glaciers auront disparu. Les enfants nés aujourd’hui ne les connaîtront pas ou très peu. Depuis 1850, leur surface totale a déjà diminué de moitié passant de 1735 km 2 à 890 km 2. Un record. Le glacier du Gorner à Zermatt affiche un recul de 2,6 km depuis 1882, 1,8 km pour le bas glacier d’Arolla depuis 1856, ou encore 1,7 km pour le glacier de Zinal depuis 1891. « Sans oublier que la fonte du permafrost augmente la fréquence et l’importance des éboulements et des laves torrentielles », explique le spécialiste. D’ailleurs afin de prévenir cette menace, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a dressé un aperçu de l’évolution du permafrost. Leslll
Patrick Hofstetter (52 ans), responsable Climat et Énergie au WWF Suisse Dérèglement climatique et pollution  : les abeilles paient un lourd tribut face à notre mode de vie et de consommation. L’agriculture en général devra-t-elle s’adapter à la hausse des températures ? Oui bien sûr, elle devra vraisemblablement privilégier certaines cultures et choisir les variétés les plus adaptées. En Suisse, il sera sans doute plus difficile de cultiver des pommes de terre, tandis que le maïs devrait mieux pousser. La vigne se portera mieux aussi, si elle reçoit assez d’eau. Les pénuries d’eau, notamment pendant l’été, vont accroître la concurrence entre les différentes utilisations, notamment l’agriculture. Quelles sont les solutions du WWF pour lutter contre cette hausse ? Nous préconisons depuis toujours de miser sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Plus concrètement, nous devrons nous passer des énergies fossiles d’ici à 2038. Ce qui sera déterminant, ce seront les conditions-cadre légales pour y parvenir. Sans oublier les efforts de chacun d’entre nous au niveau individuel. Il faudra que les maisons zéro énergie deviennent la norme, que les constructions actuelles soient mieux isolées et que les chauffages à gaz et à mazout soient remplacés par des pompes à chaleur, des chauffages solaires, à bois ou à distance. Il faudra aussi réduire le trafic de loisirs et que les Suisses optent pour des automobiles consommant moins de carburant puisqu’à l’heure actuelle notre SPÉCIAL FUTUR En Suisse, la biodiversité est en danger  : l’équilibre des forêts est fragile. Menacé en altitude, l’épicéa pourrait même disparaître sur le Plateau. « Changeons nos habitudes ! » flotte est la plus gourmande d’Europe. Il faudra aussi consommer moins de viande et prendre moins l’avion. Comment l’économie peut-elle tirer son épingle du jeu ? Certaines branches bénéficieront de cette évolution selon la manière dont elles feront face aux défis posés par les changements climatiques  : le secteur des énergies vertes, celles en lien avec l’efficacité (la construction par exemple), le tourisme aussi. Le secteur financier fait face à des risques climatiques importants. Vat-il détourner les flux financiers du charbon vers les énergies renouvelables par exemple ? Son attitude sera déterminante. ● SD Coopération N°1 du 3 janvier 2018 17 Photos Keystone, Geri Born



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