Coolture Y n°15 jun/jui/aoû 2010
Coolture Y n°15 jun/jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de jun/jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : HE! Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,0 Mo

  • Dans ce numéro : le développement durable ne connaît pas la crise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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COOLTURE AGIR > 16 Distribution de lampes basse consommation Photo : Jody AMIET EDF UN MÉDIATEUR INTERCULTUREL ET LINGUISTIQUE Une des difficultés du projet résidait dans la barrière culturelle et linguistique entre le producteur (EDF) et les consommateurs qui parlent des dialectes locaux, sont peu habitués aux concepts d’économies d’énergie, et sont très attachés au confort -basiqueque leur procure l’électricité. C’est l’unité de recherche CERTOP du CNRS qui a coordonné l’étude sociologique et le soutien méthodologique pour aborder le plus efficacement possible les habitants des villages du fleuve. Sur la base de ces connaissances, les FAYAMAN (obligatoirement bilingues) ont ensuite assuré la promotion des économies d’énergie auprès de populations mises en confiance. COOLTURE N°15 - ETE 2010 UN DISPOSITIF GAGNANT/GAGNANT Agent effectuant une tournée d’information sur le Tarif de Première Nécessité (TPN) Photo : Jody AMIET EDF EDF GUYANE : FAYAMAN, UN SUPER-HÉROS POUR LA MAÎTRISE DE L’ÉNERGIE En Guyane, même au plus profond de la forêt amazonienne, l’Etat et EDF doivent assurer le service public de production et de distribution d’électricité. Ce sont des groupes électrogènes, alimentés par d’épiques ravitaillements en fuel, qui fournissent en électricité les populations les plus isolées. La capacité de production étant donc limitée, les parties prenantes ont décidé de faire appel à un super héros de l’énergie pour optimiser la production et la consommation d’énergie dans les villages les plus éloignés : FAYAMAN ! > Un outil de production limité En 2003, l’ADEME a financé une étude sur les sources de consommation d’énergie le long du fleuve qui a montré que les postes les plus énergivores étaient l’éclairage et la production de froid domestique (réfrigérateurs, congélateurs) qui représentent bien souvent 70% de la facture d’électricité. Afin de diminuer les pics de consommation et de dégager une capacité d’accès à l’énergie pour les foyers en attente d’un compteur, il a été imaginé un dispositif visant à réduire la consommation en priorité sur ces deux postes. > Connaître pour Agir En 2006, une chercheuse en socio-anthropologie est venue réaliser un diagnostic auprès des populations. Fort de cette connaissance et en collaboration avec les associations locales, la région Guyane, le Conseil Général, EDF et l’ADEME ont créé en 2008 le programme FAYAMAN, du nom d’un personnage emblématique guyanais. L’objectif visait à sensibiliser les populations isolées d’Amazonie aux économies d’énergie car leur électricité est produite par des groupes électrogènes, à partir de gasoil que l’on fait venir par pirogue sur 300 km de voies fluviales sur le fleuve Maroni... Installation de lampes basse consommation Photo : Jody AMIET EDF > Un dispositif double Cette opération combine à la fois une promotion de Lampes Basse Consommation (LBC) et une campagne d’information et de sensibilisation pour infléchir les comportements quotidiens des usagers du fleuve : mieux consommer, moins, à moindre coût, et à confort égal. Le programme FAYAMAN s’appuie sur 3 binômes de médiateurs composés d’un facilitateur « savoir-être » et d’un électricien « savoir-faire » (tous deux bilingues). En 2 ans, ils ont visité 1.800 foyers pour sensibiliser et convaincre les usagers et pour créer un réseau de distributeurs de LBC qui collecte également les lampes usagées pour les recycler. Ils en ont profité pour inciter à sécuriser et mettre aux normes les installations électriques et ont passé du temps sur les radios locales, dans les fêtes de villages, ou dans les écoles à former les plus jeunes. Les résultats, mesurés en 2009, ont été excellents, tant sur le plan de la consommation électrique (le pic de production a diminué de 15% par rapport à 2007), que du point de vue des usagers (respect, dialogue et outils pédagogiques). Une vraie réussite pour les FAYAMAN !
