Cool & Comfort n°84 jan/fév/mar 2020
Cool & Comfort n°84 jan/fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°84 de jan/fév/mar 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : FCO Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : installation frigorifique durable pour l’abattoir de Torhout.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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O2 + 4e - + 2H2O (4 OH - Dans ce processus, l’eau joue un rôle particulier car elle peut dissoudre les sels et conduire les ions, jouant ainsi le rôle d’un électrolyte. Il y a toujours de l’eau autour d’un échangeur de chaleur, que ce soit du condensat, de la pluie ou l’humidité présente dans l’air. Plus une surface est exposée longtemps à l’humidité, plus les phénomènes de corrosion sont rapides. Il en va de même pour la température. En effet, plus la température est élevée, plus la corrosion progresse vite. Cela signifie que les refroidisseurs doivent être protégés plus efficacement contre les attaques de la corrosion dans les chambres froides à température normale et à température positive que des appareils comparables utilisés en congélation. Le fait qu’une pièce métallique soit corrodée ou forme une couche protectrice dépend en définitive de ce qui advient des atomes métalliques qui ont libéré des électrons. Seule une partie de ces ions métalliques chargés positivement se dissout dans l’eau. Le reste réagit avec les ions chargés négativement et présents dans les électrolytes pour donner des sels métalliques et former des couches supérieures dans la zone de l’anode. Si ces couches n’ont qu’une faible adhérence et sont d’une nature plutôt poreuse, l’oxygène et l’eau peuvent continuer d’agir presque librement sur le métal et le dissoudre de plus en plus. Les zones d’une couleur typique brun rouille qui se forment sur les composants en acier non allié et qui parfois s’écaillent d’elles-mêmes, ou encore le vert-degris qui apparaît sous l’effet de l’acide acétique sur le cuivre et qui est en grande partie soluble dans l’eau, sont des exemples de telles couches. En revanche, si la couche supérieure adhère solidement et a une épaisseur telle que l’électrolyte ne peut pénétrer à travers cette couche pour atteindre la surface métallique, la progression des processus de corrosion se ralentit nettement. Une forme très connue de cette couche protectrice supérieure est la patine de cuivre, formée de sels de cuivre de base qui, à l’inverse du vert-de-gris, ne sont que peu solubles dans l’eau. Couche passive Les « couches passives », qui se forment en très peu de temps sur l’aluminium brut et sur les aciers inoxydables contenant du chrome (appelés souvent « inox » dans le langage courant) sont très semblables à la patine de cuivre au plan fonctionnel, mais plus fines de plusieurs ordres de grandeur. Cette couche d’oxyde, parfois épaisse de seulement quelques nanomètres, constitue également une protection contre la corrosion particulièrement efficace. Il y a cependant lieu d’observer en général deux limitations. D’une part, les couches d’oxyde ne sont pas stables dans toutes les plages de pH, ce qui explique par exemple pourquoi elles ne sont généralement recommandées que pour des valeurs de pH comprises entre 4,5 et 8,5 dans le cas de l’aluminium, par exemple. D’autre part, tout comme la surface des métaux, la couche d’oxyde présente une couche limite très active, qui se modifie en permanence et cherche à incorporer tous les ions possibles qui se trouvent dans l’électrolyte. Si en particulier des chlorures arrivent à pénétrer de cette manière dans la couche d’oxyde, celle-ci également perd son étanchéité au fil du temps et le métal pur sous-jacent commence à se dissoudre. La structure ionique est alors rompue pour l’essentiel localement, à des emplacements isolés. À un stade avancé, ce phénomène se traduit par une corrosion perforante. La concentration locale d’espèces individuelles a une très grande influence sur la vitesse du processus de corrosion. À l’intérieur des fissures, dans les angles et au-dessous d’impuretés tenaces, les concentrations de matériaux individuels peuvent différer nettement des concentrations relevées dans le reste de l’électrolyte. À ces endroits, cela peut donner naissance à une toute autre conductivité et à 55 COOL&COMFORT [TECHNIQUE] une valeur de pH très différente. Il apparaît alors localement un milieu corrosif, bien que la composition de l’électrolyte ne puisse pas elle-même être qualifiée de corrosive. La corrosion par contact Si deux métaux entrent en contact à l’intérieur d’une pièce, par exemple l’ailette en aluminium et le tube en cuivre, une anode et une cathode se forment simplement en raison des potentiels électrochimiques respectifs des deux métaux. En effet, le cuivre a par exemple un pH de 7,5 (zone neutre), un potentiel de +0,1 V alors Au-dessus : ailette en cuivre, présentant une patine verte déjà très marquée, formant une couche protectrice supérieure caractérisée par une forte adhérence. En bas  : la corrosion perforante plutôt discrète vue de l’extérieur se développe dans la profondeur du matériau, à la manière d’une piqûre.



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