CNRS Le Journal n°301 sep/oct/nov 2020
CNRS Le Journal n°301 sep/oct/nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°301 de sep/oct/nov 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : CNRS

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 15,3 Mo

  • Dans ce numéro : Françoise Combes, médaille d'or 2020 du CNRS.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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D.R GRAND FORMAT … Plus tard, lorsque le projet a bien gagné en maturité et que l’idée de création d’entreprise prend forme, tout en étant encore à douze ou dixhuit mois de la création d’une startup, le CNRS fournit aux futurs entrepreneurs un accompagnement méthodologique important dans le cadre de son programme Rise. Il s’agit alors de réfléchir au modèle d’affaires, savoir comment rédiger un plan d’affaires, réaliser une étude de marché, s’entourer de compétences complémentaires, préparer des « pitchs » pour approcher les premiers prospects commerciaux mais aussi pour aller présenter le projet à quelques investisseurs potentiels. Cet accompagnement méthodologique se fait dans le cadre d’une mise en réseau importante, avec l’aide de mentors, pour être introduit dans cet écosystème si particulier qui est celui des start-up. Créé en 2019, Rise a déjà montré de beaux résultats, et a accompagné quarante-deux projets en dix-huit mois. Tous ces programmes sont la responsabilité de CNRS Innovation, bras armé du CNRS en la matière, qui suit les projets de bout en bout, du laboratoire au marché, au travers des différents programmes de valorisation qui sont en place. Qu’en est-il de son programme de prise de participation ? J.-L. M. Le programme de prise de participation du CNRS se fait par valorisation de l’accompagnement dont le projet a bénéficié de la part du CNRS, ainsi que par valorisation des créances issues des accords de licence de propriété intellectuelle. Notre objectif n’est pas de devenir un « gros » actionnaire ni de peser dans les choix stratégiques ultérieurs de la start-up, mais d’en détenir une part au capital qui cimente nos liens, témoignage de l’investissement effectif, et permet d’espérer à terme, de participer au succès de l’entreprise. Nous avons jusque-là opéré une trentaine de prises de participation. C’est un chiffre appréciable, quoique limité au regard des 1 500 start-up dont on parle, car ces prises de participation répondent à des exigences de sélectivité assez fortes. Franck Barath, co-fondateur et CEO de G-Lyte « Avec en ligne de mire l’éco-énergie et les smart cities, G-Lyte développe une nouvelle génération d’électrolytes permettant d’augmenter la durée de vie des modules photovoltaïques utilisés sur les bâtiments, le mobilier urbain et les objets connectés. Notre start-up a suivi pendant deux ans le programme de maturation Satt qui a financé le programme de R&D de notre technologie et CNRS Innovation a piloté la valorisation. Lauréats du concours d’innovation i-Lab à la sortie de la maturation en 2019, nous avons créé la start-up, intégré la première promotion Rise et opéré une levée de fond de 460 000 euros. » CNRS LE JOURNAL 22 « Nous avons commencé le programme Rise en juin 2019 pour notre projet ChiralTrack, dont l’objectif est de développer un outil à destination des compagnies pharmaceutiques pour simplifier et accélérer les mesures de pureté de médicaments. En parallèle, nous avons débuté la prématuration. Cela nous a permis de cadrer le projet et de réaliser une étude de marché préliminaire. Grâce à la prématuration et à Rise, nous avons pu comprendre ce que c’est que de sortir du laboratoire et de la technologie pure pour aller vers le business. Cela nous a permis d’influencer notre produit pour bien prendre en compte le consommateur. » Présentation d’un prototype par un porteur de projet Rise au salon Vivatech 2019, à Paris, en présence de Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Antoine Comby, développeur du projet ChiralTrack Quelles sont les clés du succès ? J.-L. M. De manière générale, nous sommes assez sûrs de nous quant à l’excellence du projet scientifique  : une technologie issue d’un laboratoire CNRS est gage de sérieux et de qualité. Ce n’est pas pour autant une raison pour arrêter là tout investissement dans la science et la technologie. Maintenir et pérenniser la relation entre le laboratoire dont elle est issue et la start-up permet un accompagnement scientifique de long terme et le maintien d’un avantage compétitif dans un monde qui ALEXANDRE BERTRAND
