Code 2.0 n°5 sep/oct/nov 2012
Code 2.0 n°5 sep/oct/nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de sep/oct/nov 2012

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Association Code Magazine 2.0

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 8,5 Mo

  • Dans ce numéro : Automne 2012.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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l’ébriété. Finalement, il n’y a que très peu de différence entre mes films et, admettons, la documentation d’une performance publique ou celle d’une exposition. L’articulation de l’image est similaire. Nous ne sommes pas sûrs de ce qu’est une image ou un objet. De plus en plus, il y a une confusion sur le statut des choses. Dans un sens, objet et sujet sont liés et font partie de divers réseaux de compréhension. Ce sont ces réseaux qui agencent ou activent mon travail. Mes films fonctionnent comme la virgule entre le privé et le public, entre la vie et l’art. Après tout, c’est ce qui est demandé aux artistes : une tentative constante de réconciliation. L’artiste lui-même est comme un pont jeté entre un contexte et un autre, entre la galerie et la vie, reconnaissant que l’expérience collective se fonde sur les expériences personnelles. Les protocoles et les dispositifs que tu élabores traduisent ce que l'on pourrait qualifier de stratégie du « geste minimum ». L'économie de moyens et le retrait sont-ils des stratégies pour conserver une certaine distance critique ? Tes films montrent des actions simples conçues comme des performances publiques mais réalisées sous la forme de performances privées dans l'atelier. Ces actions ne pourraient-elles pas exister sans le film ? Ce sont des plans fixes de détails d’un corps en mouvement influencé par Disons que la négation du contenu psychologique et narratif du cinéma dans mon travail est étroitement liée à la négation de ma subjectivité. Ainsi, j'atteins le nécessaire détachement face à la production de formes au moyen du protocole et de la construction. Il y a effectivement dans cette construction l’idée d’un geste minimum, une volonté certaine de s'éloigner du faire. Les gestes sont néanmoins précis et acquièrent une autre valeur. De même, la diffusion des films hors séances, comme la pseudo neutralité du contexte sont des décisions qui leur donnent du sens. 14 Jean, 2012 Film 16 mm noir & blanc, 6'25
Dans tes films, photographies et installations, le vêtement apparaît régulièrement. Pour quelles raisons l’utilises-tu ? Le système vestimentaire est d'une grande complexité, car le choix d'une catégorie vestimentaire n'est jamais une opération neutre. Il est lié à de nombreuses fluctuations d'ordre physiologique, psychologique et socioculturel. Le vêtement est un accessoire important des pratiques sociales, un moyen de communication et de séduction. Les surfaces vestimentaires permettent aussi un autre champ d’ambiguïté, l’idée d’appartenance à un groupe, à un mouvement ou encore à une mode. Il s'agit, comme en art, de la construction d'une image, dans une histoire et un contexte donnés. La notion d’attitudes en art est un terrain qui m’intéresse particulièrement. Le jeu de l'identité sociale et de l'affirmation de soi qui se déploie entre individu et société. Il faudrait toujours garder en mémoire que le domaine de la culture est une sphère publique et un lieu de lutte.• Né en 1984, Valentin Bouré vit à Paris. Pattern, 2012 Film 16 mm noir & blanc, 3'Tee-shirts, 2012 Film 16 mm noir & blanc, 5'15 Sans titre, 2012 Film 16 mm noir & blanc, 3'15



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