CNews n°2585 2 avr 2021
CNews n°2585 2 avr 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2585 de 2 avr 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (595 x 815) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : le quotidien des familles bouleversé par la fermeture des écoles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 GRAND ANGLE 6 N°2585 VENDREDI 2 AVRIL 2021 CNEWS.FRL. MARIN/AFP LA FERMETURE DES ÉCOLES POSE DE NOMBREUX PROBLÈMES PRATIQUES DES PARENTS DÉSEMPARÉS Seuls les enfants de soignants et ceux en situation de handicap pourront accéder aux établissements scolaires. Alors que la troisième vague s’installe, les travailleurs seront forcés de jongler entre leur famille et leur activité. Pas de surprise, mais un choc quand même. Pour de nombreux parents, la décision de fermer les crèches, écoles, collèges et lycées a fait l’effet d’un coup de massue. Depuis deux jours, ils se creusent les méninges pour tenter d’imaginer les semaines à venir, quand il va falloir concilier vie professionnelle et garde des enfants. Si le gouvernement a promis des aides, tous savent déjà qu’ils n’auront pas la chance d’en bénéficier. Echaudés après l’expérience du premier confinement, ils savent que les quatre prochaines semaines s’annoncent difficiles – et décisives – dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19. Des aides insuffisantes ? Sauf changement de dernière minute, les écoles ferment leurs portes dès ce soir pour au moins trois semaines. Au programme  : une première semaine de cours à distance, puis les vacances scolaires qui auront lieu du 12 au 23 avril, quelles que soient les zones. A partir de cette dernière date, les maternelles et élémentaires pourront retourner à l’école. Pour s’organiser, l’un des deux parents aura droit au chômage partiel lorsqu’il travaille dans le secteur privé, si aucun d’eux ne peut télétravailler. Si cette dernière condition n’est pas remplie, aucune aide n’est pour le moment prévue. Les indépendants, professions libérales, artistes, auteurs ou encore travailleurs nonsalariés agricoles peuvent quant à eux obtenir un arrêt de travail sans délai de carence. Enfin, les fonctionnaires peuvent bénéficier d’une autorisation d’absence avec une indemnisation à 100%. De manière à soulager ceux qui ne sont concernés par aucune de ces solutions, Jean Castex a annoncé hier que les parents auront la possibilité de dépasser la barrière des 10 kilomètres pour déposer les enfants chez un proche. Malgré cet assouplissement, l’annonce d’Emmanuel Macron a été très critiquée. « Les parents ne sont pas prêts à revivre ce qu’ils ont pu faire pendant le premier confinement », a ainsi déclaré sur CNEWS Carla Dugault, coprésidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves. En 2020, le moral des familles a en effet chuté en flèche et une étude du gouvernement a montré que, sur l’année, les trois sentiments qui dominaient étaient le doute, la tristesse et la fatigue. REPÈRES 12 MARS 2020. Face à la pandémie de coronavirus, Emmanuel Macron annonce la fermeture de tous les établissements scolaires. 11 MAI 2020. Après la première vague, une partie des écoles de France rouvrent leurs portes contre l’avis du Conseil scientifique. 14 JUIN 2020. Emmanuel Macron parle d’un retour « normal » et « obligatoire » pour tous les élèves dans les crèches, écoles et collèges. 7 JANVIER 2021. Le Premier ministre Jean Castex exclut la fermeture des écoles, expliquant qu’elle ne sera envisagée qu’en « dernier recours ». 31 MARS 2021. En annonçant un nouveau confinement, Emmanuel Macron officialise l’arrêt des écoles pendant un mois. Le risque du décrochage Mais si des parents s’alarment, c’est aussi pour leurs enfants. Fermer les écoles présente des risques, et c’est notamment pour cela qu’Emmanuel Macron s’y était jusque-là refusé, contrairement à une grande partie des pays voisins. L’une des principales menaces concerne le décrochage scolaire. Selon une enquête statistique du ministère de l’Education nationale publiée en juillet dernier, 970 000 élèves n’avaient plus de contact avec leur enseignant pendant le premier confinement, soit plus de 6% des effectifs nationaux. « On en perdra, et probablement les mêmes, lors de ces semaines », regrette Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées et collèges. L’état de santé psychologique des plus jeunes devra également être surveillé. Un récent rapport de l’Assemblée montrait que 50% des enfants étaient inquiets pour leur santé mentale. Reste à savoir également si ces fermetures auront un véritable impact sur l’épidémie. Les premiers éléments de réponse, cruciaux pour l’Etat, tomberont sous dix jours, date estimée du pic de la troisième vague, selon Jean Castex. n L’INFO EN PLUS L’ESPAGNE FAIT DE LA RÉSISTANCE J. LAGO/AFP En Mayenne, une école a fait un poisson d’avril hier aux parents en proposant des cours de « brasse sur chaise » pour remplacer la natation. Allemagne, Italie, Royaume-Uni… Chacun de ces pays a pris la décision de fermer ses écoles à un moment donné ces dernières semaines. Mais en Espagne, cette mesure ne semble pas sur la table. Malgré une deuxième vague qui avait frappé le pays dès septembre, ou une situation sanitaire parfois tendue, les écoles sont restées ouvertes. Au début de l’année 2021, la Catalogne a envisagé cette restriction en cas d’augmentation des cas, mais n’y avait finalement pas eu recours, estimant que les enfants n’étaient pas des vecteurs de transmission.



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