Code 2.0 n°5 sep/oct/nov 2012
Code 2.0 n°5 sep/oct/nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de sep/oct/nov 2012

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Association Code Magazine 2.0

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 8,5 Mo

  • Dans ce numéro : Automne 2012.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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L’œuvre d’art à l’ère de sa reproduction digitale Artie Vierkant(.com) L’œuvre d’Artie Vierkant prend systématiquement en compte un certain nombre d’éléments pouvant être considérés comme les « goulets d’étranglement » de la vie d’une œuvre d’art. Parmi ceux-ci, la documentation réalisée sur les lieux d’exposition tient une place importante. Si cette documentation a traditionnellement un rôle d’archive pour les éventuels livres d’histoire, ou de promotion pour la presse, les récents développements de la communication digitale incitent à redéfinir son champ d’action et ses modes de production. Aujourd’hui, un « visiteur » attentif voit online au moins autant d’expositions et d’œuvres d’art qu’en réalité. Un public important aime, partage, publie, reposte, reblogue les images d’œuvres ou d’expositions qu’il n’a pas vues. De fait, cet état questionne ce qui constitue la réalité d’une œuvre. Parallèlement, si les modes de monstration ont été abondamment travaillés par les artistes et les curateurs, l’image de documentation d’art est un médium relativement inexploré. Il n’est qu’à voir le peu de photographes-acteurs dans ce domaine. Ceci révèle le consensus visuel portant sur ce à quoi l’art devrait ressembler. Pour accompagner cet article, Artie Vierkant a spécifiquement réalisé des images de « documentation ». Elles proviennent d’une série d’œuvres en cours, intitulée « Image Objects », et dont l’origine même est ambiguë. Chaque œuvre est issue d’un fichier numérique, réalisée grâce aux outils basiques de création de Photoshop. Par nature, un nombre infini de variantes existe de ce fichier digital. L’une de ces variantes est imprimée sur du plexiglas puis découpée. Le résultat tient de la photographie et de la sculpture. Chaque fois que l’une des œuvres de la série est documentée officiellement, par l’artiste ou son lieu d’exposition, les photographies sont de nouveau modifiées par l’artiste. En l’absence de points de référence, l’altération des œuvres est difficile à percevoir : les objets physiques ont été créés à partir de l’outil de retouche photographique. Y sont même inclus des « watermarks », ces liserés insérés dans les images numériques pour en protéger le droit d’auteur et habituellement retirés lors d’une acquisition ou d’une utilisation légitime de l’image. Remise en question, l’idée même de légitimité est ainsi mise en scène. En fin de compte, l’ensemble des images en circulation de la série « Image Objects » documente faussement les œuvres physiques présentées dans les lieux d’exposition. Cependant, en ce qui concerne le processus de travail de l’artiste, la seule différence entre les objets et l’image de documentation est la réalisation effective, physique, déléguée au laboratoire photographique et à l’atelier de fabrication. 6
Ci-dessus et pages suivantes Série « Image Objects », 2011- en cours 7



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