CNRS Le Journal n°248-249 sep/oct 2010
CNRS Le Journal n°248-249 sep/oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°248-249 de sep/oct 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : CNRS

  • Format : (215 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : Les mille vertus des plantes

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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w 18 PROPOS RECUEILLIS PAR FABRICE DEMARTHON | Le grand entretien CNRS I LE JOURNAL Organisation du CNRS Joël Bertrand nous présente le fonctionnement et les objectifs de la Direction générale déléguée à la science (DGD-S) qu’il dirige. De nouvelles stratégies pour la recherche LE CNRS INVITE LES PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ Le 20 octobre, Alain Fuchs, président du CNRS, et Joël Bertrand, directeur général délégué à la science, invitent les responsables des 71 pôles de compétitivité au siège du CNRS pour une journée de réflexion et de prospective autour des enjeux de valorisation de la recherche. L’objectif ? Dynamiser le rapprochement entre les laboratoires et les tissus industriels locaux. Avec sa nouvelle organisation approuvée lors du Conseil d’administration du 24 juin dernier, le CNRS s’est doté d’une Direction générale déléguée à la science (DGD-S). Quel est son rôle ? La DGD-S conduit, aux côtés du président du CNRS, la politique scientifique de l’établissement. Elle anime la vie scientifique et coordonne l’action des dix instituts, dont tous les directeurs sont désormais à pied d’œuvre, et instille de l’interdisciplinarité entre eux. Elle organise aussi les relations avec les autres acteurs de la recherche, à l’échelle tant régionale que nationale, européenne et internationale. Pour cela, elle dispose de quatre directions fonctionnelles – trois directions chargées des relations partenariales avec les institutions publiques ou privées, françaises ou étrangères et la Direction de l’information scientifique et technique – et de deux missions, l’une consacrée à l’interdisciplinarité et l’autre qui assure le secrétariat général du Comité national. En quoi consiste exactement la coordination des actions des instituts ? Le CNRS a la chance, avec ses dix instituts, de couvrir le champ complet des disciplines scientifiques. Mon rôle est de les faire travailler tous ensemble et par groupes restreints aux frontières de chacun. Mon objectif est de les immiscer dans de nouvelles thématiques scientifiques qui se situent aux intersections disciplinaires. Grâce à cette façon de travailler, j’attends que le CNRS donne naissance à des connaissances scientifiques nouvelles et inattendues. Par ailleurs, la nouvelle composition du Comité de direction, qui compte le président, les deux directeurs généraux délégués et les directeurs des dix instituts, garantit un véritable fonctionnement collégial et permet l’émergence de l’interdisciplinarité. Nous souhaitons créer un lien très fort entre tous les instituts et que toutes les disciplines résonnent entre elles. La DGD-S tient-elle un rôle dans le rapprochement du CNRS avec les universités ? Oui, c’est justement l’objectif de la Direction d’appui à la structuration territoriale de la recherche (Dastr), dirigée par Jean-Noël Verpeaux. Celle-ci a été mise en place pour accompagner le grand mouvement de renforcement des établissements d’enseignement supérieur, initié par la loi sur leur autonomie (LRU). Notre rôle est de les aider à mettre en avant leurs points forts en tirant profit de notre dimension nationale. Pour cela, la Dastr coordonne les différentes opérations par lesquelles le CNRS contribue, avec les acteurs locaux évidemment, au développement de grands pôles scientifiques de site. Elle centralise les données décrivant les unités de recherche et construit les indicateurs scientifiques nécessaires à l’élaboration d’outils d’aide à la stratégie scientifique. La coordination des partenariats avec les institutions étrangères a elle aussi été dévolue à la DGD-S… Les deux anciennes directions des affaires européennes et des relations internationales ont été regroupées en une seule entité,
