CNRS Le Journal n°252-253 jan/fév 2011
CNRS Le Journal n°252-253 jan/fév 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°252-253 de jan/fév 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : CNRS

  • Format : (215 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : La chimie prend soin de nous

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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©BuREauduCNRS,WaShINgtoN w lia. Laboratoires « sans murs » qui permettent la mise en place de collaborations de long terme entre des équipes françaises et étrangères.umi. Laboratoires CNRS implantés dans une université étrangère, où travaillent, entre autres, des chercheurs et des ITA du CNRS. 34 | Stratégie cnrs I LE JOUrnAL International LebureauduCNRSàWashingtonmènedenombreusesactions surlecontinentnord-américain.Entretienavecsondirecteur,JeanFavero. LeCNRSexporte sa « French Touch » propoS recueilliS par mAthIEU grOUssOn Quelle est la raison d’être de ce bureau ? Jean Favero : En coordination avec le service scientifique de l’ambassade de France à Washington et les représentations des autres organismes de recherche français, il a une double vocation, à la fois de veille scientifique et de médiation institutionnelle entre le CNRS et les organismes de recherche et d’enseignement nord-américains. Notre rôle est, d’une part, de décrypter les priorités scientifiques du pays de résidence – une charge d’autant plus importante lors des changements d’administration, comme l’arrivée de Barack Obama au pouvoir – et, d’autre part, de servir de relais entre la recherche française et nord-américaine : états-unienne et canadienne, mais également mexicaine depuis octobre 2010. L’une de nos missions fondamentales est de contribuer au développement des collaborations entre chercheurs français et nord-américains.comment ces collaborations se concrétisent-elles sur le sol américain ? J. F. : Le CNRS met à disposition plusieurs outils institutionnels. Il s’agit des Laboratoires internationaux associés (LIA) – il en existe, à l’heure actuelle, six avec les États-Unis et trois avec le Canada – et les Unités mixtes internationales (UMI), au nombre de cinq aux États-Unis (deux autres sont en gestation) et de deux au Canada. Ces UMI permettent la mise en place de structures de recherche internationales au sein desquelles les chercheurs travaillent « à la française ». À terme, notre ambition est de créer des antennes de ces UMI sur des campus universitaires français, afin de favoriser la venue de chercheurs étrangers, et donc, dans notre cas, de chercheurs nord-américains sur notre sol. Nous sommes dans un esprit et une dynamique d’échange, pas de collaboration à sens unique.comment ces structures, et plus généralement la recherche française, sont-elles perçues par les scientifiques américains ? J. F. : Les LIA et les UMI ont été salués pour leur efficacité lors de la réunion Europe-États-Unis en novembre 2008 à Atlanta. On entend parfois dire que notre recherche ne serait pas compétitive. Mais, partout où je vais, je constate que les chercheurs français sont extrêmement appréciés. Au point que le président de l’université de Californie, à Riverside, qui héberge déjà une UMI, serait intéressé par l’ouverture d’une seconde dans son établissement. Ce rayonnement scientifique d’excellence est tel que les autorités de cette université n’ont pas hésité à baptiser une des places de l’université « Place du CNRS » ; de même, le Canada vient d’accorder une chaire d’excellence au directeur français de l’UMI de l’université Laval, à Québec, spécialisée dans les recherches polaires. Vous vous adressez aussi aux jeunes chercheurs sur le continent… J. F. : Tout à fait. Avec le bureau de l’Inserm, nous publions une lettre mensuelle, Le Fil de Marianne, envoyée à plus de 1 500 jeunes chercheurs français en stage sur le continent nord-américain, afin de les tenir informés des réformes de la recherche en France, mais également sur les postes à pourvoir, les dates des concours d’entrée dans les organismes de recherche ou les différents appels d’offre, comme ceux de l’ANR. Dans le même esprit volontariste, notamment contre la fuite des cerveaux dont on entend si souvent parler, nous sommes présents lors des nombreux forums d’emploi organisés par les grandes universités américaines pour informer des possibilités qu’offre la France aux jeunes chercheurs, tant français qu’américains. enfin, des actions sont-elles menées auprès du grand public ? J. F. : Nous organisons chaque trimestre, à Washington, des conférences grand public, que nous avons intitulées Les Rendez- Vous du CNRS, auxquelles participent des chercheurs français. Lors de leur passage, les conférenciers sont également invités à rencontrer les élèves du lycée français Rochambeau de Washington. Ces visites s’inscrivent dans le cadre des Clubs CNRS, que le bureau a mis sur pied également avec les lycées français de San Francisco et de Montréal. Ils donnent la possibilité à de jeunes élèves de s’impliquer, au sein de leur lycée, dans des projets scientifiques suivis par des experts du CNRS. Notre souhait est que la culture française, si appréciée ici aux États-Unis, le soit aussi dans sa composante scientifique. cOntAct : Bureau du cnrs à Washington Jean Favero > jean.favero@cnrs-usa.org
