CNRS Le Journal n°301 sep/oct/nov 2020
CNRS Le Journal n°301 sep/oct/nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°301 de sep/oct/nov 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : CNRS

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 15,3 Mo

  • Dans ce numéro : Françoise Combes, médaille d'or 2020 du CNRS.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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GRAND FORMAT ENTRETIEN Pour amener les innovations du laboratoire au marché, le CNRS a mis en place une véritable stratégie de valorisation et accompagne ses chercheurs dans la création d'entreprise. Explications avec son directeur général délégué à l’innovation, Jean-Luc Moullet. « La création d’entreprise, au CNRS, ça fonctionne » CNRS LE JOURNAL 20 Le CNRS franchit le cap des 1 500 start-up issues des laboratoires placés sous sa tutelle. Pourquoi marquer cet événement ? Jean-Luc Moullet  : 1 500, c’est un chiffre symbolique avant tout ; et quel chiffre ! Nous sommes à la fois très fiers et très heureux de l’esprit d’entreprendre qui anime nos personnels de recherche et qui conduit à ce résultat. Nous souhaitons donc prendre le temps de célébrer ce moment, partager notre enthousiasme et faire savoir que la création d’entreprise, au CNRS, ça fonctionne. Une vraie dynamique est engagée pour aller vers le marché. Jean-Luc Moullet, directeur général délégué à l'innovation du CNRS. CHRISTOPHE LEBEDINSKY/CNRS PHOTOTHÈQUE
Célébrer la création de la 1 500 e startup, c’est l’occasion de démontrer qu’il existe un vivier extrêmement important d’opportunités de création de valeur dans les laboratoires sous tutelle du CNRS, qu’il existe un grand nombre d’idées à valoriser qui sont issues des travaux conduits par l’ensemble de nos personnels de recherche, chercheurs mais aussi ingénieurs et techniciens. Comment s’inscrit le CNRS au sein du paysage de l’innovation français ? J.-L. M. Le CNRS est totalement partie prenante du paysage français de l’innovation. On utilise souvent le terme de « millefeuille » pour décrire ce paysage car il est effectivement composé de multiples acteurs  : organismes de valorisation des universités, équipes de valorisation des organismes nationaux de recherche, Satt, Bpifrance, incubateurs, sociétés de capitalrisque, etc. Pour autant, nous travaillons généralement tous en bonne coordination et bonne intelligence. Le souci premier reste celui du succès du projet accompagné. La mise en place d’un certain nombre de dispositifs publics, comme le mandataire unique pour la gestion de la propriété intellectuelle, contribue à simplifier les choses et à cacher cette comple xité, qui est réelle, aux entrepreneurs. Quelles sont les difficultés inhérentes à un parcours d’entrepreneuriat et comment le CNRS aide-t-il les porteurs à les surmonter ? J.-L. M. S’engager dans la création d’une start-up, c’est vraiment sortir de sa zone de confort. C’est rentrer dans un monde dont on ne dispose pas spontanément des codes et au sein duquel rien n’est assuré. À quel problème la solution que l’on souhaite développer va-t-elle répondre ? Pour quels clients ? Est-ce que cela représente un marché solvable ? Quel modèle d’affaires sera le plus pertinent ? Quelle équipe pluri disciplinaire réunir pour porter le projet ? Sur quelle base convaincre des investisseurs de son potentiel ? La réussite technologique sera-t-elle au rendezvous ? Les entrepreneurs rentrent dans un monde qui ne les attend pas nécessairement ; c’est ce qui fait le sel et le piment de la démarche entrepreneuriale, mais qui peut également être source d’une grande frustration. Qu’en est-il des dispositifs que met en place la Direction générale déléguée à l’innovation (DGDI) du CNRS pour les chercheurs qui souhaitent se lancer dans la valorisation ? J.-L. M. Le CNRS a mis en place plusieurs dispositifs pour accompagner les porteurs de projet tout au long de cette aventure. Cela commence, en général, par la procédure de prématuration qui donne les moyens à quelqu’un qui a une bonne idée d’innovation de disposer d’une preuve de concept, premier élément tangible qui donne vie à son idée. Si cette étape reste principalement dans le domaine INNOVATION « S’engager dans la création d’une start-up, c’est vraiment sortir de sa zone de confort. C’est rentrer dans un monde dont on ne dispose pas spontanément des codes et au sein duquel rien n’est assuré. » technologique, on commence aussi à y aborder des sujets de marché et de positionnement produit. L’accompagnement financier, une centaine de milliers d’euros en moyenne par projet, permet souvent de recruter un ingénieur et/ou acheter du matériel complémentaire. Nous accompagnerons en 2020 près de soixante-dix projets de la sorte. Les Sociétés d'accélération du transfert de technologies (Satt) prennent ensuite le relais pour apporter un complément financier plus substantiel (quelques centaines de milliers d’euros) permettant de faire mûrir le projet et de développer un prototype. Le projet se structure technologiquement, on parle beaucoup d’adéquation produit/marché. … Laurent Hubard, co-fondateur « Tiamat a pour ambition de révolutionner l’univers des batteries, en dévelop- et CEO de Tiamat pant des batteries utilisant des ions sodium pour équiper des véhicules électriques, plus écoresponsables grâce à une grande vitesse de recharge et une durée de vie prolongée. Notre jeune société, née au sein d’un laboratoire CNRS en 2017, est couvée par l’organisme qui investissait avant même sa création dans le développement de cette technologie. Un an plus tard, le CNRS est entré au capital de Tiamat ce qui lui a permis d’obtenir un financement total de 3,6 millions d'euros. Pour les investisseurs, le CNRS c’est du sérieux. Cela nous donne une forte crédibilité en France et à l’international. Mais également une force de frappe au niveau de la protection de nos brevets, dont le CNRS est gestionnaire. » N°301 21 BENOIT DECOUT



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