N°248-249 I SEPTEMBRE-OCTOBRE 2010 Le grand entretien | 19 la Direction Europe de la recherche et coopération internationale (Derci), dirigée par Minh-Hà Pham-Delègue. La Derci doit à la fois coordonner toutes les actions du CNRS qui contribuent à faire avancer la recherche européenne et soutenir les accords bilatéraux, européens et internationaux. Ces missions passeront par un renforcement de nos bureaux à l’étranger, qui sont une véritable spécificité du CNRS. Leur travail de veille scientifique, notamment auprès des universités étrangères, et en liaison avec nos ambassades, contribue au rayonnement de notre établissement et à l’essor d’une vraie marque « Recherche française ». La troisième direction fonctionnelle est celle de l’innovation et des relations avec les entreprises (Dire). Quels sont ses objectifs ? Outre ses missions de valorisation des recherches et de gestion des brevets, la Dire va lancer plusieurs grands chantiers. Le premier d’entre eux est le rapprochement rapide avec les pôles de compétitivité. Jusqu’à présent, ce sont nos unités de recherche qui s’associaient ou non aux pôles, de manière individuelle. Nous devons passer à la vitesse supérieure et engager le CNRS dans son entier. Dès le 20 octobre, nous nous rencontrerons pour initier ce rapprochement (lire l’encadré page 18). Un autre chantier consiste à apporter du contenu scientifique aux accords-cadres qui nous lient aux industriels. Je m’explique… La trentaine d’accords-cadres que nous avons avec les grands groupes se révèle assez générique. La teneur des recherches partenariales et les thèmes abordés n’y figurent pas. Or il me semble important d’afficher pleinement ce que nous faisons avec les industriels. Nous menons d’excellentes recherches avec eux, il n’y a rien à cacher. Il faut rappeler que la recherche partenariale n’est pas une prestation du CNRS aux entreprises : chacun effectue sa part du travail et nous progressons ensemble. Pour preuve, le succès des unités mixtes avec les entreprises comme Rhodia ou encore Thales n’est plus à démontrer. Cette réforme des accords-cadres s’accompagnera d’une montée en puissance des partenariats, en particulier avec des entreprises internationales. En matière d’innovation, le CNRS a aussi créé une nouvelle médaille… Oui, une médaille de l’innovation, dont la valeur se situe entre les médailles d’argent et la médaille d’or. Chaque année, un jury décernera entre une et cinq médailles à des chercheurs dont les travaux ont été particulièrement innovants. Ce jury sera constitué avec l’aide notamment des alliances de recherche (Aviesan, Ancre, Allistene, Allenvi et Athena). La DGD-S comprend enfin la Direction information scientifique et technique (Dist). Quel est son rôle ? Comme son nom l’indique, la Dist, dirigée par Serge Bauin, doit gérer les systèmes d’information scientifique et technique. Elle est donc au service des dix instituts et des mille laboratoires qui en dépendent. Aujourd’hui, toute information scientifique est « J’attends que le CNRS donne naissance à des connaissances scientifiques nouvelles et inattendues. » une information électronique. Nous devons proposer à nos chercheurs des systèmes fiables et rapides qui leur permettent de retrouver n’importe quelle publication facilement. Sans ces références, la recherche ne peut pas se faire et serait arrêtée en quelques mois. Le système existant est bon, mais il faut encore l’améliorer et, ce faisant, éviter toute rupture d’information. Pour conclure, quelques mots sur la politique scientifique du CNRS ? Le chemin menant aux plus belles découvertes scientifiques est peu prévisible. Toutefois nous devons toujours être en ligne avec la Stratégie nationale de recherche et d’innovation (SNRI) qui, je le rappelle, est l’expression des besoins et des questions de notre société. Les axes de recherches prioritaires définis par la SNRI sont la santé, l’environnement ou encore les nanotechnologies. Nous travaillons sur chacun d’eux, et l’une de nos préoccupations majeures est la traduction en termes scientifiques de ces questionnements. CONTACT : Direction générale déléguée à la science (DGD-S), Paris Joël Bertrand > joel.bertrand@cnrs-dir.fr © PHOTOS : C. LEBEDINSKY/CNRS PHOTOTHÈQUE



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