CNRS Le Journal n°301 sep/oct/nov 2020
CNRS Le Journal n°301 sep/oct/nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°301 de sep/oct/nov 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : CNRS

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 15,3 Mo

  • Dans ce numéro : Françoise Combes, médaille d'or 2020 du CNRS.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LA CHRONIQUE de Denis Guthleben, historien au CNRS Robert Chabbal vient de nous quitter, le 14 septembre 2020, à 93 ans. Pendant trois années, de 1976 à 1979, il a dirigé notre établissement. Mais son engagement pour le CNRS et, plus largement, pour la recherche française et internationale, s’étend sur plus de sept décennies depuis la fin des années 1940. Paris, Meudon et Orsay Robert Chabbal est alors un jeune agrégé chargé de cours à la faculté des sciences de Paris – il n’y en avait qu’une, à l’époque. Ses travaux en spectroscopie optique le conduisent en 1949 vers les hauteurs de Meudon, au laboratoire du grand électro-aimant, bientôt rebaptisé du nom de son fondateur, Aimé Cotton, après son décès en 1951. Ce n’est pas sans émotion que Robert Chabbal évoquait ses premiers pas au CNRS. Sans oublier une pointe d’ironie, qui lui était familière  : « Mon premier article a été publié dans Le Journal des recherches de Bellevue », une revue confidentielle, disparue depuis belle lurette, mais qui continue de faire le bonheur des historiens. « Devenu directeur général du CNRS en 1976, Robert Chabbal continue de promouvoir les relations internationales, de même que les liens avec les acteurs de l’économie. » CNRS LE JOURNAL 66 L’héritage de Robert Chabbal Pierre Jacquinot, qui prend la suite d’Aimé Cotton à la tête du laboratoire, ne tarde pas à remarquer ce jeune chercheur talentueux. Ensemble, ils organisent en 1957 un colloque international dédié à la spectroscopie interférentielle. Aux yeux de Robert Chabbal, cet événement est un « électrochoc »  : pour avancer, la recherche doit dépasser les frontières, un constat qu’il ne cessera de scander CNRS et orbi dans ses fonctions ultérieures. Devenu professeur en 1959, il est désigné à la direction adjointe du LAC, puis il succède à Pierre Jacquinot en 1962, lorsque celui-ci est appelé aux commandes du CNRS. En mars 1965, Robert Chabbal accueille le général de Gaulle, à l’occasion d’une visite du chef de l’État qui découvre à Bellevue des chercheurs qui trouvent. Deux chantiers accaparent alors le physicien  : la création des laboratoires associés, précurseurs des UMR, une réforme à laquelle il travaille d’arrache-pied avec Pierre Jacquinot, et le déménagement de son propre laboratoire à Orsay. À peine installé dans ses murs, il est appelé en 1969 par Hubert Curien, le nouveau directeur général du CNRS, à la tête des sciences physiques de l’organisme. Le rôle socio-économique du CNRS L’œuvre qu’il accomplit dans cette fonction est considérable. Il participe au lancement des « actions thématiques programmées », un dispositif visant à encourager les recherches émergentes. Il est aussi à l’origine de la recon naissance d’un secteur scientifique promis à un bel avenir, celui des sciences de l’ingénieur. Et, sans prétendre à l’exhaustivité, il crée encore en 1975 un programme interdisci plinaire de recherche pour le développement de l’énergie solaire, le Pirdes, qu’il dirige pendant plusieurs mois  : cette initiative a contribué à placer la France à la pointe des pays solaires, une avance que des orientations de politique nationale se sont acharnées à nous faire perdre ensuite… Devenu directeur général du CNRS en 1976, Robert Chabbal continue de promouvoir les relations internationales, de même que les liens avec les acteurs de l’économie. Mais, de son propre aveu, les trois années qu’il a passées aux commandes de l’organisme n’ont pas été les plus heureuses de sa carrière. Diriger le CNRS n’est en effet pas toujours une sinécure, surtout quand la politique s’en mêle et… s’emmêle  : victime collatérale d’un conflit à couteaux tirés entre la ministre des Universités Alice Saunier- Seïté et le secrétaire d’État à la Recherche Pierre Aigrain, Robert Chabbal quitte ses fonctions sans regret pour rejoindre l’Otan, comme secrétaire général adjoint pour les affaires scientifiques jusqu’en 1983. Associé à plusieurs reprises aux réflexions du ministère de la Recherche, comme président de la mission scientifique et technique de 1983 à 1987, ou plus récemment dans le cabinet de François Goulard, il a continué de mener à bien de nombreux projets. Il s’est ainsi investi inlassablement dans la formation des ingénieurs et a été à l’initiative des Instituts Carnot. Mais Robert Chabbal est resté attaché au CNRS, où il a toujours accepté de venir témoigner de ses nombreuses expériences. Il restera parmi les personnalités qui, depuis 1939, ont profondément et durablement marqué notre établissement. ii ILLUS. S. MANEL POUR CNRS LE JOURNAL
UNE SÉRIE D’ÉVÉNEMENTS DÉDIÉS À LA ROBOTIQUE, PARTOUT EN FRANCE ET SUR LES MÉDIAS SOCIAUX. futurobot.cnrs.fr CerseitQurepertt, nette tire tura becte dans in pied NOUVEAU ! POUR TOUT CONNAÎTRE DE L’ACTUALITÉ DU CNRS EN FRANCE ET À L’INTERNATIONAL  : RECHERCHE, INNOVATION, PRIX, NOMINATIONS ABONNEZ-VOUS À LA LETTRE DU CNRS www.cnrs.fr/fr/les-newsletters-du-cnrs CHAQUE MOIS SUR VOS ÉCRANS



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