Comme au Cinéma le mag n°30 fév/mar 2013
Comme au Cinéma le mag n°30 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de fév/mar 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Stan Médias

  • Format : (168 x 245) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : interviews, Denzel Washington, Haifaa Al-Mansour, Nabil Ayouch.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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interview NABIL AYOUCH Des mômes et un dieu Avec Les Chevaux de Dieu, Nabil Ayouch signe une fresque naturaliste et romanesque autour de deux frères endoctrinés par des salafistes. Propos recueillis par Laurence Kempf Pourquoi vous êtes-vous inspirés des attentats du 16 mai 2003 ? J’ai voulu montrer que la violence a des racines et faire ce film pour mettre des visages, des noms. Quand il parle de terrorisme, le cinéma américain a tendance à les effacer, à dépersonnaliser. Il est important qu’il soit incarné : pas pour l’excuser, mais pour essayer de comprendre. Est-ce compliqué de tourner dans un bidonville ? Le tournage a été violent. C’est un écosystème qui fonctionne avec ses lois, ses codes. C’est aussi un lieu avec une solidarité à toute épreuve. Une bonne partie des gens ont vécu avec le film, entre le gardiennage, la figuration ou l’aide aux décors. L’islamisme semble trouver un terreau idéal dans les bidonvilles du Maroc… C’est la destruction de la cellule familiale qui permet aux islamistes de créer une famille d’accueil. La perte de l’autorité paternelle fait qu’à un moment tout vole en éclats dans la tête de ces jeunes, un peu comme ceux des banlieues, ici en Europe. J’ai grandi à Sarcelles. Aller à Paris, c’était un truc énorme. Dans le bidonville, la moitié des jeunes ne va jamais à Casablanca. Le bidonville devient un lieu d’enfermement géographique et mental.H LES CHEVAUX DE DIEU Réalisation Nabil Ayouch Casting Abdelhakim Rachid, Abdelilah Rachid Film Français, belge, marocain Durée 1h55 Genre Drame Sortie 20 février 20 H CommeauCinema.com le mag H Février 2013 H N°30
interview CHIMPANZÉS Le livre de la jungle Le nouveau Disney Nature met en scène un petit chimpanzé, Oscar, qui, devenu orphelin, se fait adopter par Freddy, le chef du clan. Texte/Laurence Kempf « Félins était un film de guerre, Chimpanzés est une comédie sociale, » affirme le réalisateur Alastair Forthergill. Mark Linfield, qui coréalise, approuve : « C’est comme un drame humain, mais les personnages sont des singes et puis c’est une réalité scientifique qu’ils sont proches de nous ». « Nous ne voulions pas faire un documentaire, mais un film. Il nous fallait donc une histoire, des personnages et évidement de l’émotion. Nous avons commencé avec un scénario traditionnel, à la Hollywood, mais jamais, même dans nos rêves les plus fous, on a pensé assister à une adoption comme celle qu’il y a dans le film, continue Alastair Forthergill. Christophe Boesch, notre conseiller, a une connaissance profonde des chimpanzés car il les suit depuis des années. Nous avons écrit le scénario en écoutant ses conseils ». Ce que confirme l’intéressé, ajoutant : « L’adoption existe, mais en général par des frères et sœurs plus grands ou des femelles. C’est rare que ce soit par un mâle et c’est la première fois que j’en vois un se comporter comme une mère, porter le petit et dormir avec ». Et quand on lui demande ce que sont devenus nos héros, il répond : « Oscar a 8 ans et Freddy a vieilli, il n’est plus le mâle dominant, mais reste un élément important du groupe. Ils vont bien et ils ont gardé des liens très proches ».H chimpanzés Réalisation Mark Linfield, Alastair Fothergill Film Américain Durée 1h17 Genre Documentaire Sortie 20 février Février 2013 H N°30 H CommeauCinema.com le mag H 21



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