Comme au Cinéma le mag n°28 novembre 2012
Comme au Cinéma le mag n°28 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de novembre 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Stan Médias

  • Format : (168 x 245) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : Déborah François, le fond populaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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les invités « nous york, C’est un peu un deuxième premier film » Sans le succès de Tout ce qui brille, il n’y a pas Nous York… Géraldine Nakache : C’est compliqué de faire un deuxième film lorsque le premier n’a pas trop marché. La chance du succès de Tout ce qui brille nous a ouvert les portes pour Nous York. Malgré tout, il s’est écoulé plus de deux ans entre les deux films. Aviez-vous envie de prendre votre temps et de ne pas précipiter les choses ? G.N. : Dès la sortie de Tout ce qui brille, on voulait en faire un autre. On cherchait des idées. On tâtonnait. En tous les cas, on savait que l’aventure de Tout ce qui brille n’était pas finie. Et puis, nous avons été invités à célébrer le succès du film au Festival de Cannes. On a monté les marches. Là, on venait de faire le tour du truc. En rentrant, on s’est enfermé de nouveau pour écrire. Quel a été le déclic ? Hervé Mimran : Il y avait l’envie de continuer à travailler avec ces comédiens qui étaient un peu comme notre famille, tout en racontant une autre histoire. On a pensé à plein de choses pour cette histoire d’amitié entre des hommes et des femmes plus âgés que ceux de Tout ce qui brille. New York est venue plus tard. Manu Payet savait qu’on adorait cette ville. Et il nous a dit d'aller tourner là-bas. La différence est grande entre le fait d’adorer une ville et y tourner. Et d’autant plus lorsqu’il s’agit de New York… H.M. : Évidemment. On arrive avec notre regard de Français. On ne se dit pas qu’il y a Woody Allen, Scorsese et nous. Au contraire, on arrive en fan. Ado, le film qui m’a donné envie de faire du cinéma, c’est Manhattan de Woody Allen. Vous imaginez donc toute la symbolique que cela implique pour moi quand je décide d’aller y faire un film. On a donc filmé la ville avec nos yeux de Français. Le succès de Tout ce qui brille vous a-t-il rendu plus forts sur le tournage de Nous York ? G.N. : Plus fort et en même temps, lorsque vous tournez à l’étranger, vous ne rentrez pas chez vous le soir. C’est un peu un deuxième premier film. En tournant de l’autre côté de l’Atlantique, vouliez-vous vous préserver et installer votre petite bande à l’abri des regards français ? Peut-on voir ça comme une fuite ? G.N. : La presse nous avait demandé de venir sur le plateau. Mais on avait décidé de fermer le tournage. J’entendrais votre question si on avait envie de s’y exiler pour y vivre. En revanche, cette notion de fuite était importante pour les mon 5 majeur Octobre 1986 Je quitte Marseille pour rejoindre Paris et y faire mon école de cinéma. 9 novembre 1989 La chute du Mur de Berlin. 24 mars 2010 La sortie de Tout ce qui brille. C’est notre premier film et donc un moment important dans une vie. La naissance de ma nièce Je ne connais même pas sa date de naissance. C’est nul. 7 novembre 2012 La sortie de Nous York. 16 H CommeauCinema.com le mag H novembre 2012 H N°28
les invités mon 5 majeur 1998 Mes premiers pas à Canal +. Je traîne dans les mêmes couloirs que Pierre Lescure. Ça me change la vie. 2000 Ma rencontre avec Dominique Farrugia à Comédie. Il m’apprend un métier. À ses côtés, je suis devenue productrice. 27 février 2011 Leïla Bekhti reçoit le César du meilleur espoir féminin pour Tout ce qui brille. 2 novembre 2011 Je suis à New York et c’est la sortie d’Intouchables. 7 novembre 2012 La sortie de Nous York, mais aussi l’anniversaire de mon père. personnages. Au départ, nous nous sommes demandés ce que nous avions le droit ou non de faire. On parlait d’une comédie musicale, de pleins d’autres genres cinématographiques. Notre seule certitude était d’avoir encore besoin et envie de suivre ces gens que nous connaissions bien. Sans pour autant en faire un Tout ce qui Brille 2… G.N. : Bien entendu. Et du coup, la fuite, le départ, était un autre enjeu possible pour un deuxième film. Un enjeu qui ne nous empêchait pas de suivre ces personnages. Malgré tout, vous avez conscience que les spectateurs sont dans l’attente d’un Tout ce qui brille 2… G.N. : La confusion arrive par le casting. Mais une fois que les gens ont vu le film, on a plus trop à s’en justifier. On voit bien que Nous York n’est pas une suite. Cependant, au début, on s’en défendait d’une façon un peu hostile. Évidemment Tout ce qui brille est notre premier bébé. Et les gens, en fait, attendent une suite par grande bienveillance. Ils avaient envie de nous revoir et ils trouvent ça cool que nous ayons repris cette famille d’acteurs. Et tant mieux, si Nous York n’est pas une suite. Comment se passe le travail à deux ? H.M. : Sur le plateau, on a tellement discuté en amont que c’est évident. Et lorsque Géraldine joue, je l’épargne. Sur Nous York, elle avait moins de jours de tournage. On était donc plus ensemble. Y a-t-il des tensions entre vous ? H.M. : Vous voulez vraiment savoir ? Oui… H.M. : Très peu ! On est à peu près d’accord à 98%. Et lorsque nous ne le sommes pas, nous avons l’intelligence de ne pas le montrer à l’équipe. Appréhendez-vous la sortie du film ? G.N. : Évidemment ! Mais Nous York n’est pas une sortie comme les autres au regard de votre précédent film… G.N. : On nous pose tellement cette question qu’on doit appréhender. Mais c’est vrai qu’une sortie, c’est la boule au ventre. On a travaillé pendant longtemps. On n’est pas dupe. On sait qu’une place de cinéma coûte 9 euros. On n’a donc pas envie de décevoir les gens et qu’ils nous demandent de les rembourser. H DR novembre 2012 H N°28 H CommeauCinema.com le mag H 17



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