D.R « Le projet Collective Science, dont l’objectif est de déployer une plateforme de psychologie expérimentale open source et en accès libre, relève du champ de l'économie sociale et solidaire, ce qui en contraint les modalités d'exploitation. Avec la prématuration, j’ai pu réfléchir à ce nouveau modèle et fixer des objectifs pour mon innovation avec un comité de pilotage composé de CNRS Innovation, de représentants de mon institut, du service partenariat et valorisation du CNRS et de représentants en stratégie et propriété intellectuelle. De nombreux experts ont nourri et soutenu le développement de ce projet. » Fabienne Cazalis, fondatrice du projet Collective Science évolue très rapidement. De façon générale, le facteur qui me paraît le plus important est sans doute celui qui vise à aligner vision techno logique, souvent le fort des start-up deep tech 1, et vision de marché. Finalement, une start-up réussit son projet, ou non, selon sa capacité à vendre ses produits à des clients. On en revient aux fondamentaux de l’économie de marché, on a beau disposer de la solution basée sur la meilleure science au monde, si les clients ne l’achètent pas, 1. Proposant des innovations de rupture basées sur des avancées scientifiques et technologiques. l’entreprise finit par mourir. Ne pas réfléchir suffisamment au couple produit-marché, à la manière dont on répond aux besoins des futurs clients ou encore à la concurrence, est une faiblesse qui ne pardonne pas. Mais à court terme, la principale clé du succès réside peut-être dans la capacité à réunir une équipe pluridisciplinaire et complémentaire capable de porter le projet. Il faut s’entourer des meilleurs dans leur domaine et placer à la tête de l’équipe un manager qui soit, bien sûr, capable de la gérer et de surmonter les inévitables crises qui vont advenir, mais qui puisse aussi gagner la confiance des investisseurs. Avant même les clients, ce sont eux qui vont permettre à la start-up d’exister ! Quels objectifs vous donnez-vous pour les années qui viennent ? J.-L. M. On peut et on doit encore s’améliorer dans la manière dont on suscite et accompagne les projets de création. Le potentiel réuni dans les INNOVATION laboratoires sous tutelle du CNRS est immense et, malgré la légitime satisfaction que l’on a à célébrer la création de la 1 500 e start-up, je ne peux m’empêcher de comparer ce chiffre au nombre total de laboratoires sous tutelle CNRS et me dire que la marge de progrès reste importante ! Créer une start-up n’est pas une fin en soi et afficher des objectifs quantitatifs ne fait guère sens. En revanche, continuer à distiller l’esprit d’entrepreneuriat au sein des laboratoires, mettre en œuvre de manière coordonnée des actions de sensibilisation auprès des personnels de recherche, expliquer le lien qui existe entre valorisation de la recherche et création d’activité économique et d’emplois, partager la nécessité pour notre pays de nourrir et développer ce lien... voici des objectifs qui me paraissent intéressants. Il ne s’agit à l’évidence pas de transformer chaque personnel de recherche en créateur de start-up, mais seulement de susciter le réflexe « valorisation de la recherche », dont la première étape passe par le dépôt d’un brevet préalable à une publication scientifique, en aidant à répondre à la question  : comment est-ce que ce résultat de recherche peut-il avoir des applications concrètes, voire si l’on est un peu ambitieux, contribuer au progrès de la société ? ii RISE Matthieu Desjardins, co-fondateur de C12 Quantum « Nous avons créé la start-up en 2020, Electronics au cours de notre participation au programme Rise, après un passage par la prématuration et l’accompagnement ERC Proof of Concept. Notre projet vise à développer des processeurs quantiques nouvelle génération, à la méthode de calcul bien plus large, et avec le nanotube de carbone comme matériau phare. Notre innovation date de 2017 et depuis, nous avons pu développer des brevets, développer la technologie et faire une formation Deeptech founders pour nous permettre de voir encore plus grand. Aujourd’hui, nous avons intégré un incubateur et nous continuons de faire évoluer notre projet. » N°301 23 D.R



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