n°252-253 I JAnvIEr-févrIEr 2011 Stratégie | 35 w recherche i le 1 er janvier, à montpellier, a été créé le laboratoire charles-coulomb(l2c). Ilrésultedelafusiondu Laboratoiredescolloïdes,verres etnanomatériaux,dugroupe d’étudedessemi-conducteurset dugroupedephysiquethéorique duLaboratoiredephysique théoriqueetastroparticules. Sesactivitéstrèsdiverses,allant delaphysiquethéoriqueàla physico-chimieetlabiophysique enpassantparlamatière condenséeetlesnanosciences, luipermettrontd’êtrelepivot decollaborationsauxinterfaces entrelachimie,labiologie etlamédecine. nominations i Deux nouveaux délégués régionaux du cNrS ont été nommés le 1 er janvier. Il s’agit de françoise Paillous, pour la délégation nord-Pas-de-calais et Picardie, et d’André Quinquis, pour la délégation Bretagne et Pays de la Loire. international i Le 13 décembre 2010, à Stockholm, la coopération scientifique entre la France et la Suède a franchi un cap très important avec la signature de six accords. Ceux-ci impliquent, côté français, quatre laboratoires liés au CNRS (l’IPN Orsay, le Ganil, le LSCE et le LLB) et portent notamment sur la technologie des accélérateurs, la recherche climatique et l’instrumentation nucléaire. Ces accords interviennent dans le contexte de la construction en Suède, avec le soutien de la France, de la Source de spallation européenne (ESS). Lors de sa mise en service, prévue à l’horizon 2020, cette infrastructure européenne devrait être la source de neutrons la plus puissante au monde. Instrument En route vers le Soleil chercheurauLésia.Quantàl’instrument misaupointparleLPC2E,ilpermettra par JULIEn BOUrdEt wles astronomes français sont aux anges. Leur rêve d’aller ‘‘toucher » le Soleilvaenfinseréaliser.Lesinstruments développésparleLaboratoired’études spatialesetd’instrumentationenastrophysique (Lésia) 1, à Meudon, et par le Laboratoire de physique et chimie de l’environnement et de l’espace (LPC2E) 2, àorléans,viennentd’êtresélectionnés par la Nasa pour équiper sa futuresondespatialeSolar Probe Plus. Celle-ci,quidoitêtrelancéeen2018,sera lapremièreàpénétrerdanslacouronne solaire,l’atmosphèredenotreétoile. q Image de synthèse de la sonde spatiale Solar Probe Plus se rapprochant du soleil, son objet d’étude. aveccettemission,lesscientifiquesespèrentrésoudredeux grandesénigmesdelaphysiquesolaire:commentlatempératureduSoleil,quin’est « que » de6000°Càsasurface,atteint-elle plusde1milliondedegrésdanslacouronne ? Etcommentle ventsolaire,ceplasmad’électronsetdeprotonsquiestéjecté parlacouronneetquiestàl’originedesaurorespolairessur terre,est-ilaccéléréàplusde800km/s ? Pourrépondreàces questions,lesatelliteaméricainseraéquipédetouteunebatteried’instrumentsbienàl’abriderrièreunbouclierrésistantaux températuresinfernalesetauxintensesradiationsduSoleil. Parmieux,degrandesantennesélectriques,dontlerécepteura étéconçuparleLésia. « Avec cet appareil, on pourra mesurer dans différentes régions de la couronne la température des électrons et la vitesse des protons », expliqueMilanMaksimovic, dedéterminerlesvariationsduchamp magnétiquegénéréesparcesparticules. Bref, autant de données indispensables pour comprendre les phénomènesàl’origineduchauffagedelacouronneetdel’accélérationduventsolaire. « Il existe aujourd’hui plusieurs scénarios pour expliquer ces deux grands mystères, noteVladimirKrasnoselskikh,chercheur auLPC2E.En faisant des mesures directement à la source, on devrait pouvoir trancher entre ces différentes théories et ainsi mieux comprendre le fonctionnement intime de notre étoile. » Encoreun peu de patience toutefois: après son lancementen2018,cen’estquesixans plustardqueSolar Probe Plusseraau plusprèsduSoleil,àenviron6,5 millions dekilomètresdesasurface. 1.unitéCNRS/observatoiredeParis/université Paris-diderot/uPMC. 2.unitéCNRS/universitéd’orléans-observatoire dessciencesdel’universenrégionCentre. cOntActs : Laboratoire de physique et chimie de l’environnement et de l’espace, Orléans Vladimir Krasnoselskikh > vkrasnos@cnrs-orleans.fr Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique, meudon milan maksimovic > milan.maksimovic@obspm.fr ©Jhu/aPL



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