« Dans les champs de l’observation, le hasard ne favorise que les esprits préparés » Louis PASTEUR, 1854 dé irompez oust UN FESTIVAL D'ERREURS festivaldeses sciences jeune public du 21 au 24 juillet 2010 École normale supérieure animations, 45 rue d'Ulm - Paris 5e Kf k 9 ir.ra.ay expos, entrée gratuite spectacles,N rencontres Alors que dans nos sociétés, l’erreur a une connotation fortement négative qui renvoie aux mauvaises notes, à l’échec et à la culpabilisation et génèrent la peur de se tromper et souvent l’immobilisme. Cette exposition propose de démystifier l’erreur, qui a été à l’origine de certaines des plus grandes découvertes. > Savoir apprendre de ses erreurs, pour progresser Former des jeunes à anticiper, rebondir et prendre du recul sur leurs erreurs est un enjeu fondamental pour leur donner confiance dans les choix qu’ils feront. Et cette confiance se trouve elle-même être un élément clé pour oser entreprendre et réussir. > Quelques erreurs géniales Le velcro (d’après les mots « velours » et « crochet ») a été inventée en 1941 par l’ingénieur suisse George de Mestral. L’idée lui est venue après avoir analysé les résidus de bourre qui étaient restés accrochés à ses vêtements et aux poils de son chien après s’être promenés dans les Alpes. Il a examiné cet étrange duvet au microscope et a décidé de concevoir une bande auto-agrippante qui se baserait sur le système de crochets microscopiques des bourres. À force d’essais et d’erreurs, il réalisa que le nylon cousu sous la lumière infrarouge formait de mini crochets très résistants qui pouvaient facilement restés accrochés à des matières en nylon plus douces et veloutées. COOLTURE COMPRENDRE > 17 Le micro-ondes fut inventé par l’américain Percy LeBaron Spencer. Cet ingénieur physicien travaillait chez Raytheon, un des leaders mondiaux dans les équipements de radars. Arrêté devant un appareil de radar, le magnétron, il ressentit une sensation étrange et soudaine puis il remarqua que la barre de chocolat située dans sa poche avait commencé à fondre. Il en déduisit que l’énergie dispensée par les tubes utilisés pour les radars produisaient de la chaleur. Pour en être sûr, il approcha un sac rempli de grains de maïs. Ces derniers éclatèrent rapidement pour se transformer en pop-corn. Il déposa alors le brevet du micro-ondes, le 8 octobre 1945. Le micro-ondes portait à ses débuts le nom de « Radarange » en 1954. Lourd et plutôt cher, il était d’abord destiné aux cuisines d’hôpitaux, aux cantines militaires et à la restauration des transporteurs (Chemin de fer, bateaux). Il mesurait alors 2m de haut ! Le post-It fut inventé en 1970 par le chimiste Spencer Silver qui travaillait au laboratoire de recherche de 3M et cherchait à l’époque une nouvelle colle forte. Au lieu de ça, ses recherches ont abouti à un résultat peu satisfaisant. En séparant 2 bouts de papier qui étaient attachés par cette colle, Spencer a découvert que la colle restait soit sur un bout soit sur l’autre. Cela semblait être une invention assez inutile. 4 ans plus tard, l’un de ses collègues eu une idée brillante. Il faisait partie d’une chorale et avait l’habitude de marquer les pages de son livre de cantiques. Comme ses repères n’arrêtaient pas de tomber, il les a enduits avec la colle de Spencer. Comme par magie, les repères restèrent en place et pouvaient malgré tout s’enlever facilement sans endommager le livre. Les notes Post-It étaient nées. De nos jours, elles constituent la fourniture de bureau la plus utilisée. Alors : négative, l’erreur ? Résolument pas ! L’erreur a pour racine latine l’errance... Et s’égarer, sortir des sentiers battus : n’est-ce pas la voie de la créativité ? Dans l’histoire des sciences, les cas de sérendipité (de découvertes faites dans des situations où elles n’étaient pas cherchées) sont nombreux. Ils montrent que l’erreur peut être un véritable levier, pour qui sait trouver du sens à une situation inattendue. Osons donc explorer les chemins broussailleux où mènent les errances... Pour mieux rebondir, prenons le risque de nous tromper ! www.coolture.fr



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